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ORCHIDÉES

Quant à l’ovaire, il est beaucoup plus uniforme dans toute la famille, tordu sur lui -même, ainsi que nous l’avons dit, et creusé à l’intérieur d’une seule loge qui communique par un assez large canal avec le milieu de la surface stigmatique. De ce canal jusqu’au bas courent sur la paroi interne trois placentas longitudinaux opposés aux divisions internes du périanthe et tout chargés d’ovules par milliers (fig. 531 g). L’ovaire devient une capsule dont nous avons décrit (§ 528, fig. 425) la singulière déhiscence, par laquelle les trois placentas persistent, attachés en bas au pédoncule, en haut par le périanthe, tandis que trois panneaux intermédiaires se détachent et tombent. La Vanille, par son fruit indéhiscent et pulpeux, fait exception à cette règle.

Les graines, innombrables et très-menues, sont scobiformes, c’est-à-dire rappellent par leur aspect de la fine sciure de bois. En les examinant mieux on trouve qu’en général elles présentent un tégument extérieur lâche, allongé en fuseau (fig. 555 1 ), et un autre beaucoup plus dense, sphéroïde ou ovoïde, sous lequel est une petite masse cellulaire, en apparence indivise, mais où le microscope fait découvrir une petite fossette [fig. 336) dont le bord se relève un peu de côté, et d’où, par la germination, partira l’axe de la plante, ce qui permet de considérer le bord relevé de la fossette comme le cotylédon, et son fond comme la gemmule. Nous aurions donc ici encore un développement énorme de la tigelle. Celte masse embryonaire paraît avoir son analogue dans le tubercule qu’on observe à la base de beaucoup d’Orchidées toutes développées. C’est de ce tubercule que part la tige de l’année, puis il se flétrit et il s’en forme à côté un autre pour l’année suivante.

Les véritables racines sont fasciculées (fig. 125); les tiges simples ou ramifiées; les feuilles simples, entières, marquées de nervures longitudinales, quelquefois articulées à leur base, et dans beaucoup d’espèces exotiques renflées au-dessous de l’articulation en une masse charnue. Nos Orchidées croissent sur la terre; dans les régions tropicales on en trouve Un grand nombre sur les arbres (Orchidées épiphytes), non qu’elles y vivent en parasites, mais elles s’établissent dans les fentes, les trous, les angles qu’elles y rencontrent, et trouvent sans doute dans le terreau amassé à ces points une nourriture suffisante : leurs racines en tirent probablement la plus grande partie de l’humidité de l’air, avec lequel elles sont en contact et dont elles paraissent avoir le plus impérieux besoin. De là l’habitude actuelle de les cultiver dans des paniers à clairevoie, en n’entourant leur base que de mousse humide ou de mottes de terre entre lesquelles l’air puisse librement circuler.

Si l’on on exceple la Vanille, dont le fruit, légèrement charnu, renferme un principe d’un parfum si délicieux, et fournit en conséquence un assaisonnement si recherché, on ne trouve guère dans ■ les Orchidées d’autres parties employées que les tubercules de quelques espèces avec lesquelles on prépare un aliment très-restaurant, le salep, mélange de la fécule qui y abonde avec les téguments qui la renferment, et d’un autre principe analogue aux gommes et nommé bassorine , qui se trouve concentré dans de petits noyaux de consistance cornée disséminés dans la masse de ces tubercules. Malgré des usages si bornés, les plantes de celte famille sont extrêmement recherchées à cause de la beauté et de la bizarrerie de leurs fleurs; leur culture, qui demande la serre chaude , est devenue dans certains pays une véritable mode, et, tandis que Linné n’en connaissait qu’une douzaine d’espèces exotiques, on en compte plus de quinze cents dans les catalogues de plusieurs jardins modernes.

VÉGÉTAUX DICQTYLÉDONÉS.

§ 760. Les Dicotvlédonées, qui forment la plus grande partie des plantes phanérogames, ont dù nous occuper beaucoup et nous fournir la plupart de nos exemples. Leurs caractères généraux et les principaux points de leur organisation se trouvent donc déjà précédemment exposés, et plusieurs Chapitres leur sont plus particulièrement consacrés. C'est ainsi que nous avons fait connaître leurs tiges (§ 50-90,332-345), leurs racines (§118), leurs feuilles (§128- 140, 151), lu symétrie de leur fleur, les modifications de leur embryon (§ 29, 567-574), celles de leur graine et sa germination (§ 594). La revue de leurs familles complétera la connaissance de leurs caractères en nous donnant l’occasion de montrer comment ils se diversifient et se combinent, et de signaler ceux qui ont pu ou dû nous échapper dans une exposition très-générale. Nous nous contenterons des notions exprimées par les tableaux pour la plupart de ces familles, n’en tirant à part pour un plus ample examen qu’un petit nombre ; car, à cause de leur multiplicité, la place nous manquerait, et les différences ne porteraient pas toujours sur des points qui doivent nous arrêter ici.

Nous rappellerons que nous suivons d’abord la première et grande division proposée par Jussieu, mais en intervertissant un peu son ordre et examinant successivement les diclines, les apétales, les polypétales et les monopétales.

Familles. Tableau 111.

VÉGÉTAUX MONOCOTYLÉDONÉS

à graine périspermée , à fleur apérianthée.

Embryon | à radicule courte ne débordant pas le reste Une bractée très-développée à la base d’un épi terminal .

I à radicule macropode , développée latéralement. Bractées courtes, écailleuses, répondant à des épillets latéraux.

Spadicées.

Spadicécs.

Crlumacées.

Fleurs

nues, les mâles consistant chacune en 1 étamine. Spathe

enveloppante, persistante. Embryon I apicilaire, antitrope . . j

, , . I axile, antitrope. Feuilles à nervures ramifiées

plus courte et caduque. Embryon court, axile. Plusieurs loges 1-ovulées ou 1 seule à placentat. pariét

Fleurs dioïques

court, axile. 1 seule loge à placentat. pariét. Fleurs monoïques, entremêlées sur le même épi

axile, liomotrope. 1 seule loge à 1 ovule pendant. Fleurs monoïques,

entourées d'écailles, en manière de périanthe, 1 „ , séparées sur les épis

mais presque jamais ternées J spathe courte et caduque Embryon | axile. Ovaire à plusieurs loges. Ovules demi-réfléchis

Pistiacées.

Aroidées.

| Pandanées.

| CyCLANTHÉES.

| Typhinées.

> Orontiacées.

Glamacées.

Graine ! dressee. Embryon extraire, apicilaire. . . . . .— 1 écaille pour chaque fleur.— Tiges pleines et anguleuses.— Feuilles tristiques. I adnee sur le cote. Embryon extraire, latéral. — 2 écailles pour chaque fleur. — Chaume Feuilles distiques.

. — Cypéracées.

. —Graminées.

Familles. Tableau IV

Ovaire | adhérent au calice J libre

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