‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle ... BotaniqueChapitre 179 sur 258 · IJ I · texte numérisé non relu

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Familles. Tableau II

MONOCOTYLEDONÉES. 565

nière famille, les parties de l’embryon commencent à montrer leurs rapports les plus habituels de grandeur, la radicule étant beaucoup plus courte que les cotylédons [fig. 460). Le tissu de ces végétaux (comme de tous les végétaux aquatiques en général) est trèssimple ; le cellulaire y prend une grande extension, criblé de lacunes remplies d'air ou d’un autre gaz, et qui par là, diminuant la pesanteur spécifique de la plante, lui permettent de s’élever dans l’eau, jusqu’à sa surface ou en partie au-dessus. Les vaisseaux, au contraire, y sont beaucoup plus rares et même dans quelques-uns manquent complètement. De cette disposition doit résulter le peu d’activité des sécrétions et par suite le défaut de propriétés particulières, ainsi que d’usages utiles à l’homme. De toutes ces [liantes, la plus souvent citée est une Hydrocharidée , le Vallisneria spiralis qui encombre certains bras du Rhône et beaucoup de canaux et de fossés de notre midi. On a souvent raconté, en prose et en vers, comment ses fleurs mâles et femelles, séparées sur des pieds différents, se rejoignent au moment de la floraison; comment les premières se détachent alors par la rupture de leur pédoncule, flottent soutenues sur l’eau par la petite conque que forme leur périanthe bombé et se rapprochent des secondes, fixées à leur plante par un long fil dont la spirale s’est déroulée ; comment enfin, après ce rapprochement, la spire, rapprochant ses tours, renfonce la fleur fécondée qui mûrit sa graine sous l’eau.

§ 744. Parmi les Monocotylédonées qui (à part quelques exceptions) offrent des graines pourvues de périsperme, la fleur des unes, plus simple, n’a pas de périanthe véritable ; l’enveloppe qu’on rencontre n’eij a pas franchement les caractères ordinaires quant au nombre et à la structure de ses parties remplacées par des écailles ou des bractées; celle des autres montre un véritable périanthe à folioles verticillées trois par trois. De là une première division en Apérianthées et Périanthées.

VÉGÉTAUX MONOCOTYLÉDONÉS pérlspermés apérianthes.

(Tableau III, pag. 686.)

§ 745. Les premières peuvent se diviser en Spadicées et Glutnacées. Ces deux divisions sont ainsi nommées : la première , de son inflorescence en spadice (quelquefois dissimulé par le moindre développement et la chute précoce de la bractée générale qui ne persiste pas en spathe); la seconde, de la nature des enveloppes de la fleur qui ont reçu le nom particulier de glumes et représentent de petites bractées écailleuses.

Parmi toutes les familles énumérées dans ce tableau, nous ne nous arrêterons que sur les deux dernières, dont l’une surtout,

UOI’AMQUE.

celle des Graminées, mérite toute notre attention par son importance sous le rapport économique , aussi bien que botanique.

§ 746. Cypèracées. — On confond dans le monde , sous le nom d’herbes, des plantes monocotylédonées ordinairement vertes dans toutes leurs parties, même leurs (leurs, à tiges herbacées, à feuilles entières allongées en rubans étroits que parcourent parallèlement les nervures longitudinales; mais ces herbes appartiennent réellement à plusieurs familles différentes, plus particulièrement à celle-ci et à la suivante.

Les Cypéraeées se distinguent facilement des Graminées par leur tige pleine sans renflements à la naissance des feuilles, offrant souvent la forme d’un prisme triangulaire, forme qui se lie à la disposition tristique de ces feuilles. La portion vaginale de celles-ci entoure la tige sans se diviser jusqu’à la naissance du limbe, ou, en d’autres termes, leur gaine est entière; les supérieures même n'ont que le limbe sans gaine. Les fleurs sont disposées en épis vers le sommet de la plante, épis qui quelquefois, à cause de leur brièveté, prennent le nom d’épillets, groupés alors de diverses manières, les uns par rapport aux autres. Ces épillets consistent en une série de bractées écailleuses à l’aisselle desquelles sont situées tantôt plusieurs étamines autour d’un pistil, tantôt des étamines ou des pistils seulement. Ces parties manquent assez souvent aux écailles inférieures de l’épillet. Ces combinaisons diverses de fleurs hermaphrodites ou de (leurs diclines et les différentes dispositions des bractées de l’axe qui les porte, servent à distinguer plusieurs tribus. Ainsi des bractées distiques accompagnant des fleurs hermaphrodites caractérisent les Cypérées; imbriquée^ dans tous les sens, les Scirpées. Lorsque les étamines sont séparées des pistils, l’ovaire peut être caché dans une enveloppe particulière ou ulricule qui s’ouvre pour donner passage au style; et par les deux dents ou lanières de cette ouverture indique sa composition aux dépens de deux bractées opposées et soudées ensemble complètement, excepté au sommet. C’est ce qu’on observe dans les Cciricinées, tandis que dans les Sclériées , également diclines, l’ovaire n’est pas clos. Les étamines sont au nombre de I à 12 , le plus souvent de 3, et leurs (ilets grêles portant des anthères biloculaires s’insèrent, au-dessous de l’ovaire lorsqu’elles l’entourent. Dans ce cas, on trouve quelquefois, en outre, d’autres filets stériles ayant l’apparence de soies ou d’écailles en nombre égal ou plus grand. L’ovaire, surmonté d’un style bifide ou trifide à son sommet, est creusé d’une loge unique contenant un ovule dressé. Plus tard , son péricarpe prend une consistance crustacée ou osseuse (dans les Sclériées). La

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