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Poils glanduleux. — e Epiderme d’où naît le poil

1. Poil composé d’une cellule unique, prissur la feuille du Sisymbrium chilcnsn.

2. Poil composé de plusieurs cellules et terminé par une seule sécrétante , pris sur le pédoncule du Muflier (Anlirrhinum majus).

3. Poil composé de plusieurs cellules et terminé par deux sécrétantes accolées , pris sur le pédoncule du Lysimachia vulgaris.

4. Poil composé de plusieurs cellules et terminé par plusieurs sécrétantes unies bout à bout, pris sur la Benoite [Geum urbanum).

On a décrit comme conformés tout autrement les poils urticants (sc/te urentes ), ceux dont la piqûre détermine une vive

démangeaison : de 1 Ortie, par exemple. On avait

suppose, en effet, le liquide sécrété dans un amas de cellules glanduleux caché sous 1 épiderme, et du milieu de cet amas partant le poil dont le tube servirait à l’écoulement extérieur du venin et le verserait dans la blessure, absolument comme le crochet de la vipère , percé d’un canal en communication avec une petite glande située à la base de la dent; mais il n’en est pas ainsi. Les poils des Orties (/?</. 21 3), des Loasa , de quelques Jalropha , sont tous également formés par une seule cellule conique, longue et roide , dilatée en bulbe à sa base (ü) et terminée à son autre extrémité, soit directement , soit un peu de côté , par un petit bouton (s). C’est dans celte cellule que se forme le liquide brûlant;- et, lorsqu’elle s’enfonce dans la peau, elle y laisse , en se cassant, son extrémité, retenue par le petit bouton terminal. Do là une double cause d’irritation : la présence d’un corps étranger, et la propriété particulière de son contenu.

§ 218. On plaçait aussi parmi les poils urticants ceux de quelques Malpûjhia (il/, urens , fucata, etc.) {pg. 214), remarquables

par leur forme , celle d’une navette appliquée sur la feuille

à laquelle elle adhère par son milieu. A ce milieu correspond une ouverture circulaire me-

nant dans un canal qui occupe le centre du poil , et bouchée par une petite glande ( g ) située vers la superficie de la feuille. On supposait que le poil , en s’enfonçant dans la peau, y verserait un iluide sécrété par cette glande. Mais ce poil , très roide , à parois extrêmement épaisses , surtout à ses deux pointes , n'est pas ouvert à ses

213. Poil de l'Ortie commune ( L'rlica dinicn), conique , terminé à son sommet s par un renflement ou bouton ; à sa base , par une grosse dilatation en bulbe b. Cette base est environnée de cellules de l’épiderme vc qui se relève autour d'elle pour lui I former une sorte de support. On voit dans la cavité du poil des courants d’une matière granuleuse ff.

214. Poil p du Malpighia fucala sur un lambeau d'épiderme e. — g Glande qui les unit en s’enfonçant, d’une part, dans l’épiderme , de l’autre dans l’ouverture située au milieu du poil.

GLANDES. i/O'J

extrémités, et ne se casse pas dans la plaie , comme il est facile de s’en convaincre après l’en avoir extrait; il ne peut donc y verser de fluide, et ne l'irrite qu'à la manière d'une épine ordinaire : l'irritation cesse dès qu'il est retiré. On a donné à ces poils couchés , fixés et correspondants à une glande par leur milieu, le nom de malpighiacés , et on les confonds souvent avec tous les poils couchés et en forme de navette; mais le défaut de glandes dans tous ceux-ci doit les en faire distinguer avec soin.

§ 2-49. Glandes proprement dites. Le passage des pOÜS

glanduleux aux glandes est presque insensible. Lorsqu’on a un amas de cellules sécrétantes sans pédicelle, mais attaché à l'épiderme par un rétrécissement, est-ce un poil composé sessile? estce une glande superficielle pédicellée?

Au reste, peu importe le nom. On remarque alors deux modifications d'une certaine valeur : 1° la glande est creusée à l'intérieur d’une cavité, dont ses cellules, sur un seul rang, forment l’enveloppe 215); 2° la glande est pleine, sans lacune centrale. On passe aussi graduellement de cette glande pédicellée ( fig. 216) à celle qui s’étale fixée par une large surface, comme une sorte de verrue. Ainsi, dans les Roses , dans les Ronces , on en trouve dont le sommet est à peine plus renflé que la base.

§ 250. D'autres fois les glandes sont enfoncées à 1 intérieur dans l'épaisseur du parenchyme cortical , mais en général fort superficiellement et immédiatement sous l'épiderme; et même alors il n’est pas très rare de les voir faire encore saillie au-dessus, revêtues par cet épiderme, quelquefois un peu modifié, qui les suit en se moulant sur leur surface, ou bien de voir l’épiderme interrompu encadrer une partie supérieure de la glande laissée à découvert.

§ 251 . Parmi ces glandes intérieures on doit distinguer celles qu'on a appelées vésiculaires, et (pii, munies de parois pellucides sécrétant une huile volatile incolore ou à peine colorée , se dessinent ,

215. Glandy prise sur le pédoncule de la Fraxinelle ( Dictamnus albus), coupée verticalement, de manière à laisser voir sa cavité centrale/, que remplit une huile verdâtre, et dont l'enveloppe est formée par une couche de cellules c remplies d'un suc rouge. — c Epiderme.

21R. Glande prise sur le Eosicr à cent feuilles. 11 y en a de formes diverses — e Épiderme.

sous la forme de points transparents , sur le fond vert de la feuille qui les porte, lorsqu’on regarde à travers le jour. Les feuilles du a— Millepertuis, de l’Oranger, du Myrte, de la Rue ( fiy. 217) sont des exemples familiers à uim^{Wvc tout le monde et peuvent servir à cette rccherche. On y verra ces points transparents forniés par un petit nombre d’utricules <j plus gros ; / cjue ceux du tissu environnant uc et lâchement

unis entre eux. Ils finissent môme quelquefois 217 • par s’écarter un peu les uns des autres , en

laissant entre eux une lacune centrale / où s'amasse le liquide. Ce sont ces glandes (pii forment presque entièrement la peau de l’orange. Sur sa fleur blanche on les aperçoit comme autant de petites taches vertes , ce qui prouve cette teinte dans le liquide, malgré sa transparence.

Les réservoirs des sucs propres, des gommes cl des résines, qu’on considère comme tout-à- fait distincts des glandes , sont des lacunes avec une paroi de cellules particulières où se forme et d'où s’épanche leur liquide, cl par conséquent se rapprochent bien des vésiculaires, dont elles diffèrent par leur situation plus profonde.

217. Glande vésiculaire, prise sur la feuille de la Rue commune [Rulayraveolcns). — cj La glande .formée par de gros utricules transparents, écartés entre eux de manière à laisser une lacune centrale l. — c Épiderme de la surface supérieure de la feuille. • uc uc Cellules allongées et d’autres formes remplies de chlorophylle et formant le tissu vert de la feuille.

218. Coupe verticale d’une glande prise à la base du pétiole d’une Malpigliiacée I lleleroplerys chry sophylla) . —p Partie du pétiole. — y Glande qui lui est accolée, rc. ouverte par 1 épiderme c. J Laisceau vasculaire qui longe la glande et

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