‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 30 sur 262 · FEUILLES. STRUCTURE · texte numérisé non relu

FEUILLES. STRUCTURE

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On peut donc considérer la feuille complète comme formée de trois parties : 1° la limbaire, ceJle que forme la dilatation terminale ordinairement aplatie, ou le limbe ( limbus ) ; 2° la pétiolaire ; 3° la vaginale, formée par la gaine ou les stipules. Une feuille de Renouée ( Polygonum [ fi g . 127]) offre ensemble ces trois parties bien visibles. Dans d’autres plan- O tes , la feuille est réduite à deux de ces parties ou à une seule.

Comme c’est le limbe qui constitue en général la partie la plus étendue et la plus visible et la première formée, que c'est lui qui est vulgairement connu sous le nom de feuille, que c’est en lui que s’exercent les fonctions que cet organe fondamental est appelé à remplir dans la vie du végétal, c’est son examen qui nous occupera principalement. Nous l’étudierons, 1° dans les feuilles qui vivent à l’air; 2° dans les feuilles qui vivent sous l’eau.

§ 123. Feuilles aériennes. — Leur structure. — C’est dans le cours de la première année où s’est formée la tige ou la branche (pie les feuilles se montrent et s’épanouissent autour d’elle. On les voit d’abord, sous la forme de petites masses ou de lames, rapprochées et serrées les unes contre les autres. RI les s’écartent entre elles, à mesure que la tige s’allonge, et en même temps s’agrandissent, en prenant graduellement la forme et les dimensions qu’elles doivent définitivement conserver. Lorsqu’elles y sont arrivées, si on les examine à l’intérieur, on voit qu’elles sont formées des mêmes éléments que la tige , qui semblent se continuer de l’une dans les autres, des mêmes vaisseaux, des mêmes fibres et parenchyme. Ces vaisseaux et fibres sont dans la tige même réunis en un faisceau, et quelquefois conservent plus ou moins long-temps cette disposition en se détachant et s’éloignant de cette tige : c’est alors qu’on a un pétiole. Ce faisceau n’est pas simple ordinairement, mais composé par la juxtaposition de plusieurs; et, lorsque les latéraux s’écartent un peu des autres à la naissance ou base de la feuille, on a une gaine ou des stipules. Tantôt près de cette base,

127. Feuille d’une Renouée ( Polygonum kydropiper ) avec un bout de tige qui la porte. — l Limbe. — p Pétiole. — g Gaine ou partie vaginale embrassant la tige, et terminée supérieurement par des cils.

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tantôt plus ou moins loin, tous ces faisceaux commencent à s'écarter : c’est le commencement du limbe, qui résulte ainsi de leur épanouissement. Les faisceaux fibro-vasculaires forment la partie la plus solide du limbe, sa charpente ou son squelette : leurs intervalles sont remplis par le parenchyme. Le tout est enveloppé par l’épiderme qui continue celui de la tige.

§ 124. Le limbe, formé par une expansion aplatie, présente nécessairement deux faces ( paginœ ) et deux bords ( margines ) qui, partant de sa base, vont se réunir à son sommet. Dans la majorité des végétaux, dans la presque totalité de ceux de notre pays (4), son plan est perpendiculaire, ou plus souvent un peu oblique par rapport à la lige, de manière qu’il présente une face supérieure ou regardant en haut, une face inférieure ou regardant en bas, et que ses deux bords regardent l’un à droite et l’autre à gauche.

§ 125. Le limbe, quoique aplati, offre entre les deux lames d’épiderme qui le couvrent une certaine épaisseur occupée par le squelette fibro-vasculaire et le parenchyme. V observe-t-on des vaisseaux et des cellules de diverse nature, et, dans ce cas, comment sont-ils distribués les uns par rapport aux autres? Nous avons dit que les faisceaux se continuent avec ceux de la tige ; nous savons d’autre partque ceux-ci, soit dans les tigesdesMonocolylédonées, soit dans celles des Dicotvlédonées de première année, se composent en dedans de trachées déroulablês [fig. 128, /), un peu plus extérieurement de vaisseaux d’un autre ordre annulaire, rayés ou ponctués (v), avec des libres ligneuses.

(/"), tout à fait en dehors de vaisseaux propres et de fibres corticales (l). Les rapports de ces pur -

128. Passage d’un faisceau fibro-vasculaire d’une branche b dans un pétiole p. On voit que les éléments, dirigés verticalement dans le premier, tendent â prendre une direction horizontale dans le second, et conservent, malgré ce changement, les mêmes rapports entre eux. On voit aussi comment ils se modifient ainsi que le tissu cellulaire environnant en passant ainsi d’un organe dans un autre, d’où résulte 1 articulation n entre ces deux organes. — — L Trachées. — v X^aisscaux spiraux d’un autre ordre ; ils sont ici annulaires. — /Fibres ligneuses. l Fibres •

corticales ou du liber.

(1) L’aspect des arbres et des forêts de la Nouvelle-Hollande avait frappé les

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