‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 36 sur 262 · IIOIAMOLI · texte numérisé non relu

IIOIAMOLI

coupures. Mais ordinairement ces mots ne sont pas employés seuls . ils font partie d’un autre composé et indiquant par la plusieurs modifications à la fois; si l'on dit, par exemple, qu’une feuille est trifide, ou quinquéfide , ou multifide, ou palmatifide, ou pinnatifide ( /ig. 136), etc. , on comprend de suite que son bord est découpé, jusqu’à une profondeur qui n'atteint pas sa moitié, en lobes au nombre de trois, ou de cinq, ou indéfini, disposés comme les nervures palmées ou pennées, etc. , etc. Si, à la désinence [ide, on substitue celle de partie ([. multipartita, palmaliparlila [[ig. I 38] , pinnatiparlila [fig. 137] , on comprend que les découpures pénètrent au-delà de la moitié du demi-limbe ; si c'est la désinence sequfie [palmaUsecta[fig . 1 39], pinnatisecta, etc.), quelles pénètrent jusqu’à la nervure médiane, et que chaque lobe ne tient que par celle-ci aux lobes voisins, toujours avec la modification qu’indique le commencement du mot.

$ 134. Dans toutes les feuilles dont nous avons parlé jusqu'ici, c'est toujours en s’éloignant de la nervure médiane ou axe de la feuille que le parenchyme interposé aux nervures secondaires tend à disparaître, de telle sorte que la lame formée par le limbe, interrompue vers le bord, forme plus intérieurement un tout continu. Nous sommes néanmoins arrivés à un dernier degré de découpure, où cette continuité n'a plus lieu qu’au moyen de la nervure médiane; cependant chaque segment tient encore à cette nervure dans une assez grande étendue, et offre souvent à sa base son maximum de largeur.

Mais il peut se présenter une autre disposition, c’est qu'il no tienne à la nervure médiane que par le faisceau secondaire qui sew détache de celle-ci pour le former et que l'épanouissement de ce faisceau et l'interposition du parenchyme n’aient lieu qu’à une certaine distance de la nervure. Il est clair qu’alors le faisceau secondaire se comporte, relativement à la nervure médiane, absolument comme le pétiole s’est comporté relativement à la branche dont il naît. Cette nervure prend donc l’apparence d'une branche ; ces segments prennent celle d’autant de petites feuilles indépendantes les unes des autres. Mais on reconnaît encore que c’est une feuille unique, parce que tous ces segments dont elle est formée sont toujours dans le même plan , et parce que, quand elle se sépare de l’arbre, c est. d’une seule pièce. La feuille prend alors le nom de composée-; sa nervure médiane, celui de rachis ou pétiole commun; ses segments prennent celui de folioles ; et, si le faisceau médian de chacune d’elles reste quelque temps indivis à la base, cette portion est le péliolule. Ce nom de composée est opposé à celui de feuille simple

FEUILLES. FU IV Al E. 1 1 ô

par lequel on désigne celle dont nous avons parlé précédemment, et dont toutes les parties sont continues.

Connaissant l'origine de la feuille composée, nous savons d'avance qu elle pourra présenter des modifications analogues à celles que nous avons signalées dans la feuille simple , et qui dépendent de sa nervation palmée ou pennée. C’est à ces folioles qu'on applique ces épithètes : par exemple, celles du Marronnier d'Inde (fig. I î 0) sont palmées: celles de notre Acacia (pg 141) sont pennées. Lors-

qu'on applique à la feuille le nom de pennée (pinnatum) seul, c'est cette dernière forme qu'on désigne. Dans les mots composés par lesquels on caractérise les diverses modifications de ces feuilles, on emploie la désinence de foliotée : on dit une feuille bifoliolée, trifoliolée, multifoliolée (pg. I il), suivant le nombre des folioles qui en font partie. Souvent elles naissent deux à deux, une de chaque côté de la feuille ( fig. I i8 ) , et c'est ce qu'on appelle une paire ( jugum ), d oii l'on a tiré les épithètes de bijuguées, trijuguées, multijuguées, suivant le nombre des paires. On dit que la feuille est pennée sans impaire (abrupte pinnatum) ou avec impaire ( impari pinnatum ),

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