‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 195 sur 262 · Épi en fruit · texte numérisé non relu

Épi en fruit

682. Coupe verticale d’un fruit séparé. — h Point d’insertion du fruit et de la ’raine, correspondant, par conséquent, au hile. — /Péricarpe. — s Stigmate. — ve Périsperme externe. — pi Périsperme interne ou sac charnu qui contient l’emt>ryon e.

trouve tantôt fermé, tantôt ouvert. On le trouve souvent plein d’un liquide aqueux qui paraît sécrété dans son intérieur.

§ 769 . Nous terminerons ces citations par celles de quelques familles singulières dont les plantes, vivant an parasites sur les racines des autres, s’élèvent à peine au-dessus du sol et, quelquefois sans tige, sont toujours sans feuilles autres que quelques écailles. L’une d’elles, le Cytinus , croit sur les Cistes dans notre midi. Mais la plus curieuse est sans contredit le Rafflesia , dont les fleurs viennent s’épanouir au niveau de la terre immédiatement. Celles delà première espèce qui fut découverte, véritable géant du règne végétal, déroutèrent quelque temps les observateurs, qui ne pouvaient définir l’objet qu’ils avaient sous les yeux. La fleur, portée sur une courte tige souterraine qui s’élevait de celle d’un Cùsus sur laquelle « elle était comme greffée, avait près d’un mètre de diamètre, et l’on conçoit que le développement même des parties, en exagérant et mettant en relief leurs moindres détails, avait pu les rendre presque méconnaissables. Une savante étude et plus tard celle d’autres espèces de dimensions moins insolites ont fait bien connaître ces plantes, qui se recommandent à l’attention par d’autres caractères remarquables que celui de leur taille, comme par la déhiscence de leurs anthères, qui s’ouvrent par un petit pore au sommet, quelquefois commun à une multitude de logettes, dont chaque' anthère est creusée ; par leurs placentas chargés de petites graines, qui, appliqués sur les parois, s’en détachent pour pendre librement dans la loge ou la traverser de la base au sommet ; par leur embryon indivis, tel qu’au reste on l’observe assez fréquemment dans les plantes parasites sur racines et dépourvues de feuilles, ce qui rend assez naturel qu’elles soient dépourvues de cotylédons.

Ces familles forment le passage aux Aristoloches ; si nous venons donc de les citer avant quelques autres diclines à périanthe double dont il nous reste a parler, c’est que celles-ci ontdù être placées ici plutôt à cause du lien systématique qui les rattache aux autres dans nos tableaux qu'à cause de leurs véritables aflinilés, qui leur assigneraient sans doute leur place autre part.

§770. Ainsi les Euphorbîacées sont considérées, par plusieurs auteurs, comme devant se classer parmi les polvpétales hypogynes, non loin des Malvacées ou des Rutacées ; ce qui peut être vrai si l’on ne considère que leurs genres à fleurs bien manifestement pétalées. Mais nous voyons dans le tableau V que nous y sommes aussi arrivés d’un autre côté par l’existence de fleurs à périanthe simple ou même nul. C’est qu’en effet celte grande famille offre une extrême variété sous le rapport de la composition de la fleur, qui, presque

Page 1