‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 182 sur 262 · Une graine séparée, avec son tégument externe t · texte numérisé non relu

Une graine séparée, avec son tégument externe t

556. Embryon de 1 ’Uphrys anthropophorn. dépouillé de ses téguments.

557. Masses poliiniques de YOrchis maculala, à grains liés en petites masses en forme de coin, dont on a figuré deux séparées sur le côté. — c Caudicule terminée inférieurement par le rétlnacle.

entre les divisions intérieures du périanthe, elles sont exhaussées sur un corps s’élevant du sommet de l’ovaire au centre de la fleur, colonne courte et tronquée obliquement, de manière à tourner en dehors une surface plane ou légèrement concave couverte d’un enduit visqueux. Cette surface est celle du stigmate, et dès lors nous voyons que le corps central résulte de la soudure de celui-ci avec les anthères, soudure qui conspire avec l’avortement de plusieurs parties à masquer leur véritable nature. On nomme colonne ou gynostème ce corps composé du stigmate et de l’anthère qui s’insère sur lui tantôt plus bas, en lui restant parallèle ( fig . 451 a, s), tantôt plus haut en le dépassant de toute sa longueur (auquel cas elle est dite terminale), tantôt dressée, tantôt réfléchie au-dessus de la surface stigmatique. Dans ce dernier cas, l’anthère finit souvent par se détacher; dans les autres, elle persiste en place même après l’émission du pollen. Celui-ci offre une structure insolite, l’apparence de plusieurs masses distinctes ayant la consistance de la cire, ou d’un plus grand nombre de plus petites en forme de coin reliées en une seule sur une sorte d’axe d’une substance visqueuse [fig. 557) ; mais d’autres fois, celle plus usitée d'un amas dépoussière, à grains souvent encore agglomérés quatre par quatre, probablement ainsi qu’ils se sont formés dans leurs cellules-mères. On a reconnu que dans tous les cas il est composé de grains analogues à ceux d’un pollen ordinaire, et séparables, mais liés entre eux plus ou moins lâchement par une autre matière. L’anthère [fig- 552) est partagée en deux loges qui s’ouvrent du côté du stigmate . et souvent chacune d’elles est subdivisée par des cloisons intérieures en plusieurs logettes. Chaque loge ou logelte est remplie par une /nasse pollmique {fig. 553, 557), celle qui résulte de cette conglutination des grains de pollen dont nous venons de parler. On compte donc toujours deux de ces masses ou un nombre plus grand multiple de deux. Chacune d’elles quelquefois se rétrécit inférieurement en une sorte de queue ( caudicuh [fig. 557 c]'), et celle-ci dans quelques cas est terminée par un petit corps glanduleux ( rëtinacle ) qui vase loger dans une pochette [ bursicule ) située au-dessous de l'anthère. Nous devions entrer dans tous ces détails parce que c’est d’après ces diverses modifications que sont établies plusieurs tribus dans cette grande famille, suivant la nature du pollen, le nombre de ses masses, la forme de chacune munie ou non d’une caudicule avec ou sans rétinacle, la direction générale de l’anthère. Pour l’élève qui ne voudra pas entrer dans ieur étude, il suffit de se rappeler qu’il y a une seule anthère à deux loges contenant chacune une ou plusieurs masses de pollen.

Page 1