‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle ... BotaniqueChapitre 212 sur 258 · ovules pendants. — Pas > Neldmbonées · texte numérisé non relu

ovules pendants. — Pas > Neldmbonées

de périsperme j

sur un réceptacle à peine élargi, i

2-3 ovules attachés à l’angle V Cabombacées. v interne. — Périsp. charnu. . .)

Nymphéacées. — Nous ne reviendrons pas ici sur cette famille, dont le type, le Nénuphar blanc, nous a déjà plusieurs fois occupés (§ 356, 560, fig. 223, 452). Les graines, dont la structure est si remarquable par l’existence d’un périsperme interne qui forme un petit sac autour de l’embryon , peuvent rendre quelques services par la masse du périsperme externe ou farineux, auquel on a eu quelquefois recours en temps de disette. Dans l’Amérique méridionale, on mange ainsi et l’on connaît sous le nom de Maïs d’eau celles d’une autre Nymphéacée, la plus belle entre toutes ces belles fleurs, et qu’on a jugée digne en conséquence d’être dédiée à la reine d’Angleterre, la Victoria regia. Les feuilles et les fleurs de ces différentes plantes flottent sur les eaux stagnantes, au-dessous desquelles se cachent leurs tiges rampantes, riches aussi en fécule qui peut servir à la nourriture, mais au moyen d’un lavage préalable qui la dépouille des principes amers qui y sont mêlés.

Les Cabombacées vivent également dans l’eau, ainsi que le Nelumbo , dont le fruit singulier, avec ses carpelles ovoïdes dispersés et à demi enfoncés sur un large plateau charnu, peut se voir représenté dans presque toutes les peintures chinoises, ainsi que ses fleurs et ses feuilles. On mange aussi ses rhizomes et ses fruits : dans ses graines, ce sont les cotylédons qui, devenus farineux, suppléent le périsperme manquant.

POLYPÉTALES HYPOGYNES à placentation axile.

§ 790. Comme les familles qui présentent ce triple caractère sont extrêmement nombreuses , nous chercherons à les distribuera leur tour en plusieurs sections, et la structure de la graine nous fournira une première division. L’embryon est à nu sous les téguments; ou bien il est entouré par un périsperme qu’il égale à peu près en longueur: ou bien beaucoup plus court que lui, il est niché à son

RENONCULACÉIL. 617

extrémité. Mais faisons remarquer que si ce dernier caractère a une valeur réelle, les deux autres semblent en avoir beaucoup moins. Le périsperme , lorsque sa masse n’est pas proportionnellement beaucoup plus considérable que l’embryon, paraît perdre pour la classification une grande partie de son importance; il passe par des dégradations insensibles du plus au moins , et même disparaît tout à fait dans des plantes évidemment assez voisines : aussi dans nos tableaux nous verrons-nous amenés quelquefois par deux chemins à la même famille, généralement, il est vrai, à des tribus différentes.

(Voyez Tableau X, page 612.)

§ 791. Renonculacées ( Ranunculaceœ). — Pour ceux qui veulent bien comprendre ce que c’est qu’une famille, c’est un excellent sujet d’étude que celle - ci , d’autant plus qu’elle a servi en quelque sorte de base à tous les travaux d’A.-L. de Jussieu, à qui son examen fournit le premier aperçu sur la classification naturelle des plantes. Un calice composé de cinq folioles, cinq pétales alternes, des étamines en nombre indéfini et libres sur un torus plane ou saillant au bas duquel elles s’insèrent (fi g. 634 e); plusieurs carpelles indépendants (fig. 634 pi), tantôt indéhiscents et mono-

O tri

634-639. Organes de la fructification d’une Renoncule (Ranunculus acns).

634. Fleur coupée verticalement. — c Calice. — pe Pétales. — e Étamines. — pi Pistil composé de plusieurs carpelles sur un axe allongé.

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