Feuille de récuelle d’eau ( Hydrocotyle vütgnris
se dirigent sur plusieurs plans différents, il en résulte , ou une surface diversement contournée sur elle-même, ou un corps épais et plein. C’est au premier cas qu’on peut rapporter entfe autres la forme fistuleuse , c’est-à-dire d'un tube cylindrique (dans plusieurs espèces d’ail, par exemple), ainsi que quelques autres formes singulières et assez rares qui rappellent celles d un cornet , d un capuchon , d’une outre, d’une urne : ainsi déguisées , les feuilles sont quelquefois désignées sous le nom d ascidies (de ouxi&ov , pelile outre). Dans le second cas, qui a lieu si le parenchyme comble l’intervalle des nervures ainsi divergentes sur plusieurs plans, la feuille offrira un solide terminé par une surface courbe ou par plusieurs surfaces planes, déterminant à leur réunion des angles ou arêtes, ou par une combinaison des unes et des autres ; ce corps sera quelquefois assez régulier pour être reconnu au moyen des noms que la géométrie assigne aux solides ( pyramide , prisme , cylindre , cône ) ; d’autres fois son défaut de régularité échappera aux définitions rigoureuses, et on le désignera plus convenablement par des noms empruntés à des objets vulgairement connus (comme une épée, un sabre, une langue, une bosse , etc. , etc. ; d’où l'on tire les épithètes onsiforme, acinaciforme , linguiforme, gibbeuse, etc.).
§ 133. Revenons au limbe aplati, et examinons la distribution du parenchyme par rapport aux nervures. 11 peut remplir complé- I tement leurs interstices, de manière que la ligne qui passe par les I extrémités des nervures les plus allongées et forme les bords de | la feuille soit continue : on dit alors que la feuille est entière ([. in- l tegrum, fig. 135 ). Souvent le parenchyme s’arrête avant la terini- I naison des nervures; alors la feuille est découpée, son bord formé par une suite de lignes brisées. Ces découpures ont. reçu différents • noms suivant que le parcncln me s'arrête plus ou moins près de la nervure médiane, et que le bord présente ainsi une alternative r d’angles saillants et rentrants plus ou moins profonds. Si ces saillies -I sont fort courtes, elles ont reçu le nom de dents; celui de dents en scie dans le cas où elles sont aiguës ( fig. 1 52 ) ; de crènelurcs dans le cas où elles sont obtuses. Si les découpures sont plus profondes, auquel cas elles sont, aussi en général plus larges, ce sont deslobes. Cette profondeur varie beaucoup , et avec ses degrés les noms 4 par lesquels on distingue les lobes. S'ils n’atteignent pas jusqu’au milieu du demi-limbe , ce sont, des fissures; s'ils pénètrent plus avant et plus près de la nervure médiane, ce sont des partitions; si c’cstjusqu'à la nervure même, ce sont des segments. On désigne naturellement la forme des feuilles par des épithètes tirées de ces diverses dénominations. On dit qu’elles sont dentées , dentées en scie,
FKIJILRKS. FORME. JF]
crénelées, fendues, partagées, coupées (folia dcnlula , serrato-denla [fa). 138], crenata, (ida [/»</. 1 36] , partita [fùj. 138], sccla [/ ii ). 139]), d’après la profondeur, la figure et la grandeur des dé-