BIGNON IA CE ES — ACANTHACÉES
récurrence d’une cloison médiane. C’est même ce qui porte dans certains cas le nombre apparent des loges à 8; c’est qu’alors il y en a réellement quatre, mais chacune coupée en deux par une cloison ; en ce cas (dans certaines Verbenacées), au lieu de 8 noyaux uniloculaires, on en observe quatre biloculaires.
La position des deux loges relativement à l’axe de la (leur est au contraire fixe et importante. Dans les Scrofularinées, Solanées, Acanthacées, etc., l’une des loges est supérieure, c’est-à-dire tournée du côté de l’axe; l'autre inférieure, c’est-à-dire tournée du côté de la bractée. Dans les Gentianées, Apocynées, Asclépiadées, etc., elles sont toutes deux latérales, situées, par rapport à l’axe, l’une à droite et l’autre à gauche.
§ 832. Bignoniacées. — Les plantes de cette famille sont des arbrisseaux ou des arbres remarquables par la beauté de leurs (leurs, et dont quelques-uns se rencontrent fréquemment cultivés dans les parcs et les jardins : comme le Catalpa, depuis long-temps connu et comme naturalisé; et le Paulownia imperialis, rapporté du Japon et si rapidement multiplié chez nous depuis quelques années seulement. Beaucoup de ces arbrisseaux sont des lianes, et la plupart présentent dans leur système ligneux une disposition singulière que nous avons déjà signalée (§ 87, fig. 108). Le bois, en effet, forme une colonne à quatre cannelures très-profondes, de telle manière que sur une section horizontale il figure une sorte de croix de Malte. L'intervalle des quatre lobes ligneux est entièrement rempli par la substance corticale, qui, du reste, revêt régulièrement tout le contour en lui conservant une forme à peu près cylindrique, telle que la modification de l’intérieur ne se manifeste pas du tout au dehors et ne devient apparente que par la dissection. Plus rarement le nombre de ces lobes ligneux est double, et chacun d’eux se bilobe lui-même plus tard, portant ainsi à 16 les cannelures du corps ligneux alternativement plus et moins profondes.
§ 833. Acanthacées. — Nous avons indiqué, comme caractère distinctif do cette famille, ses graines rétinaculées. On appelle ici rétinacle un prolongement du placenta qui s’avance sous chaque graine en la sous-tendant ; il a la forme d’une petite gouttière terminée en pointe et souvent recourbée en crochet. Après la chute des graines, on aperçoit ces rétinacles persistant et saillant sur le bord interne des cloisons, qui se séparent entre elles, et fréquemment aussi des valves auxquelles elles sont opposées. Dans un petit nombre de genres ils manquent, remplacés alors par une petite cupule cornée ( Thunbergiées ) qui embrasse le hile, ou par une papille [Nelsoniées).
§ 834. Labiées ( Labiatœ ). — La corolle labiée [fig. 296, 686),les étamines didynames rarement réduites à deux (dans les Sauges , par exemple) par l’avortement presque complet des deux intermédiaires, et les 4 ovaires avec un seul style gynobasique [fig. 372) bifide à son sommet [fig. 686 s), distinguent facilement cette famille de toutes les autres. Ajoutons-v leur tige ordinairement quadrangulaire et leurs feuilles opposées ; et, lors môme qu’on n’au-
681 6SS. Organes de la fructification du Lamium nlbum. - c Calj.ce. — p Co-
* ». lèvre supérieure. — li L’inférieure. — e Étamines. —
s Style et stigmates.