FRUITS. — DÉHISCENCE
S 527. Dans ce dernier cas les cloisons restent unies entre elles et avec l’axe, qui, au centre du fruit, persiste plus ou moins développé, chargé d’autant de lames verticales qu’il y a de cloisons, et dans l’angle rentrant que forment leurs intervalles tapissé par les placentaires auxquels les graines sont attachées. Dans les capsules à placentation centrale, le corps chargé de graines qui occupe le milieu de la loge est formé par l’axe, tout à fait comparable «à celui que nous venons de décrire . moins les cloisons, soit qu’elles aient disparu par suite d’une rupture prématurée (§ 292), soit qu’elles n’aient jamais existé.
Lorsque les cloisons ne se séparent pas des valves, dans la
déhiscence loculicide et surtout la septicide , elles doivent se séparer de l’axe, et, s’il est bien développé, on le voit persister dans la direction perpendiculaire sous la forme d’une pyramide ou d’un cône, d’un prisme ou d’un cylindre, comparable ainsi à une sorte de petite colonne , et pour cette raison nommé souvent columelle. Tantôt les placentas restent sur cette columelle, qui se trouve ainsi chargée des graines (dans les Euphorbes, par exemple, et autres Euphorbiacées [/?</. 424 a]); tantôt ils suivent les bords des carpelles avec les graines, et la coiurnelle ne les porte pas (par exemple, dans beaucoup de Malvacées).
Il est évident que l'axe ne peut se montrer quand la placentation est pariétale , puisqu’alors les éléments vasculaires et cellulaires qui le composent se sont partagés dès le bas de la loge pour former les placentas qui suivent la paroi.
§ 528. Nous avons dit (§ 508) que la déhiscence régulière a lieu généralement par le milieu des sutures formées de deux faisceaux accolés qui se décollent à la maturité. Mais quelquefois l’union de ces faisceaux est plus forte entre eux qu’avec le reste des parois, sur lesquelles se passe alors ce qu’on voit*souvent aux éloffes de nos vêtements, qui se déchirent en long à côté de la coulure plutôt que de se découdre. De même le péricarpe peut se rompre des deux côtés de la suture placentifère, qui forme alors une bandelette plus ou moins épaisse chargée de graines : le nom de replum
224. Capsule du Ricin \] ïicinus communis ) au moment de la déhiscence. Les trois carpelles ou coques c c c sc sont écartés de l’axe « qui les réunissait d’abord i voyez fig. 409), et qui persiste sous la forme d’une petite colonne dressée. Ces coques commencent à s’ouvrir par leur suture dorsale sd.