‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 27 sur 262 · Racine d’une espèce de Géranium ( Pélargonium Irisle · texte numérisé non relu

Racine d’une espèce de Géranium ( Pélargonium Irisle

124 Racine de Filipendule (Spirœa filipendula).

125. Racine d'Orchis où deux faisceaux seulement sc renflent en tubercules, tous les autres conservant leur forme cylindrique.

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loi

nombre, leur grosseur et leur étendue, celles de la tige. Quelquefois le pivot ne s’enfonce pas profondément et s’épuise même près de la base, tandis que les branches prennent un grand développement latéral, de même encore que dans beaucoup de tiges. Mais, malgré ces ressemblances fréquentes , le rapport des tiges et des racines est loin d’être constant tant pour la forme que pour le volume. 11 y a des racines très-volumineuses pour d’assez petits végétaux ; il y en a de fort peu développées pour de grands arbres, et ceux-là naturellement se déracinent avec beaucoup de facilité.

Si l’on compare la structure interne de la tige et de la racine d’un arbre dicotylédoné, on voit que la seconde diffère de la première par l’absence de moelle et d’étui médullaire. Le bois, dépourvu par conséquent de trachées, forme donc l’axe de la racine. On a peutêtre exagéré ce caractère en l’admettant comme absolu, en supposant que la moelle cesse toujours complètement avec son étui au collet. Cela est vrai dans la plupart des plantes herbacées, mais non dans tous les arbres. Le Noyer et le Marronnier d’Inde, par exemple, offrent la continuation de la moelle très-développée dans une assez grande étendue de la racine.

Les racines s’accroissent du reste en épaisseur comme les tiges, formant chaque année une zone de bois et une zone d’écorce ; mais leur mode d’accroissement en longueur n’est pas tout à fait le même. Dans les tigeset leurs branches, les pousses, jusqu’au moment où elles cessent de s’allonger, croissent dans toute leur longueur. Dans les racines, ce n’est que par leur extrémité, ainsi que nous l’avons annoncé précédemment. C’est un fait qu’il est facile de constater par des signes tracés de distance en distance sur une pousse de tige et de racine , les signes s’éloigneront les uns des autres sur la première; ils conserveront les mêmes intervalles sur la seconde, qui montrera au delà du dernier toute la longueur quelle a acquise pendant l’expérience. En annonçant le défaut de bourgeons comme un caractère qui distingue nettement les racines des tiges, nous n’avons parlé que des bourgeons normaux, ceux qui naissent dans une situation régulière et prévue, ordinairement immédiatement au-dessus des feuilles. Nous verrons qu’il peut s’en produire d’autres çà et là sur la tige, dans des points où il no s’en développe pas ordinairement, et qui se sont trouvés dans des circonstances particulières favorables à ce développement. Or ces bourgeons, qu'on appelle adventifs, se montrent aussi quelquefois sur des racines, surtout quand elles se trouvent placées dans les circonstances ordinaires de la fige. Cette possibilité de production réciproque de bourgeons adventifs sur les racines, de racines

udventives sur les tiges, est un rapport important entre les unes et les autres.

Ajoutons, pour terminer la comparaison, que les anomalies des tiges se répètent assez exactement dans les racines. C’est ce dont on peut se convaincre en jetant un coup d’œil sur celle de la Ménispermée répandue dans les pharmacies sous le nom de Parcira brava, sur celle du Liseron grimpant connu sous le nom de Turbilh) etc.

§ 119. Racine des Monocotylédonées. — Elle est le plus souvent composée (/ îg . 120, 122, 125), et ses rameaux, quoique divisés quelquefois, restent aussi souvent indivis. Toutes ces racines partielles, qui forment par leur ensemble la composée, ne se conservent pas si la tige est vivace , mais meurent dans l’ordre où elles se sont formées, de manière à former des cercles de plus en plus extérieurs, puisque ceux de première année se sont formés tout autour de la radicule qui était la continuation de l’axe même. Les racines aériennes, extrêmement rares dans les Dicotylédonées, se montrent ici fréquemment. On les voit partir plus ou moins haut de la tige. Dans heaucoup de palmiers, elles se produisent en grande abondance à la base du tronc, qu’elles couvrent tout entier et contribuent ainsi à épaissir considérablement. La structure interne est celle des tiges. Dans les grosses racines, on trouve

des faisceaux fibro-vasculaires plus ou moins nombreux dispersés dans du parenchyme , plus rares au centre , multipliés et plus pressés vers la circonférence , et une enveloppe corticale cellulaire couvrant souvent une couche fibreuse. Dans les petites ces faisceaux se concentrent ou se réduisent souvent en un seul qui forme l'axe, environné d’une zone cellulaire. Une différence cependant se fait remarquer dans la distribution des éléments de ces faisceaux comparés à ceux des tiges. Leurs vaisseaux, qui sont groupés en séries

126. Faisceaux pris dans la section transversale de la racine d’un Palmier ( Diplolhemium maritimum), pour montrer la disposition relative des vaisseaux entre eux et avec les autres éléments. — vp Gros vaisseaux ponctués situés en dedans. — vs Vaisseaux scalariformes, plus en dehors, et d’autant plus petits qu’ils sont plus éloignés du centre. —/Tissu fibreux ou composé d’ntricules allongés qui accompagnent les vaisseaux. — 1 Groupés de vaisseaux propres, de larges en dedans, de très-étroits en dehors.

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simples ou souvent partagées en V (fig. 126), dirigées comme des rayons par rapport à l’axe de la racine, vont en décroissant de dedans en dehors, d’autant plus petits ( vs ) et aussi d’autant plus tôt formés qu’ils sont plus extérieurs dans la série ; d’autant plus gros (v p), quoique d’une formation relativement moins avancée, qu’ils sont plus intérieurs : ce qui paraît le contraire de l'agencement et du développement des vaisseaux dans les faisceaux des tiges.

§ 120. Racine des Acotylédonées. — Ici, pas de radicule développée par la germination Ainsi. que nous l’avons dit plusieurs fois (§ 1 1 0- III) ôes prolongements tubuleux de cellules analogues seulement à ceux de l'épiderme des autres racines en remplissent les fonctions et pompent la nourriture pour la jeune tige. Celle-ci une fois développée émet des racines adventives, les seules qu’on observe dans ces plantes. C’est souvent aux nœuds qu’elles se produisent, soit tout autour si l'axe du végétal s’élève verticalement, soit seulement du côté de la terre s’il marche horizontalement. Sur les troncs des Fougères en arbre, ces racines s’accumulent à la partie inférieure en telle quantité qu’elles vont jusqu’à en doubler ou tripler l'épaisseur [fig. 117, ra) : de là la forme conique que ces troncs montrent souvent jusqu'à une certaine hauteur, où le cylindre formé par leur tige se montre nu et dégagé de cette sorte d’épaisse chevelure formée en bas par les racines adventives. Ces racines rappellent l’organisation de la plante à laquelle elles appartiennent, purement utriculaires dans celles où la tige l’est aussi, montrant l’association des vaisseaux aux cellules dans les végétaux acotylédonés où nous l'avons signalée également pour la tige. Elles se présentent alors sous la forme de. filets plus ou moins épars, simples ou rameux, dans lesquels un faisceau fibro-vasculaire forme l’axe entouré d’une couche cellulaire que revêt une enveloppe brunâtre et noirâtre en vieillissant. Le faisceau affecte souvent la forme d’une colonne profondément cannelée à angles aigus, et, par conséquent, dessine dans sa coupe horizontale une petite étoile fort régulière. Ses fibres et ses vaisseaux sont de la même nature que ceux de la tige (§ 105). Dans plusieurs Fougères et Lycopodiacées, ces faisceaux, avant de sortir de la tige en racines adventives, descendent dans une certaine longueur à travers le parenchyme; et même, dans certaines tiges vieillies des Lvcopodes, entre ce parenchyme et le faisceau fibro-vasculaire central, qui se sont séparés laissant entre eux un iriteivalle vide.

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