Embryon du Bunias orienlalis
ou droit, ou aigu ; ou même, se repliant complètement, marche parallèlement aux cotylédons, mais en sens inverse. La radicule ainsi
471. Embryon du petit Pois, qu’on a coupé en deux moitiés en écartant la supérieure de manière à montrer la séparation des cotylédons c charnus et accombants.
472-473. Embryons de Crucifères. — r Radicule. — c Cotylédons.
472. Embryon du Pastel \Isalis tincloria). — 1. Entier. — 2. Sa tranche horizontale.
473. — de la Giroflée commune [C heiranlhus cheiri). — 1. Entier. — 2. Sa tranche horizontale.
474. Graine du Fusain ( Evonymus europœus) coupée verticalement et comparée à quatre âges différents pour montrer le développement relatif de l’embryon e avec le périsperme p. — L’arille a été enlevé. — h Hile. — c Chalaze. — 1. Premier âge, où l'embryon est sous la forme d’un globule, encore indivis, niché au sommet du périsperme. — 2. Deuxième, où l’on commence à s’apercevoir des cotylédons. — 3. Troisième où l’embryon est plus allongé avec ses parties plus distinctes. — 4. Quatrième, où l’embryon, en s’allongeant, a dépassé la moitié du périsperme.
pliéo peut s’appliquer soit sur la face des cotylédons, soit sur leur bord. Dans le premier cas, on les dit incombants {fig. 472) ; dans le second, accombants {fig. 471, 473). Ces plicatures de la radicule sur les cotylédons peuvent coïncider avec celles des cotylédons sur eux-mêmes {fig. 469).
§ 575. Étudions maintenant les divers rapports de l’embryon avec les diverses parties de la graine qui le renferme , et d’abord avec le périsperme lorsque celui-ci s’est développé.
Nous avons vu que l’embryon n’est, dans le principe, qu’un trèspetit corps suspendu au sommet de la cavité embryonaire. Nous
avons vu qu’il s’étend graduellement {fig. 474), et finit souvent par la remplir tout entière, absorbant tous les sucs qui s’y sont accumulés, et même une partie des enveloppes qui existaient à une première époque. Qu'on suppose tous les degrés intermédiaires entre ce premier et ce dernier état de l’embryon; qu’on le suppose arrêté à chacun de ces degrés, et dans chacun de ces cas la place, qui n’est pas envahie par l’embryon, occupée par le périsperme : on concevra tous les rapports do grandeur possibles entre l’un et l’autre, rapports infiniment variés dont la nature nous offre tous les exemples {fig. 475, 476, 477). Ainsi l’embryon peut n’occuper qu’un très-petit
475-477. Graines mûres, coupées verticalement pour montrer les relations différentes de grandeur de l’embryon e par rapport au périsperme p. — t Tégument. — yFunicule. — h Hile. — c Chalaze.