VA E3 E
( fig. 74 E4 c) ou bien deux mamelons symétriques [fig. 75 E4 c c) dans 1" intervalle desquels passerait Taxe. Ces mamelons formeront ce qu’on appelle les cotylédons, et nous avons dès cette première époque trois modifications de l’cmbrvon : celui qui est homogène, sans distinction départies, sans cotylédon [fig. 73); celui qui en a un [fig. 74 E4) et celui qui on a deux (/îj/. 75 E1). On appelle le premier acotylédoné , le deuxième monocotylédoné , le troisième dicotylédoné.
§ 29. En général , les embryons cotylédonés ne se sont pas arrêtés à cette première ébauche des organes qui les constituent : mais, renfermés dans la graine encore attachée à la plante-mère, ils ont continué à croître par toutes leurs parties, principalement par leur cotylédon simple [fig. 76 c) ou double [fig. 77 c c) , qui forme une portion notable , quelquefois même la plus grande portion de la masse de l'embryon parfait. Le bout opposé ou cotylédon a reçu le nom de radicule (mêmes figures, r) ou petite racine, parce que celle-ci doit plus tard résulter de son développement.
74. Embryon monocotylédoné, celui du Polnmocjcton per/oliatum , à diverses époques de son développement. — FA à sa première apparition , lorsqu'il est encore à l’état d’utricule. — E* lorsque ses diverses parties, la radicule r, la gemmule g, le cotylédon c , commencent à devenir distincts.
75. Embryon dicotylédoné, celui d’une espèce d’Onagre [Œnothera crasstpes \ à diverses époques de son développement. — El à sa première apparition, lorsqu’il est encore à 1 état d utriculc. — E2 E® lorsqu’il est formé de trois utricules agglomérés ou plus tard d’un plus grand nombre. — E4 lorsque ses diverses parties , la radicule r, la gemmule tj, les cotylédons c c, commencent à devenir distincts.
Au-dessus de la radicule et dans la continuation de l'axe, on remarque, entre les cotylédons s’il y en a deux [fig. 75 g), caché dans un enfoncement à la base du cotylédon s’il y en a un seul [fig. 76 g), un corps beaucoup plus petit que ceux que nous avons déjà nommés. Au premier aspect, il a aussi l’apparence d’un simple mamelon; mais un examen plus attentif, au moyen d’instruments grossissants, fait reconnaître qu’il se compose lui-même de plusieurs petits lobes {fig. 78 g), situés latéralement par rapport à l’axe.
comme le cotylédon, dont ils rappellent la première ébauche. Ces petits lobes doivent, plus tard, se développer en feuilles; et l’on a donné à leur ensemble le nom de gemmule ou petit bourgeon, parce qu’on appelle bourgeon la réunion des feuilles non développées et agglomérées sur un axe très-court qui doit se développer en rameau. Les cotylédons eux-mêmes ne sont qu’une ou deux premières feuilles de la jeune plante , mais en général différentes de celles qui doivent suivre par leurs formes et leurs fonctions. L’embrvon nous présente donc une suite d’organes latéraux ou feuilles sur un axe. dont l’extrémité, dépourvue de feuilles, formera la rare. Embryon monocotylédoné , celui du Polamagelon perfoliatum, à peu près mûr. — r Radicule. — t Tigelle. — c Cotylédon. — g Gemmule
77. Embryon dieotylédoné mûr, celui de l’Amandier commun. — r Radicule. — c c Cotylédons.
78. Le même, où l’on a découvert les parties cachées entre les cotylédons en enlevant l’un de ceux-ci. — r Radicule. — Tigelle. — c L’un des cotylédons qu’011 a laissé. — ic Cicatrice résultant de l’insertion de l’autre cotylédon qu’on a enlevé. — g Gemmule composée de plusieurs petites feuilles.
;t8 BOTANIQUE.
cine, et dont tout le reste formera la tige. Celle-ci, dans l’embryon, reçoit le nom diminutif de tigelle.
§ 30. Organes fondamentaux. — On peut nommer organes fondamentaux ces trois parties, déjà très-distinctes dans l’embryon cotylédoné. Tous ceux que l’évolution ultérieure du végétal four nira à notre observation, malgré leurs différences si frappantes en apparence, malgré la variété des noms par lesquels on a dù en conséquence les désigner, sont, dans un sens général, considérés maintenant comme des modifications de ces premiers organes.
§ 31. C’est par leurs formes et leur position relative qu’on les reconnaît entre eux ; car leur composition élémentaire est identique : c’est un amas d’utricules plus ou moins lâchement unis. Lorsque l’embryon est complètement formé, les cellules de ses cotylédons sont souvent plus ou moins riches en fécule, surtout s’ils ont une grande épaisseur ; cas où ordinairement ils remplissent toute la graine, et se trouvent exclusivement chargés de la nourriture de la jeune plante dans les premiers temps qui suivent sa vie embryonaire et où elle commence à vivre par elle-même détachée de sa plante-mère. C’est de l'accumulation de la fécule dans les embryons que résulte l’emploi d’un grand nombre de graines pour la nourriture de l’homme et des animaux.
Lorsque les cotylédons ont déjà un grand développement dans l’embryon, et surtout lorsqu’ils présentent déjà la forme de feuilles, on peut observer dans certaines directions des faisceaux de cellules allongées, première ébauche des vaisseaux.
§ 32. Après l’émission de la graine, ou, pour nous faire comprendre au moyen d’une expression moins scientifique et \ulgaire, après que l’œuf végétal est pondu, s’il trouve autour de lui certaines conditions favorables à son développement ultérieur et indépendant, parmi lesquelles doivent entrer en première ligne l’humidité et la chaleur portées à un certain degré, conditions que lui fournit ordinairement la terre lorsqu’il y est enfoncé à une petite profondeur, il y est couvé pour ainsi dire, et la plante commence cette seconde période de sa vie, qu’on appelle la germination.
§ 33. Dans les premiers temps elle tire sa nourriture d’elle-mème, des principes accumulés soit dans ses téguments, soit dans ses cotylédons; principes qui éprouvent divers changements chimiques yar les circonstances nouvelles où le corps se trouve placé, et deviennent ainsi propres à prendre part aux actes de sa vie. Il en résulte l’accroissement de toutes les autres parties, de la radicule et de la gemmule. C’est la première dont le développement marche d’abord avec le plus d’activité; et Ion peut s’assurer alors que dans