La même coupée verticalement
687. Fruit coupé verticalement , de manière que deux des carpelles ont été enf"s' ~ c c,all«’ persistant. — g Glande. — r Réceptacle gynobasique, c’est-àdire portant le style s. 3 Deux carpelles.
68p carPclle coupé verticalement.— p Péricarpe.— L Tégument de la graine.
LABIÉES. — BORRAGINÉES. fi57
rait à sa disposition que ces organes de la végétation, ils pourraient suffire au diagnostic par l'existence d’un grand nombre de petits réservoirs d’huile essentielle dont les feuilles sont couvertes. C’est à ces huile's que les Labiées doivent leur odeur aromatique, variée suivant les espèces, et si agréable dans quelques-unes qu’il suffit de nommer la Sauge, le Thym et le Serpolet, la Mélisse, la Lavande, la Menthe, le Romarin, le Patchouly (espèce de Coleus), etc., etc. Tantôt on extrait l’huile même pour l’employer connue parfum , tantôt on en prépare les eaux spiritueuses dont nous faisons le plus fréquent usage, ou l’on en aromatise divers cosmétiques. Certaines feuilles, celles de la Sarriette, de la Marjolaine, du Basilic, etc., sont introduites dans nos mets comme condiments. L’infusion de plusieurs déjà nommées [Sauge, Melisse) et d’autres encore (Moldavie, Glèchome, etc.) légèrement tonique, est prise quelquefois en guise de thé. A l’effet que doit déterminer la présence d’huiles essentielles dont nous connaissons la propriété généralement excitante, il faut ajouter souvent celui que produira la présence simultanée d’un autre principe gommo-résineux, légèrement amer, duquel résulteront ces vertus toniques. Aussi plusieurs de ces boissons sont conseillées pour cette cause comme stomachiques ; et même, si le dernier principe abonde, elles pourront devenir fébrifuges ( Ger mandrée , Ivelte , Scordium). Il est à remarquer que le camphre, cette substance que nous avons déjà signalée dans une famille bien différente, celle des Laurinées, se trouve associé à l’huile volatile des Labiées, et avec une telle abondance dans quelques-unes (Sauge et Lavande ) qu’elles pourraient servir avantageusement à son extraction. On cite enfin quelques espèces dont les racines présentent des renflements tuberculeux dont la fécule peut fournir un aliment, et, parmi elles, une de noire pays, le Stachys palustris.
§ 835. Les Borraginées , par leurs quatre ovaires distincts avec un seul style gvnobasique, se rapprochent des Labiées; mais leurs feuilles alternes, sur une lige arrondie avec leur corolle presque constamment régulière et même lorsqu’elle ne l’est pas (dans les Echium) portant cinq étamines anthérifères, les distinguent au premier coup d’œil; et cette distinction serait facile même si l’on n’avait qu’une seule feuille, car on pourrait la reconnaître à sa consistance molle, sa surface hérissée d’aspérités qui résultent des bases renflées et endurcies de poils simples, son tissu entièrement dépourvu d’huile : et, malgré la ressemblance du pistil ou du fruit, ils suffiraient encore sans autre caractère, à cause de la position des ovules pendants au lieu d’être dressés, et de la direction de la
radicule qui en est une conséquence nécessaire et qui, infère dans les Labiées [fig. 688) , est supère dans les Borraginées ( fig . 691). Les propriétés de celles-ci, abondantes en mucilage qui donne à leur infusion des propriétés simplement émollientes, sont également distinctes. La racine de plusieurs espèces, notamment de l’Orcanette ( Anchusa tinctoria ), à laquelle on peut substituer celles de YOnosma echioïdes et du Lithospermum tinctorium , est employée pour la teinture. Elle est rouge à l’extérieur au contact de l’air, blanche en dedans, et contient une matière insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool, l’éther, les huiles et les corps gras en général ; forme, avec les alcalis, une combinaison de couleur bleue, et est précipitée de sa solution alcoolique par les dissolutions métalliques en laques diversement colorées.
Les Ehrétiacées et les Cordîacées étaient primitivement confondues avec les Borraginées, et leur sont encore associées, par plusieurs auteurs, comme simples tribus. Nous avons vu d’après le tableau qu’elles en diffèrent par l’insertion du style, à laquelle se joint souvent la soudure des carpelles en un seul ovaire, qui devient fréquemment un fruit charnu. Ceux des Sébesteniers ( Cordia *cbe$tena et myxa) ont une chair mucilagineuse qui les fait employer en médecine.
689-69 L . Organes de la fructification d’une Buglose (V Anchusa italica).