Diagramme de la fleur
658. Sa coupe longitudinale. — c Calice. — e Etendard. — a Une des ailes. — :a Moitié de la carène. — t Tube des étamines. — o Ovaire ouvert, avec ses ovules- — s Stigmate.
659. La gousse s’ouvrant en deux valves, de manière à montrer l’insertion des 'raines.
660. Une graine séparée. — f Punicule. — c Clialazc. — ni Micropyle.
661. Embryon dont on a écarté les cotylédons cc, pour laisser voir la gemmule g achée entre eux. — r Radicule.
ot a passer à l’hypogynie. Remarquons aussi que quelquefois la membrane inlerne de la graine s’épaissit beaucoup et simule presque un périsperme. Nous avons eu plusieurs lois occasion de parler des feuilles qui, dans un grand nombre de légumineuses, sont composées une ou plusieurs fois et souvent articulées, toujours munies de stipules à la naissance de leur pétiole.
Quand on réfléchit au nombre si grand d'espèces contenues dans ce groupe, qui comprend des plantes de toutes dimensions et du port le plus varié, depuis les arbres les plus élevés jusqu’aux herbes les plus humbles, on doit s’attendre à y rencontrer en même temps une grande variété de produits et de propriétés. Les passer en revue serait une tâche beaucoup trop longue, et nous nous contenterons de signaler ici les plus remarquables.
Beaucoup d’arbres de cette famille sont employés pour la charpente dans les pays où ils croissent, et on peut citer dans le nôtre le faux-Acacia, excellent par sa durée et par sa résistance à l'humidité. Le grain serré, les teintes foncées que prend le cœur dans un grand nombre, les font rechercher pour l’ébénisterie et les ont rendus un objet de commerce plus ou moins considérable. Citons le bois de Palissandre, dont l’origine, long-temps inconnue, est rapportée maintenant à une Légumineuse (une espèce de Dalhergia) , le bois de Fernambouc (Cœsalpinia echinata) , de Brésil (6’. brasiliensis) , de Sappan (C. sappan ), un bois de Fer ( Smart zia tomentosa ), celui de Baphia, et tant d’autres, parmi lesquels un arbre indigène, 1 e faux-Ebénier (Cytisus laburnum), pourrait être mentionné. Plusieurs Légumineuses sont des lianes, et, comme tant d’autres, présentent une structure anormale dont déjà nousavons cité un exemple (§ 85, ftg. 105). On y remarque souvent: l’enchevêtrement des couches corticales avec les ligneuses, tel gu’on a quelquefois des zones alternatives des unes et des autres ; d’autres fois une sorte de réseau formé par la substance corticale au milieu du bois, qu’elle vient veiner alors avec plus ou moinsd’élégance : c’est ce qu’on voit parfaitement sur la tige d’une liane maintenant assez communément cultivée pour ses belles fleurs, le Glycine sinensis.
Beaucoup d’espèces herbacées de Papilionacées sont riches en principes nutritifs, cultivées comme fourragères, et ce sont ellesdont, on forme les prairies artificielles : les Trèfles, les Luzernes, les Sainfoins, etc., etc. Elles abondent, en effet, en produitsazotés, et nous avons vu (§ 288) qu’elles peuvent prendre directement dans l’atmosphère une certaine proportion d’azote.
Cette propriété se retrouve souvent dans le péricarpe foliacé des-