Silique
631. La même, dont une des valves a été enlevée de manière à laisser voir les graines attachées au réplurn.
632. Coupe verticale. de la graine. — /Funicule. — l Tégument renflé à la chalaze c. — r Radicule. — c Cotylédons.
633. Tranche horizontale de la graine. — l Tégument. — r Radicule. — c Cotylédons incombants.
PAPAVÉRACÉIL. fil j
au moyen d’une plante nouvelle, et encore inconnue, mais qui, reconnue crucifère par le botaniste Forster , un des compagnons de Cook, fut essayée à ce titre et obtint un plein succès. Les embryons sont oléagineux, et plusieurs espèces sont en conséquence cultivées pour l’huile qu’on en tire, par exemple , le Colza ( Bras sien napus), la Navette [Hrassica campestris), la Camélina [Camelina sativa), etc.
§ 788. Papavéracées. — Nous retrouvons ici dans la fleur les parties qui se croisent alternativement • le calice de 2 sépales caducs (de 3 par exception); les pétales au nombre de 4 ou d’un de ses multiples ; les étamines en nombre double, ou plus ordinairement multiples, et alors opposées par faisceaux aux pétales. Le style est court ou nul, les stigmates au nombre de 2 ou plus, et nous avons vu dans ce dernier cas la disposition peltée et rayonnante qu’ils affectent. (§ 500, fig. 397). Le fruit offre à l’intérieur autant de placentas saillants sous forme de cloisons incomplètes, et à la maturité se fend en autant de valves complètement, ou bien seulementausommetqui, couronné par le bouclier stigmatifère, offre ainsi dans son pourtour un cercle d’ouvertures par lesquelles s’échappent les graines. Cellesci sont extrêmement nombreuses, avec un très-petit embryon vers l’extrémité d’un gros périsperme charnu-oléagineux. Les tiges sont ordinairement herbacées, les feuilles alternes, et toutes les parties gonflées d’un suc propre, généralement laiteux, rarement d’une autre couleur. Ce suc a des propriétés très-prononcées, les unes résultant d’une grande âcreté qu’on peut constater, par exemple, dans celui de V Eclaire , et qui fait employer comme purgatives ou émétiques les racines de plusieurs Papavéracées; les autres narcotiques, connues principalement dans les Pavots, et dues à plusieurs alcaloïdes que leur suc charrie, la méconine, la codéine , la narcotine et surtout la morphine. Ces substances, avec bien d’autres encore, composent l 'opium, qui n’est que ce suc concrété. après avoir été extrait des capsules et de leurs pédoncules, où il est plus abondant qu’ailleurs. Ces principes ne se trouvent pas dans la graine, de laquelle on tire une huile qui fut long-temps suspecte à cause de son origine, mais qui, reconnue innocente, a été admise dans le commerce et l’aide surtout à falsifier celle d’olive; elle est connue sous le nom ô’huile d'œillette, nom fort impropre qui n’est sans doute qu’un diminutif de celui d'o lium.
§ 789. Nous placerons ici un petit groupe intermédiaire, parmi les polypétales, entre celles qui offrent la placentation pariétale et celles où elle est axile; car il présente l’une et l’autre à la fois, mais se distingue de tout le reste par le petit sac charnu qui enve-
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loppc son embryon et qui est fourni par un périsperme interne, ordinairement accompagné d’un externe renflé en une masse farineuse , plus rarement isolé.
Familles.
Tableau IX.
Embryon dans un sac particulier.
— Fruit
i-loculaire, poly sperme.— Gros périsperme ) jjymphéacées. farineux /
! plongés dans un disque charnu. 1