Une de celles-ci séparée. — a Aigrette
713. Graine dépouillée de son aigrette et coupée verticalement. — le Tégument externe. — ti Tégument interne. — p Périsperme. — e Embryon.
une autre ( Carissées ) sont soudés dès le principe en un seul qui le plus ordinairement devient une baie. C’est dans ces deux derniers cas qu’on trouve quelquefois les ovules définis ou même solitaires.
Les plantes des deux familles sont souvent grimpantes, et, dans leurs lianes frutescentes , le corps ligneux est séparé plus ou moins profondément en plusieurs lobes par autant de solutions de continuité que remplit la substance corticale. Le suc, généralement laiteux, est âcre et amer, et de l’excitation qu’il provoque résultent divers effets, suivant la partie du corps où il agit : les vomissements ou la purgation, la sécrétion abondante de la sueur ou de l’urine. Ainsi les feuilles du Cynanchum arguel agissent comme celles du Séné, auxquelles on les mêle pour les falsifier, mais d’une manière beaucoup plus dangereuse ; le suc de C. monspeliacum est connu aussi sous celui de Scammonée de Montpellier et purge violemment tandis que la racine du C. ipécacuanha, l'une de celles qui sont confondues dans le commerce sous ce dernier nom, fait vomir. Le Dompte-venin [C. vincetoxicum ) devait ce nom aux évacuations qu'il provoque et qui peuvent être si utiles en cas d’empoisonnement. Mais on peut dire qu’en général ces propriétés dangereuses sont moins prononcées dans les Asclépiadées que dans l’autre famille, et on en cite même dont le lait serait innocent et employé comme aliment. Il est d’ailleurs riche en caoutchouc dans quelques espèces qui servent à son extraction.
Nous venons de dire que le suc des Apocinées présente les propriétés Acres à un degré plus intense. Nous ne citerons, parmi beaucoup d’exemples, que le Nerium oleander [Laurier-rose) dont l’extrait est un narcotico-àcre très-violent et dont les émanations seules peuvent, surtout dans les contrées méridionales où il croit spontanément, déterminer les plus graves accidents. Nous nous arrêterons un peu davantage sur les graines à gros périsperme corné du genre Strychnos , qui contiennent un des poisons les plus actifs qu’on connaisse, cet alcaloïde qu’on a nommé de là Strychnine. Il détermine, sans doute en agissant sur la moelle épinière, des contractions dans les muscles telles qu’à quelques convulsions succèdent bientôt la roideur et l’immobiiité, puis l’asphyxie par la suppression des mouvements respiratoires. C’est ce qu’on a quelquefois l’occasion d’observer sur les chiens vagabonds empoisonnés par les boulettes jetées à cet effet dans nos promenades publiques et préparées avec de la Noix vomique. C’est de celle-ci ( Strychnos nuxvomica) et de la Fève de Saint-Ignace (S. ignatiana) qu’on extrait la strychnine, qui donne aussi ses propriétés à Yécorce de Fausseungusture , laquelle paraît provenir également d’un Strychnos. peut-
RUBIACKKS.
être du N ux-vomica lui-même, ainsi qu’au célèbre poison dont les Javanais enveniment leurs flèches, l 'Upas tieuté , autre espèce du même genre (S. tieuté). Mais la médecine a su appliquer ces propriétés formidables à un emploi salutaire, et s'est, servie de la strychnine dans les cas où la contraction musculaire paralysée a besoin d’être réveillée par un agent très-énergique : seulement elle l'administre à très-faible dose, celle d’une petite fraction de grain. Le péricarpe charnu de diverses espèces de Carissées ne participe pas à ces qualités dangereuses et se mange dans les pays où ils croissent : tels sont les fruits des Car issu edulis et carandas, du Meludinus monogijnus, du Willughbeia edulis, etc., etc.
MONOPÉTALES PÉR1GYNES
(Tableau XV, pag. 6G8.)
§'8il. Rubiacées. — Ce groupe, l’un des plus considérables et des plus naturels du règne végétal, peut se subdiviser en plusieurs d’après diverses considérations. D'abord en deux grandes sections :