Embryon séparé. — r Radicule. — c Cotylédons
CUCURBITACÉES. — ARISTOLOCIIIÉES. 601
veloppe qui lui appartient peut-être aussi. 11 porte clans les mâles cinq étamines à filets élargis chargés d’une anthère tlexueuse [fig. 591), souvent groupées en trois ( fig . 590). Dans les femelles, l’ovaire se soude complètement avec lui [fig. 592), porte ses ovules sur trois placentas pariétaux charnus et saillants dans l’intérieur de la loge [fig. 593), de manière à la remplir presque entièrement; il se termine par un style court et un stigmate épais et velouté. Nous avons vu, par les exemples cités, la nature des fruits, qui, quelquefois assez petits, acquièrent d’autres fois d’ énormes dimensions et souvent des formes bizarres, dans les Calebasses, par exemple. Les graines nombreuses et plates contiennent, sous un testa coriace, un embryon sans périsperme, tournant sa radicule du côté du point d’attache [fig. 594-595).
§ 772. On mange aussi, mais en général en le faisant cuire, le fruit charnu du Papayer, type d’une petite famille voisine, originaire de l’Amérique du sud. 11 contient, avec de l’eau et un peu d’huile, une grande quantité de fibrine, à laquelle il doit sans doute sa propriété nutritive.
VÉGÉTAUX DICOTYLEDONES à fleurs hermaphrodites APÉTALES.
(Tableau VI, page 602.)
§ 773. Nous savons que Jussieu divisait les Apétales en trois classes : les Épistaminées, Péristaminées et Hypostaminées. Des familles énumérées dans le tableau VI, la première seule composait la première classe, les deux dernières se rapportaient à la troisième , tout le reste à la seconde. Nous n’avons pas suivi cette division dans ce tableau, parce que l’insertion périgynique des étamines, bien évidente il est vrai dans la plupart de ces familles, le devient beaucoup moins dans les Polygonées, surtout dans les A triplicées et Phytolacinées , où elle passe quelquefois à l’hypogynique et mérite ce dernier nom presque autant que dans les deux suivantes, liées d’ailleurs avec elles en un grand groupe très-naturel et caractérisé par la structure particulière de la graine. Faisons observer que dans ces familles apétales on observe très-communément, dans les parties de la fleur, un nombre autre que 5, souvent le nombre 3 plus particulièrement propre aux Monoc.otylédonées.
§ 774. Aristolochiées. — Ces plantes sont remarquables par plusieurs caractères, et notamment par l’insertion des étamines franchement épigynique (ce qui est un cas assez rare) et le nombre ternaire des parties. Le calice adhérent à l’ovaire [fig. 595) se prolonge au-dessus de lui en un tube souvent renllé que terminent (rois
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