‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle ... BotaniqueChapitre 111 sur 258 · STYLES · texte numérisé non relu

STYLES

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certaines feuilles (§ 4 74, fig. 164, 1) : alors l’extrémité qui correspond à l’origine du style se trouvera reportée plus ou moins bas sur le coté, le style sera latéral ( fig . 375). Elle se trouvera en basa peu près ( fig . 370) ou tout à fait [fig. 371), et le style sera basilaire si l’inflexion est telle qu’une moitié supérieure du limbe se trouve ainsi repliée sur une inférieure. L’ovaire nous offre des exemples de tous ces degrés d’inflexion, tous les intermédiaires entre la position apicilaire et la position basilaire du style. Cette dernière s’observe dans le pistil du Fraisier [fig. 370) et de plusieurs autres Rosacées [fig. 371), famille qui nous fournirait aussi de bons exemples pour sa position latérale.

§ 485. 11 est clair que le style basilaire se rapproche du torus à son point de départ; il le touche si l’ovaire est sessile, et, si l’ovaire s’enfonce un peu par sa base dans le torus, il y entraîne avec lui l’origine du style, qui dès lors semble partir plutôt du torus que de la surface ovarienne. Telle est la modification remarquable que nous voulions faire connaître, et à laquelle on a donné le nom de ggnobase [ggnobasium ) : l’ovaire est dit alors gynobasique.

En général, les styles de plusieurs ovaires gynobasiques, verticil lés, se soudent ensemble et

370. Un carpelle du Fraisier. — o Ovaire. — t Style. — s Stigmate.

371. — du Chrysobalanus icaco. Même signification pour les lettres.

372. Pistil d’une Labiée ( Lamiurn album), dont on a enlevé une partie delà fleur par une section verticale. On a enlevé aussi deux des quatre ovaires pour montrer l'insertion du style s sur le torus r. — o Les deux ovaires restants. — cl Disque glanduleux placé au-dessous du pistil. — c Portion du calice. — p La corolle.

373. Pistil d’une Borraginée [Erilhricium jacquemon/.ianum) . dont on a enlevé l'ovaire placé devant le spectateur, pour faire voir comment les ovaires o o s’insèrent obliquement sur un torus pyramidal r, d’où part le style s, évasé à son sommet en stigmate.

semblent en former un seul, une sorte de colonne centrale, autour de laquelle les ovaires, sans autre style apparent, sont disposés en cercle. C’est ce qu’on observe dans les Ochnacées, dans toutes les Labiées ( fig. 372), dans la plupart des Borraginées. Dans ces dernières le style est souvent plutôt latéral que basilaire ; mais l’ovaire est par sa face antérieure couché et sur un plan oblique que lui offre le torus, de sorte que l’origine du style ne s’y trouve pas moins plongée, quoique, du reste, plus haute qu’une partie de l’ovaire ( jig . 373).

§ 486. Nous avons jusqu’ici considéré les carpelles comme

libres , c’est-à-dire indépendants les uns des autres. Nous savons cependant qu’il n’en est pas toujours ainsi, et que, plus fréquemment qu’aucune autre des parties florales, ils se soudent entre eux (§ 268), soit en partie, soit en totalité. Cette soudure peut avoir lieu de haut en bas. Ainsi, on voit quelquefois plusieurs carpelles réunis par leurs stigmates seulement ( par exemple, dans les Apocynées et les Asclépiadées , dans le Zanthoxylum [fig. 374]), ou par le haut de leurs styles (/?(/. 375), ou par leur totalité. Nous venons, en parlant du gynobase, de signaler plusieurs styles intimement unis, quoique correspondant à des ovaires distincts.

§ 487. Mais, bien plus ordinairement, la soudure marche de bas en haut, les ovaires se réunissant plutôt que les styles, les styles plutôt que les stigmates. Les ovaires ainsi cohérents peuvent l'être par leur partie inférieure seulement et rester distincts à leur sommet (comme dans la Rue, par exemple); c’est ce qu’indique la

374. Pistil du Zanlhoxylon Jraxincum , consistant en cinq carpelles distincts exhaussés sur un gynopliore g. Les ovaires o portent chacun un style terminal renflé à son extrémité en un stigmate s, et les cinq stigmates restent long-temps soudés entre eux par les côtés.

375. Une portion du pistil de la Fraxinelle ( Diclamnus fraxinella ) où, des cinq carpelles, on en a enlevé deux pour laisser voir comment les styles s, nés sur le côté interne de ces carpelles et d’abord distincts, ne tardent pas à se rapprocher et se souder tous les cinq en un seul. — o Ovaires dont les deux de devant montrent leur face dorsale d et une de leurs faces latérales l. A la base du gynopliore g, on voit les cicatrices c marquant l'insertion du calice, des pétales et des étamines.

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