Fragment d’un vaisseau rayé prismatique, 1 ojalis
tiré d’une Fougère ( Osmunda
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membraneux doublé à l’intérieur par une toile à jour ; les raies sont les espaces qui répondent à ces jours , et dans lesquels le vaisseau n’est clos que par la membrane externe. Quelques auteurs ont cru remarquer que la position et la forme des raies offrent un certain accord avec les parties dont le vaisseau est entouré et pressé ; que les raies persistent là où des faces sont en contact ; que la membrane s’épaissit là où ello est en contact avec un angle ; qu’ainsi dans les points où le vaisseau est contigu à d'autres vaisseaux semblables, il y aura une régularité qui disparaît dans ceux où il est contigu à des cellules plus courtes, plus nombreuses.
Les vaisseaux rayés ont été confondus par plusieurs auteurs avec les vaisseaux annulaires et réticulés ; et, en effet, lorsque dans ceux-ci la disposition du réseau affecte une certaine régularité, lorsque scs mailles sont étroites et allongées transversalement, la distinction devient difficile à établir. On les a considérés aussi comme une métamorphose de la trachée , dont les tours de spire , distincts et un peu écartés dans les espaces qui répondent aux raies, se confondraient ensemble dans les espaces intermédiaires. Ce point de vue paraît acquérir un certain degré de vraisemblance, d’après un certain nombre de cas où la direction oblique des raies suit une ligne spirale et où le vaisseau tiré se déroule en hélice. Mais alors même ce n'est pas un fil unique spiral compris entre des raies superposées qu’on obtient , c'est une zone plus ou moins large et comprenant plusieurs séries parallèles de raies [fig. 49). D'ailleurs, le plus souvent les raies sont parfaitement horizontales, et elles se montrent déjà telles dans les vaisseaux les plus jeunes; le premier changement qu’on aperçoive sur la membrane simple et homogène qui les constituait d'abord est dû à l’apparition de lignes grisâtres et parallèles [fig. 50), et l’observation faite le plus tôt et le plus minutieusement qu’il est possible n'y fait rien reconnaître qui ressemble à un fil spiral.
Les vaisseaux rayés sont formés par une série d utricules allongés, terminés et ajustés l’un sur 1 autre par une paroi oblique, ou de fibres terminées en cône.
ïj 12. Vaisseaux ponctués. — Lés vaisseaux ponctués, ceux qui,
49. Extrémité d’un vaisseau rayé , tiré d'un Lyeupode ; il est déroulé en ruban à sa partie inférieure.
50. Vaisseau scalariforme commençant à se développer, pris dans la racine de Daticr en germination.
dans les végétaux, acquièrent le volume le plus considérable, et dont souvent même le canal intérieur peut être vu à l’œil nu, se présentent comme criblés de petits points disposés suivant des lignes parallèles horizontales, ou, plus rarement, un peu obliques ( fit). 51 ). On a formé, relativement à l'origine de ces points en série , la même hypothèse que relativement aux raies, et on peut y opposer les mêmes objections.
Ces vaisseaux présentent la forme d'un cylindre , sur la surface duquel se dessinent des cercles dépourvus de points, un peu obliques ou plus ordinairement horizontaux, placés à des intervalles plus ou moins rapprochés et en général égaux. Ces cercles ont le même diamètre que le reste du tube, mais quelquefois un diamètre un peu moindre , et il en résulte alors une suite d’étranglements ou rétrécissements de -distance en distance (fuj. 52). La coupe verticale du vaisseau fait voir qu'à ces étranglements correspond quelquefois intérieurement un petit repli circulaire; et quelquefois aussi le vaisseau, chauffé dans l’eau-forte,
se coupe , suivant ces mêmes lignes , en autant de fragments , qui représentent clairement chacun un utriculeen forme de barrique ou de tonneau qui serait défoncé aux deux bouts. C’est donc par une série d utricules soudés ensemble qu'est formé le vaisseau ponctué. Les ponctuations sont les places où la membrane externe reste à nu.
Si ces étranglements, qui résultent de la soudure d'une suite d’ùtricules plus renflés à leur milieu qu’à leurs deux bouts , sont extrêmement pronon-
51. Fragment de vaisseau ponctué, tiré de la Vigne. Il e.t accompagné de quelques fibres ponctuées.
52. Fragment d’un vaisseau ponctué pris dans la Clématite commune.
53. Fragment d'un vaisseau ponctué pris dans le Gui ; sa orme passe à celle de vaisseau en chapelet.
54. Vaisseaux ponctués pris dans laBaham. e, prenant suj éricurcment la forme en chapelet.
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ccs , le vaisseau rappellera la forme d’un chapelet à grains pressés les uns contre les autres [fig. 53). Les vaisseaux qu’on a appelés en chapelet ou vermiformes , parce qu’on peut les comparer aussi au corps d’un ver composé d'une suite d’anneaux (fuj. 54), ne sont donc qu'une modification d'une forme plus générale; et cette modification ne se montre pas seulement dans les vaisseaux ponctués, mais do mémo dans les autres. En général , à l'origine d’organes nouveaux , comme, par exemple, un rameau naissant d’une branche , une feuille d’un rameau, là où les vaisseaux , pour passer de l'un dans l'autre, doivent dévier de leur direction rectiligne, on voit leurs éléments se prêter à cette déviation en devenant plus courts , plus irréguliers , et s’unissant entre eux par des surfaces moins larges. La ligne droite doit se briser en une suite de courtes lignes pour parcourir un trajet flexueux. C'est ainsi que les fibres composant les trachées , ou les vaisseaux annulaires ou rayés , ordinairement très allongées dans la tige , se raccourcissent aux nœuds , et passent môme à la forme d’utricules ( fiij. 54).
§ 13. Métamorphoses des vaisseaux spiraux. • — • NOUS avons
vu les vaisseaux annulaires présenter d’assez longs fragments d'une spire parfaite , et passer d'autre part aux vaisseaux rayés par les réticulés; nous avons vu la ligne continue qui forme les raies s’interrompre de manière à se changer en une ligne de points , et établir ainsi le passage des rayés aux ponctués ; nous les avons vus quelquefois se dérouler par la traction en bandelettes spirales. Il est donc peu étonnant que la métamorphose des vaisseaux les uns dans les autres soit admise par beaucoup de botanistes, qui ne voient dans toutes les diverses modifications précédemment exposées que divers degrés de développement d’un organe, et croient que le même vaisseau peut passer successivement par toutes ces formes et en présenter plusieurs à la fois à différentes hauteurs de son trajet. Cette doctrine devrait même être poussée plus loin, puisqu'il est impossible d’assigner des limites précises entre les vaisseaux et les fibres , les fibres et les utricules ; qu’en général les vaisseaux sont composés des deux autres, et que tous trois à leur origine se présentent sous la même forme, celle d'un utricule fermé par une membrane homogène. Ajoutons qu’à toute époque la substance qui forme la paroi d’un utricule, d’une fibre, d’un vaisseau quelconque , est identiquement la même, composée cliimiquementdes mêmes éléments dans la même proportion. On seraittenté d'en conclure qu'il n’y a dans le végétal qu'un seul organe élémentaire, véritable protéequi, par une suite de transformations, revêt les apparences diversesque nousavons prises pour des organes différents.
Mais prenons garde d’exagérer cette spécieuse doctrine des métamorphoses , et ne prenons pas des ressemblances pour des identités. Les diverses modifications des vaisseaux ne sont-elles que les divers degrés successifs de développement d’un même organe , et, suivant que ce développement s’arrête à tel ou tel degré, avonsnous telle ou telle modification? L’observation, cette règle définitive de la vérité de nos théories, nous montre le contraire. En suivant le développement d'un vaisseau , on n’en trouve pas qui , dans ses diverses phases, ait représenté tous les autres ordres de vaisseaux, et la même chose peut sediredesutricules. Remarquons encore : I" (pie dans chaque partie du végétal se trouvent invariablement telles ou telles modifications d'utricules, de fibres et de vaisseaux : nous aurons , par exemple, constamment des trachées dcroulables dans certaines places; nous n’en aurons jamais absolument dans certaines autres. Dans telle plante tout entière ou dans telle région d’une plante on ne rencontrera jamais de vaisseaux rayés : dans telle autre ils abonderont ; 2U que , malgré l'unité de composition chimique des parois, celle des substances contenues dans les cavités varie : que c’est, comme la forme, d'une manière constante et suivant la place que la cavité occupe dans le végétal. Ainsi donc, si tous les organes élémentaires des végétaux commencent par desutricules , sur lesquels nous ne savons pas découvrir de différences appréciables, il n’en est pas moins vrai que chaque utricule paraît destiné dès le principe à prendre dans son développement ultérieur telle forme et non telle autre, à contenir ou élaborer telle matière. Ce n'est donc pas toujours le même organe. En passant de sa forme première à sa forme définitive, il peut en revêtir plusieurs, et c'est là la limite de scs vraies métamorphoses , celle qu’il faut chercher à bien déterminer, si l'on veut bien définir les organes élémentaires des végétaux. Dans cette recherche , il faut bien se tenir en garde contre les illusions auxquelles doit donner lieu l’extrême simplicité du tissu végétal; simplicité qui, dissimulant les différences et multipliant les ressemblances, donne le sentiment d’une unité factice , à laquelle on est arrivé d'autant. plus souvent et plus nécessairement qu’on étudiait des parties plus petites avec des instruments plus imparfaits.
§ I 4. Vaisseaux lacticîfères. — Nous avons rejeté, après la discussion précédente , la description d’un ordre de vaisseaux qui sont assez différents de tous les autres pour qu’on ne les ait jamais confondus : ce sont ceux qui ont reçu le nom de vaisseaux jiropres ou hüicifèrcs, parce qu’ils contiennent le suc propre ou latex.
Ce sont des tubes membraneux, communiquant librement entre
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eu\ par des branches transversales, de manière que leur ensemble dessinerun vaste réseau (/i<y. 56, 57). Ilsontdonc, pl us que tous les autres vaisseaux précédemment décrits, quelque ressemblance avec ceux des animaux dont un caractère est d'aller en se ramifiant. Ce mot de ramification serait cependant improprement appliqué aux laticifères qu’on ne voit pas s'épuiser par des divisions successives, comme un tronc se partage en branches, ces branches en rameaux , et ainsi de suite. Ici les branches sont à peu près égales aux canaux qu’elles font communiquer, et dont elles naissent à angle droit ou aigu.
La paroi membraneuse est transparente et homogène; car, si elle est plus épaisse à certaines places qu’à d’autres , ces épaississements irréguliers ne paraissent pas avoir une autre nature que tout le reste. Les tubes sont d'abord des cylindres réguliers, très minces et grêles (/»</. 55 a); plus tard, en grossissant, ils conservent quelquefois la forme cylindrique ou se renflent par places ( fig. 55 b, 56); renflements qui , pendant la vie , peuvent être temporaires et résulter, comme dans les veines des animaux , de la stase momentanée du liquide contenu , mais qui s’établissent quelquefois d’une manière permanente. La cavité interne peut aussi n'êtro pas égale partout , même quand le cylindre est régulier extérieurement, et offrir de distance en distance des rétrécissements.
M. (1.-11. Schultz , à qui nous devons les notions les plus complètes que nous possédions sur. ces vaisseaux, admet qu'avec l’âge aux points correspondant à ces rétrécissements , au-dessous de ces gonflements et aux embranchements, il s’opèreun étranglement, et, plus tard , une division complète ; alors les laticifères , au lieu d’une cavité continue, présentent une suite de cavités séparées les unes des autres par autant d’articulations :
il les appelle alors articulés ( vasu laticis articula ta [fig. 57]); en état d’expansion (expansa [fuj. 56 , 55 b] ) dans
55 et 56. Vaisseaux laticifères pris dans l’Eclaire ( Chelidonium mnjits). 57. Vaisseaux laticifères pris dans VEvphorbia dulcis.
celui qui a précédé , et qui semble constituer le plus haut, degré de leur activité vitale, en état de contraction ( contracta [fuj. 55 a] ) dans le premier degré de développement.
En le comparant à celui des autres vaisseaux , nous aurions donc ici un mode tout-à-fait inverse des autres , puisqu’au lieu d’utricules primitivement distincts, qui se soudent et communiquent entre eux pour former un tube continu , nous trouverions des tubes d'abord continus , qui finissent par s’interrompre et se couper en des sortes d’utriculcs. Ce caractère , si l'on n’en conteste pas la vérité, et en tout cas les communications fréquentes des tubes formant un véritable réseau , distinguent donc éminemment les lat icifères, ainsi que l’ imperforation de leur paroi , dans l'épaisseur de laquelle on n'observe pas les intervalles amincis , et laissant la membrane primitive à nu sous la forme de bandes , de raies ou de points , signalée dans les autres vaisseaux , les fibres et les utricules. Cette paroi , mince d'abord, s’épaissit, ainsi que nous l’avons dit, en vieillissant ; quelques auteurs ont cru même y reconnaître une succession de couches.
§ 1 5. Moyen d'union des organes élémentaires. • — Après avoir exposé les principales modifications (pie présentent les organes élémentaires des végétaux , nous ne pouvons laisser de côté un problème qui récemment a beaucoup occupé les botanistes : c’est la recherche du moyen, de la force qui tient unis entre eux ces éléments, que jusqu'ici nous avons examinés séparés. Comme tous peuvent se ramener à l’ulricule par lequel ils commencent , comme les cellules forment souvent la majeure partie, et quelquefois même toute la masse du végétal , le problème se réduit à la détermination du mode de liaison des cellules entre elles.
Suivant les uns, leur réunion est immédiate; les parois des cellules , d’abord demi-fluides , conservent quelque temps un degré de mollesse qui suffit encore, quand les parois de plusieurs cellules voisines viennent à se rencontrer et à se toucher dans leur développement, pour qu’elles se collent entre elles , et que , même en se séchant, elles restent ainsi agglutinées à différents degrés, suivant la forme et la nature du tissu qu'elles constituent.
La doctrine de la réunion médiate, qui n’avait compté que peu de partisans, s’est relevée depuis quelques années, appuyée d’une grande autorité , celle de M. Hugo Mohl. 11 pense qu’entre les cellules, il s’épanche une sorte de colle, différente d’elles par sa nature qui les lie , et qu’il appelle matière intercellulaire. Dans certains végétaux d’une structure très simple , comme ceux qui vivent dans l’eau , principalement dans l’eau de la mer, ceux qu’on nomme
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communément Varechs, et (|ue nous étudierons plus tard sous le nom de Fucus, lesutricules ( 11g. '58 a a), dont la plante est toute composée, sont très espacés, laissant entre eux un intervalle souvent plus grand que leur diamètre , et tout cet intervalle est rempli par celte matière intercellulaire (&), qui forme par conséquent la plus grande partie de la masse. Au contraire, dans les végétaux plus compliqués, dans les arbres et herbesqui couvrent la terre, les utricules (/à/. 7, 28) se touchent, et, entre leurs faces en contact, la matière qui les unit est réduite à une 58. couche si mince qu elle échappe à notre vue; mais, dans les méats intercellulaires, elle devient quelquefois plus visible, et même elle peut les remplir complètement. On la distingue à sa couleur et à sa structure différente : et c’est parce que sa composition ne serait pas identique à celle de la membrane cellulaire que les cellules peuvent être désagrégées au moyen de réactifs qui dissolvent la matière sans dissoudre la membrane.
§ I 6. L’opinion de M. Mirbel ne rentre dans aucune des deux précédentes. Suivant lui, le tissu végétal commence par une sorte de mucilage comparable à une solution de gomme arabique, qui s’épaissit de plus en plus, et qui, d'abord continu et plein, finit par se creuser d’un grand nombre de petites loges, qui seront les cavités des cellules. Les cellules voisines seraient donc d’abord séparées primitivement par une paroi commune, qui pourrait rester telle, mais qui, plus souvent encore, finirait par se dédoubler quelquefois dans tout son contour, quelquefois seulement en partie et d’abord vers les angles. Dans cette théorie, le développement des cellules serait donc tout-à-fait inverse de celui qu’on lui attribue dans les autres; elles tendraient à se décoller et non à se coller entre elles, et leur union no serait que l’état normal et originel, tendant à s'effacer progressivement avec l'Age. Lorsque ce tissu (/ù/. 59 b b) persiste à cet état et forme ainsi un réseau continu dont les alvéoles sont doublées chacune d’un utricule distinct (a a), M. Mirbel le nomme tissu cellulaire interposé (/îg. 59).
58. Portion de tissa d’une plante marine ( Himanlhalia lore.a ). — n a Cellules. — I Matière intercellulairc.
59. Tartie centrale d’une jeune racine de Patier. — n n n Cellules. !> !> l> Tissu cellulaire interposé de M. Mirbel.
Il est clair qu'il joue ici le rôle de la matière intercellulaire do M. Molli , quoique son origine soit tout-à-fait différente.
^ 17. Moyens de communication des organes élémentaires. —
Si le mode d’union des organes élémentaires peut donner lieu à quelques incertitudes, leur mode de communication est bien évident. Nous avons vu, en effet, qu'ils sont clos par une membrane mince et simple, et que lorsqu'elle vient à s'épaissir, ce n'est, pas uniformément sur toute sa surface interne, mais qu’elle reste constamment à nu sur un grand nombre de points. Or, la perméabilité d’une telle membrane est constatée par des expériences nombreuses et décisives. Les gaz ou les liquides contenus dans les cavités des vaisseaux et des cellules trouvent donc toujours , pour passer de l’une à l’autre, une foule de canaux latéraux, fermés seulement par un diaphragme membraneux. Plusieurs auteurs ont même nié l'existence de ces diaphragmes : ils ont nommé porcs et fentes ce que nous avons nommé points et raies. Il est fort vraisemblable qu’en effet la membrane disparaît souvent dans ces espaces où elle reste à nu ; nous l avons vue sur les extrémités en contact des fibres ou des utricules qui, par leur série, forment les vaisseaux. Quelquefois le tube membraneux d’un vaisseau finit par disparaître complètement, et scs anneaux ne se trouvent plus soutenus que par les parties voisines qui, dans les intervalles, forment la paroi du cylindre. L’existence de véritables trous a été mise hors de doute sur les utricules de certains végétaux.
Dans deux cellules contiguës, les canaux latéraux de l’une correspondent ordinairement à ceux de l’autre, tellement qu'en général deux canaux appartenant à des cellules différentes semblent en former un seul (/îg. GO »), mettant en communicat ion les deux cavités, sans que de 1 une a 1 autre sa continuité soit interrompue. Le passage d'un fluide est donc toujours ou entièrement libre, ou facile, ou au moins possible d’une cavité à une autre.
§ 18. Quand d’un groupe de vaisseaux réunis en faisceaux quelques uns se détachent pour se rendre vers un point latéral , par exem-, pie , d'un rameau dans une feuille , et abandonnent ainsi leur première direction rectiligne en formant un coude , la continuité des tubes parait interrompue au coude, les vaisseaux qui suivent cette direction nouvelle viennent s’accoler par leur extré-
00. Cellules allongées prises dans la racine du Daticr.— a « Canaux de communication.
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mité [fuj. G I a a a) auprès de celles de vaisseaux (pii concouraient à la formation du faisceau primitif. II se passe donc ici à peu près ce qui a lieu à chaque point de réunion de fibres ou utricules dont la série rectiligne forme un vaisseau, la perforation partielle ou complète des faces accolées: seulement il y a une légère déviation des bouts qui se joignent de cette manière.
Quoique les embranchements vasculaires aient presque constamment cette origine, on a cependant quelques exemples de tubes spiraux véritablement rameux sans articulation.
Ainsi on voit quelquefois une trachée à double spirale se bifurquer en formant deux trachées à spirale simple (//y. G2), par l'écartement angulaire des deux spires (pii auparavant s’enroulaient dans un parallélisme complet. Le caractère de ramification avec continuité du tube, par lequel on a distingué les laticifères de tous les autres vaisseaux, n’est donc pas aussi absolu qu’on le proclame en général, quoiqu’ils en soient du reste trop différents pour qu’il soit difficile de les bien définir.
§4 9. Contenu des organes. NOUS avons VU le tîSSU végétal
tout criblé de cavités de formes diverses, occupant l’intérieur des cellules, fibres ou vaisseaux, ou ménagées dans leurs intervalles. Il nous reste à rechercher ce qu'on observe dans ces cavités et si elles sont vides, ou remplies par d’autres corps.
Elles paraissent souvent absolument vides; mais ordinairement alors, en les ouvrant sous l’eau, on voit s’échapper de petites bulles qui annoncent la présence d’un gaz. Tous les degrés inter médiaires, depuis celte consistance aérifonne jusqu’à la plus solide, nous sont offerts par les matières contenues dans les cavités du tissu végétal, et qui peuvent être à l'état de vapeur, de liquide • limpide ou épais , de gelée , de pâté , de granules épars ou réunis en une masse, de pierre ou de cristal. Il est clair que leur observation est d'autant plus facile qu’elles se rapprochent plus d'un solide : à l’état de gaz, il faut, pour les déterminer, appeler la chimie à son aide; à l’état de liquide, elles tendent souvent à s’évaporer du tissu mis à nu; et la cellule, qui, pendant la vie,