FORME GÉNÉRALE DES FEUILLES
§ 128. Nous venons de voir que ces feuilles sont formées par du parenchyme et des faisceaux composés, soit de vaisseaux et de fibres, soit, dans les végétaux aquatiques ou inférieurs, de cellules allongées et grêles. Ces faisceaux qu’on aperçoit ordinairement à l'extérieur, surtout à la face inférieure du limbe où ils font souvent saillie, ont reçu le nom de nervures ( nervi ), et leur disposition celui .i de nervation. C'est d'elle et de l'étendue dans laquelle les in- /j tervalles des nervures sont remplis par le parenchyme, que dépend la forme générale de la feuille. Les faisceaux destinés à former les nervures peuvent rester réunis plus ou moins long-4 temps, puis s'écarter par une sorte d'épanouissement, et nous savons qu’il y a alors distinction de pétiole et de limbe.
§ 129. Nous examinerons plus tard le premier, et, pour le moment , nous nous bornerons à citer le cas où le faisceau se * termine sans s'être divisé, et où par conséquent la feuille tout entière conserve la forme d'un pétiolg. Si elle finit en pointe,
I elle rappelle celle d une aiguille, et est dite aciculaire ( folium aCerosum ) : c’est, ce qu’on observe dans beaucoup de nos arbres 133. verts', pins, sapins, mélèzes (/ Uj . 133).
§ 1 30 . Mais plus ordinairement le faisceau se sépare en plusieurs, et. ces faisceaux secondaires peuvent s’écarter, soit ci] restant sur
132. Coupe perpendiculaire à la surface d’une petite portion d’une feuille submergée de Polamngelnn perjolialuni . — p Parenchyme. — Z Lacunes,