‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 196 sur 262 · EUPHORBIACÉES · texte numérisé non relu

EUPHORBIACÉES

complète dans certains genres (le Jatropha, fuj. 251 , par exemple), descend successivement dans d’autres jusqu’au dernier degré (l’Euphorbe, fig. 256, 583, 584, 585, par exemple). Nous observons assez souvent quelques genres moins complets que les autres dans une même famille ; ils en sont membres par quelques caractères essentiels, mais membres appauvris et dégradés, qui la représentent mal :

et alors, en général, c’est aux plus complets qu’il convient de s’adresser pour déterminer le véritable type de la famille masqué par des réductions dans les autres. Mais, dans les Euphorbiacées, c’est la minorité qui présenterait ce type plus élevé, tandis que la grande majorité offre dans sa fleur, particulièrement dans le grand genre Euphorbe, d’où elles tirent leur nom, une simplicité extrême, qui, assimilant parfois leur inflorescence entière à une fleur (§ 385,

583-589. Organes de la fructification d’un Euphorbe \Euphorbia paluslris).

583. Inflorescence dont on a ouvert et écarté l’involucre i pour montrer la situation des fleurs qu’il renferme. — gg Lobes glanduleux alternant avec autant de divisions. — b Lames membraneuses ou bractées à la base des fleurs. — fm, fm Fleurs mâles, consistant chacune en une étamine. — //Fleur femelle centrale.

584. Une fleur mâle séparée. — b Bractée. — p Pédicelle. — / Filet articulé sur le pédicelle. — a Anthère.

585. Fleur femelle. — p Sommet du pédicelle qui la porte. — c Calice. — o Ovaire. — s Stigmates.

586. Une coque c séparée vue du côté interne. On aperçoit la graine g à travers l’ouverture par laquelle pénètrent ses vaisseaux nourriciers.

587. Coque séparée, après la déhiscence et l’émission de la graine.

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