EXPOSITION DIS FAMILLES. —MONOCOTYLÉDONÉES
<'t un peut par là les distinguer de quelques autres monocolylédonées sans périsperme, quoiqu’appartenant au premier groupe : les Orchidées, par exemple. Mais ces dernières ont des habitudes tout à fait différentes, vivant sur la terre ou sur les arbres. Nous avons donc cette première division :
C'rain- I périsperme. Végétaux aquatiques Tableau II.
i périspermée, excepté dans quelques végétaux terrestres. Tableau III.
Faisons remarquer que ces deux groupes ne se suivent pas dans la série naturelle, mais marchent plutôt parallèlement ; dans l’un comme dans l’autre, on s’élève graduellement de la fleur la plus simple, c'est à-dire réduite à une étamine ou à un carpelle, jusqu’à la plus composée, c’est-à-dire à celles qui présentent tous les vert ici Iles d’organes soudés ensemble.
(Tableau 11, pag. 564.)
$7 43. Nous avons défini ailleurs (§580, 566) les épi thètes diverses appliquées dans ce tableau à l’embryon. Cet embryon maeropode, c’est-à-dire à radicule très-developpée par rapport au cotylédon, est. comme on voit, un caractère presque général dans tout ce groupe de familles à graines sans périsperme; car on le retrouve aussi dans les trois dernières. La radicule ou. mieux, la tigelle ainsi allongée et renflée offre ordinairement un tissu très-riche en fécule et peut ainsi, pour la nourriture du jeune embryon, jouer le rôle physiologique dont sont ordinairement chargés ou les cotylédons, beaucoup plus développés relativement, ou le périsperme. C’est surtout dans les Zuostéracèes que la tigelle prend ces dimensions remarquables, formant même le plus souvent j, une excroissance latérale qui compose la plus grande partie de la masse de l'embryon. La même chose paraît avoir lieu dans les Lemna- 527.
cces (vulgairement Lentilles d’eau), où cette masse entoure de toutes parts le cotylédon caché au fond d'un canal intérieur dont elle est percée à son centre.
Nous voyons les enveloppes manquer à la fleur do la plupart de ces familles; c’est dans les Juncaginées, où elles commencent à se montrer, qu’on peut bien observer le passage de l’inflorescence à la fleur ainsi que nous l’avons montré (§385) par l’examen de deux de leurs genres : le Lilœa et le Triglochin. Dans cette der-
52". Embryon du Ruppia maritima. — e Cotylédon. — r Radicule. — / Fente correspondant à la gemmule. — h Excroissance latérale de la tigelle.
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