ORGANES DE LA FÉCONDATION
étamines ( siamina ).
§ 432. Jusqu’ici nous n’avons examiné les étamines que dans leurs rapports de position avec les autres parties de la Heur. Quant à leurs formes et à leur structure propre, elles nous ont à peine occupés, et nous nous sommes contentés de les représenter comme des folioles étroites et épaissies supérieurement en deux corps qui bordent chacun un des côtés dans une certaine longueur (§356), ou plus souvent même réduites à un cylindre grêle qui porte à son sommet ces deux mêmes corps (§ 338 ). On nomme anthère l’épaississement supérieur de l’étamine, filet sa partie inférieure, qui présente le plus souvent cette forme. L’anthère est la partie essentielle de l’étamine, et, si elle vient à manquer ou se développer incomplètement, l’étamine impropre à ses fonctions prend l’épithète d’avortive ( abortivum , effœtum) ; mais elle ne l’est pas si c’est le fdet seul qui manque, auquel cas l’anthère est dite sessile. Nous renverrons à la fin de ce chapitre l’examen de la structure anatomique, du développement et des fonctions de l’anthère, qui se lient si intimement à celles du pistil qu’il y aurait quelque inconvénient à ne pas faire suivre l’exposition de l’une immédiatement par celle de l’autre ; et nous commencerons par examiner les caractères extérieurs et généraux des étamines considérées d'abord isolément, puis dans leur ensemble en tant qu’appartenant à la même (leur.
§ 433. Filet ( filamcntum ). — Le filet, dont le nom indique la forme la plus habituelle, se présente en effet le plus fréquemment sous celle d’un corps allongé en un mince cylindre ou insensiblement efïilé de la base au sommet (f. filiforme ); beaucoup plus rarement il va s’épaississant en massue de bas en haut ( f . clavatum). Il a souvent un assez grand degré de solidité et se soutient par lui-même; mais d'autres fois (comme dans les Graminées, les Plantains, les Littorelles, etc.), il n’a que l’épaisseur et la consistance d’un cheveu, il est capillaire. 11 n’est pas rare de le voir aplati ou linéaire à sa base, s’effiler à son extrémité supérieure (/. subulé , f. subulaturn). Plane dans toute son étendue, il peut figurer un ruban allongé, ordinairement entier sur scs bords, plus rarement crénelé (par exemple dans l’Yèble); il peut enfin s’élargir