‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 193 sur 262 · Fruit mûr /, enveloppé de l’involucre i · texte numérisé non relu

Fruit mûr /, enveloppé de l’involucre i

571. Graine séparée, dont on a enlevé la moitié des tegments t, pour montrer l'embryon «. — r Radicule.

ton, et auxquelles sc lient, par ce môme caractère, les Juglandées, différentes cependant par leurs feuilles composées et non simples comme dans toutes les autres. Avec les Conifères, ces familles sont celles qui fournissent presque tous les grands arbres de nos pays et dont les espèces composent nos forêts : les Bétulînées, l’Aune et le Bouleau ; les Cupulifères, le Chêne, le Châtaignier, le Hêtre, le Coudrier, le Charme; les Salicinées, le Peuplier et le Saule; les Platanées, le Platane; lesuimacées, l’Orme et le Micocoulier; les Juglandées, le Noyer. Les Myrîcées ne sont représentées chez nous que par d’humbles arbustes, mais dans les archipels de l’Asie par de grands arbres dont le port rappelle celui de certaines Conifères, les Casuarina, type d’une petite famille distincte pour quelques auteurs. L’utilité de cesvégétaux pour l'homme, de touspar leurbois, de beaucoup par la propriété tannante de leur écorce, de quelques-uns parleurs graines, est tropconnue pour qu’il soit besoin de s’y arrêter. Remarquons seulement que c’est à cause de la présence de la fécule et de l’huile mélangées en proportions diverses que ces graines, celles du Châtaignier, du Hêtre, du Noisetier, du Noyer, sont employées, les unes, plus particulièrement, â la nourriture, les autres à l’extraction de l’huile ou â ce double usage concurremment.

§ 765. L’ancienne famille des Urtîcées en réunissait également plusieurs, maintenant séparées. 1 0 Celle qui conserve ce nom et qui a pour type le genre Ortie si connu par l’effet de la piqûre de ces poils dont nous avons fait connaître la structure (§ 247, fig. 213), effet d’une tout autre intensité de la part de plusieurs espèces des tropiques que de la part des nôtres, et qui provoque des inflammations violentes, prolongées, quelquefois, dit-on , mortelles. 2° Les Cannabînées, auxquelles appartiennent entre autres le Houblon employé pour la fabrication de la bière, à laquelle il donne une amertume agréable due au principe résineux contenu dans les petits grains jaunâtres dont sa surface, celle des calices surtout, est toute saupoudrée et qui constituent la lupuline (§ 246) ; le Chanvre, si utile par la ténacité des fibres de son liber, ténacité qui, au reste, est aussi l’attribut de plusieurs autres plantes de cette famille et de la précédente, des Orties elles-mêmes. La graine du Chanvre est le Chènevis. Ses feuilles renferment un principe narcotique extrêmement puissant; c’est avec celles du Chanvre de l’Inde qu’on prépare cet aliment enivrant si recherché dans l’Égypte et l’Arabie, le hashish , dont on fait tant de récits merveilleux , et entre autres l’étymologie du mot assassin , parce que le Vieux de la montagne, ce chef qui savait trouver des exécuteurs pour tous les meurtres qu’il voulait commander, avait obtenu l’aveu-

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gle dévouement de ses sectaires en leur donnant, dans l’ivresse du hashish , un avant-goût de la béatitude céleste qu’il leur promettait en récompense de leur périlleuse obéissance. 3° Les Artocarpées, parmi lesquelles on compte deux végétaux célèbres, entre

572-577 Organes de la fructification d’une Ortie [Urtica urtms).

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