‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 96 sur 262 · Anthère de la Bryone commune ( Bryonia dioïca · texte numérisé non relu

Anthère de la Bryone commune ( Bryonia dioïca

§ 437. Les deux loges d’une anthère biloculaire se touchent quelquefois immédiatement en s’unissant par leurs faces en contact. Elles peuvent être accolées au sommet du fdet, s’appliquant alors sur son côté interne ou sur son côté externe, ou séparées l’une de l’autre par toute son épaisseur : dans tous ces cas, on dit l’anthère adnée ( adnata ) au lilet (fg. 304); mais le plus souvent ce n’est pas le filet lui-même qui s’applique ou s’interpose aux deux loges, c’est un corps qui le continue, mais en changeant de structure, et qu’on a nommé connectif ( connectivuw ), parce qu’il est ainsi le moyen d’union des deux loges. Ses proportions, relativement aux loges, sont très-variables; tantôt égal à elles en longueur, il les unit complètement d’un bout à l’autre ; tantôt, il est plus court qu’elles et peut alors se réduire à un point (fg. 30 1 , 302) ou à une courte ligne ; tantôt, au contraire, il prend un grand développement, et dans ce cas il suit ordinairement la direction du filet et se prolonge au delà des loges en une arête [fig. 306) ou en une masse plus ou moins épaisse rappelant la forme d’une massue ou d’une langue (fig. 307), d’un cône (fig. 303), etc., etc., ou en une expansion membraneuse (fg. 317, c); mais plus rarement il s’étend perpendiculairement au filet, figurant ainsi le fléau d’une balance qui porterait une loge à chaque extrémité (fg. 309, c).

Nous verrons plus tard que le connectif se distingue des loges par sa structure. Mais il s’en distingue aussi au premier coup d’œil par sa couleur, qui tranche sur le jaune plus ou moins foncé, teinte la plus ordinaire de ces loges.

§ 438. Lorsque les loges tiennent au connectif par la plus grande partie de leur longueur, on dit qu’elles lui sont ad nées ; lorsqu’il ne les réunit que dans un très-court espace, qu’elles sont libres. Le point d’union peut être alors situé, ou vers le milieu des loges ou en bas, et alors elles sont dressées ; ou en haut, et alors elles sont pendantes. Si, liées dans toute leur partie moyenne, elles deviennent libres à leurs deux extrémités, elles figurent un x allongé (fg. 305); si, liées dans toute leur partie supérieure, elles ne le sont pas à leurs bouts inférieurs qui s’écartent plus ou moins, suivant que ces bouts sont aigus ou obtus, elles sont dites sagit— tées (fg. 306) ou cordiformes (fg. 303, 300, 325) : ce dernier cas est extrêmement fréquent.

§ 439. Le connectif et le filet peuvent se continuer ensemble en conservant la même direction et à peu près la même épaisseur; alors, dans le cas où les loges sont adnées, l’anthère ne peut changer de position par rapport au filet; elle est immobile (fg. 304, 307, 307, 315). Mais le plus souvent le sommet du filet vient

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