Trachée à tours écartés prise dans la tige du Potiron
39. Trachée à plusieurs fibres parallèles prise dans la tige du Bananier.
40. Trachée à spire simple inférieurement et double supérieurement, tirée de la Betterave ( Bêla vulgaris ).
JG BOTANIQUE.
même du lil , cl se dirigent suivant une ligne qui paraît presque horizontale, tant son ascension est douce.
Le lil simple ne reste pas toujours tel dans tout son trajet ; mais quelquefois il se ramifie en se dédoublant, et l'on voit alors courir parallèlement deux fils plus fins au lieu d’un seul (/?(/. 40 ). C’est une transition aux vaisseaux réticulés.
§ 10. Vaisseaux annulaires et réticulés. Le nom de tra-
chées , si l’on remonte à son origine, conviendrait mieux aux vaisseaux que nous allons examiner qu’aux précédents. En effet , composés d’un tube membraneux que soutiennent intérieurement des anneaux ou cerceaux plus épais placés les uns au-dessus des autres (fiy. 41 ), ils pourraient, avec plus de justesse, être comparés à la trachéeartère des animaux. Ils sont en général plus gros que les vraies trachées, et beaucoup moins uniformes d’une extrémité h l'autre.
Les anneaux d’un même tube ne sont pas, en effet, parfaitement semblables (/?</. 42); ordinairement horizontaux, ils peuvent aussi être inclinés irrégulièrement dans un sens ou dans un autre ; ils ne sont pas séparés entre eux par des intervalles régulièrement égaux ; enfin ils peuvent être réduits à des fragments annulaires ou représenter une autre sorte de courbe que le cercle. Ainsi il n’est pas rare de voir entre des anneaux des fragments plus ou moins longs d’une spire, qui tantôt les lie entre eux ( fig. 43), tantôt eu reste indépendante.
Ces portions de spire ont été naturellement comparées à celles des trachées ; et, comme on a observé ce seul caractère distinctif qu’elles n’étaient pas déroulables, et que, plus ou moins adhérente à la membrane cylindrique environnante, la spire en entraînait les lambeaux avec elle, par le déchirement , on est arrivé à cette conclusion, que ce seraient des trachées à un âge, ou, si l'on aime mieux,
41 et 43. Vaisseaux annulaires, tirés de la tige de la Balsamine commune.
OI\(j AiNES ELEMENT A I H ES. 17
à un degré de formation plus avancé. Les anneaux résulteraient d'un ou plusieurs tours de spire rapprochés et soudés intimement entre eux ; la continuité de la spire aurait disparu, suivant les uns, parce qu’elle se serait rompue entre les portions soudées que l'allongement du tube aurait ensuite écartées entre elles; suivant d’autres, parce que la portion intermédiaire entre deux anneaux successifs serait souvent résorbée. Cette hypothèse est appuyée sur ce que souvent les anneaux se continuent avec les spires, sur l’existence fréquente, aumilieudes rubans annulaires, destries, de sillons, ou même de fentes complètes parallèles à leurs bords, qui semblent accuser la ligne de soudure de deux ou plusieurs fils parallèles.
D'autres botanistes pensent que les épaississements internes de la membrane des vaisseaux annulaires n’ont pas commencé par figurer une spirale continue, mais se sont formés tels qu’on les voit, certaines portions en cercles, certaines autres en spires, d’autres sous une forme mixte. Ces observateurs n’ont pu , à aucune époque, apercevoir la continuité de la spire et, plus tard, sa dislocation et sa disparition. D’ailleurs, dans l' hypothèse qu’ils combattent , la portion contournée intermédiaire à deux anneaux devrait toujours montrer la môme direction ; sa largeur devrait toujours être une partie aliquote de celle de l'anneau, généralement sa moitié, puisque celui-ci résulterait de la réunion de plusieurs (généralement de deux) tours ; les stries ou fentes, observables souvent sur l'anneau, devraient rappeler la direction de la spirales Or, tout cela n'a pas lieu. La portion intermédiaire se contourne quelquefois dans des directions opposées, et cela dans un même intervalle; elle est presque toujours aussi large que l'anneau ; les stries decclui-ci sont parallèles aux bords , et non dirigées obliquement de l'inférieur au supérieur [fuj. 44).
Quelquefois deux anneaux qui se suivent , ou qui même se confondent par un point de leurs bords, se trouvent inclinés l’un par rapport a l autre dans deux directions inverses [jig. 45). Ce fait, qui vient s’ajouter aux précédents, pourrait 44, 45-
être expliqué parce qu'à une première époque les anneaux adhèren assez peu au tube membraneux pour qu’on les voie quelquefois s’en détacher en partie ou même complètement, au point de tomber dans la cavité du tubojm abandonnant leur première position et en en prenant une nouvelle qui peut se rapprocher plus ou moins de la verticale.
44 et 45. Fragments de vaisseaux, tirés dune espèce d Ephémère ( C'ovifhclina luberom).
D'après tout ce qui précède, il est facile de prévoir avec quelle facilité aura lieu le passage des vaisseaux annulaires aux vaisseaux réticulés. Ces anneaux , diversement obliques , liés entre eux immédiatement par quelques points de leur circonférence , ou médiatement par des bandelettes diversement contournées , quelques uns brodés à jour par des fentes, présentent déjà souvent un réseau , - lâche. Que ces éléments se rapprochent et se multiplient,
)fp| et l’on aura un réseau plus serré et plus compliqué : aussi n’est-il pas rare de voir le même vaisseau , annulaire dans une partie de son trajet, devenir réticulé dans une autre [fuj. 46).
La terminaison de ces vaisseaux est un cône effilé ; la longueur de l’intervalle entre leurs deux bouts prouve qu’ainsi que les trachées ils sont ordinairement composés de fibres.
§11 Vaisseaux rayés.. — Les vaisseaux rayés, au lieu de spirales, de cercles ou d'aréoles irrégulières, présentent des raies transversales qui n’occupent qu’une partie de la circonférence du tube, et qui sont en général placées régulièrement les unes au-dessus des autres ( fuj . 47). La forme du vaisseau est souvent celle d’un prisme dont les faces latérales sont ainsi sillonnées de raies qui s’arrêtent vers les angles (fhj. 48). On a comparé la disposition de ces raies et de leurs intervalles à celle des barreaux d’une échelle, et c’est pourquoi on applique souvent le nom de scalariformes aux vaisseaux qui présentent celte apparence. Les raies cependant n'ont pas constamment cet allongement transversal, mais prennent la forme de petites boutonnières, situées de même, mais ordinairement plus nombreuses' comme si plusieurs étaient formées aux dépens d’une seule raie interrompue de distance en distance.
On s'accorde à penser maintenant que ces vaisseaux sont, comme les autres organes précédemment examinés, composés d’un tube