‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 32 sur 262 · FEUILLE?. STRUCTURE · texte numérisé non relu

FEUILLE?. STRUCTURE

peut présenter ce parenchyme des feuilles, suivant le végétal où on l'examine, suivant la place que la feuille observée y occupe, et même d'uno même feuille à différents âges. Mais l’existence dans son épaisseur d’un certain nombre de méats et de lacunes , dont les plus extérieurs s'ouvrent sous les stomates, et le rapport constant qui existe entre la fréquence de ces vides et l'intensité de la coloration en vert, sont deux faits généraux qu'il ne faut pas perdre de vue.

On peut constater cette disposition au moyen de tranches très minces de la feuille , coupées perpendiculairement à sa surface ( fig . 130); elles sont instructives surtout si elles intéressent quelques stomates. La correspondance de ceux-ci avec les lacunes peut s'étudier aussi sur des lambeaux d’épiderme (/?</. 131) avec lequel on a enlevé une petite couche des cellules vertes (p p) qui lui adhèrent, et qui figurent sous le microscope un réseau vert dont les mailles circonscrivent des aréoles incolores dans lesquelles se trouve en général compris un stomate.

§ 127 bis Feuilles submergées. — Les feuilles qui vivent sous l'eau présentent une structure fort différente. Elles sont dépourvues d’épiderme, et par conséquent de stomates. Le squelette fibro-vasculaire y manque aussi, et si quelquefois à l'extérieur on croit l'apercevoir, un examen plus attentif fait avec des grossissements suffisants fait voir des cellules allongées où l'on avait cru d’abord, par analogie, devoir trouver des vaisseaux. C’est donc le parenchyme seul qui compose la feuille; mais ses cellules, sur deux ou trois rangs seulement d’épaisseur en général , conséquemment la plupart en contact immédiat avec le liquide environnant, sont ordinairement régulières, intimement soudées ensemble, sans intervalles allongés en méats ou dilatés en lacunes , cependant montrant toutes dans leur cavité des granules verts [fig. 132, p ). Il est vrai que dai^ celles de ces feuilles qui sont plus épaisses, on trouve quelquefois des lacunes [fig. 132, / ); mais alors celles-ci, ordinairement de forme et de disposition très régulières, n’ont de

131. Lambeau de l’épiderme inférieur e. de la feuille de la balsamine, sur lequel est appliqué le réseau formé par la couche inférieure du parenchyme ]>. Les aréoles de ce réseau sont autant de lacunes l, correspondant souvent à des

stomates $.

ll0 BOTANIQUE.

rapports ni les unes avec les autres, ni avec le dehors, complètement closes par leur paroi de cellules environnantes. Elles paraissent destinées à diminuer la pesanteur spécifique de 4 la feuille et à la soutenir .

ainsi dans l'eau, jouant par là un rôle analogue à la vessie natatoire des poissons.

On peut observer que ces feuilles retirées de 1 eau se dessèchent, se • crispent et se déforment très rapidement, ce (pii s'explique par 1 absence d'un épiderme qui retarde l'évaporation des liquides contenus dans le parenchyme, et d'un squelette solide qui le maintient.

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