OVULE. — DIRECTION
du mot xau.7rc<$<;, qui se courbe) ; tantôt le côté extérieur s’est développé beaucoup plus que l’intérieur (o. campulitrope [ fig . 450]), et alors la chalaze c a été reportée un peu en dehors du hile, qui se trouve entre elle et le micropylë , ces trois points étant fort rapprochés et regardant dans le même sens. Il arrive souvent que les deux faces qui correspondent à la concavité de la courbure se touchent et même se soudent ensemble.
§ 553. La cavité de l’ovule est courbe lorsqu’il est recourbé ,* droite lorsqu’il est droit ou réfléchi. La pointe du nucelle continue, en général, à répondre au micropylë, parce que son développement et celui de ses enveloppes marchent d’un pas égal. Mais si ces deux développements devenaient inégaux , il est clair que cette correspondance cesserait d'être exacte : et c’est ce qui a lieu quelquefois, quoique rarement, mais seulement après la fécondation opérée.
§ 554. Nous voyons que, pour déterminer d’une manière absolue la direction de l’ovule, on doit reconnaître trois points : le hile, la chalaze, qu’on peut considérer comme sa base organique ; le micropylë, qu’on peut considérer comme son sommet. Les deux premiers se dessinent en général d’autant plus nettement que l’ovule est plus avancé; le dernier tend au contraire à s’effacer de plus en plus. Sa position, de laquelle nous verrons se déduire celle de l’embryon, n’en est pas moins nécessaire à constater, et son rôle physiologique est d’une importance extrême, puisque c’est par cette ouverture que le tube pollinique , parvenu à travers le tissu conducteur du style jusque dans la cavité de l’ovaire , peut s’insinuer jusque dans l’ovule et se mettre en rapportdirect avec le nucelle.
§ 555. Quelquefois sur les parois de la loge se montre, au-dessus de l’ovule, un petit rendement charnu qui, à une certaine époque, coiffe en quelque sorte son sommet et s’engage même par une petite pointe dans le canal du micropylë, lié sans doute à l’axe de la fécondation. C’est l’origine de certaines caroncules qu’on observe plus tard sur certaines graines.
450. Ovule campulitrope de la Giroflée. — 1 . Entier. — 2. Coupé clans sa longueur. — Même signification des lettres que dans les figures précédentes.
§ 556. D’autres fois cette origine est différente et c’est le funicuie môme qui se renfle ainsi immédiatement auprès de la graine, déterminant ainsi une petite protubérance à sa surface. Cette expansion peut prendre un tout autre développement, et, en s’étendant sur la surface de l’ovule, l’envelopper plus ou moins complètement en formant ce qu’on appelle un arille (arillus). Celui-ci a
commencé, comme dans les cas précédents, par un renflement du funicule, qui s’évase peu à peu en une sorte de calotte [fi g. 451 , 1 o), puis en un sac entourant plus ou moins lâchement une partie ou la totalité de l’ovule (2, 3, 4, a), ouvert plus ou moins largement à son autre extrémité, finissant même quelquefois par se fermer complètement (comme dans le Nymphœà). Son développement, qu’on peut suivre facilement sur le Fusain ( fig . 451), est donc analogue à celui des autres téguments ; mais il s’en distingue facilement, nonseulement parce qu’il se forme postérieurement, qu’il part constamment du hile et par conséquent se dirige souvent en sens inverse des autres qui parlent de la chalaze, mais encore par sa consistance et toute son apparence. Il est souvent charnu, peint de couleurs plus ou moins brillantes, élégamment frangé dans son bord (comme dans les Urnnia , certains Hedychium ), brodé à jour dans la noix de Muscade, où il constitue ce qu’on appelle le macis.
§ 556 bis. Mous avons vu que les tubes émis par les graines de pollen, arrêtés sur le stigmate, s’allongent à travers les interstices du tissu conducteur qui garnit le canal du style , et arrivent ainsi jusque dans l’intérieur de la loge au voisinage des placentas ; que là ils rencontrent les ovules qui leur présentent l’ouverture béante
451. Développement de l’arille a autour de l’ovule o du Fusain ( Evonymus eumpaus), à quatre âges successifs 1, 2, 3, 4. Dans le 4, l’arille a été coupé dans sa longueur, pour laisser voir ses rapports avec l’ovule, qu’il enveloppe complètement.