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Tranche horizontale du fruit

676. La coupe verticale. — J Péricarpe. — g Grawic. — p Périsperme. — / Embryon.

pliée en dedans [fug. 282, 673) : souvent cette corolle n’est pas parfaitement régulière, mais les pétales situés au pourtour de l’ombelle prennent beaucoup plus de développement que les autres. Ce sont surtout les caractères tirés du fruit qu’il importe de bien connaître, et ils résultent des nervures saillantes à sa surface [fig. 672), le long, de laquelle ils dessinent des côtes ( juga ) plus ou moins développées? tantôt sous la forme de lignes superficielles, tantôt sous celle de crêtes. Or le calice adhérent se compose de cinq folioles, ainsi que: le prouvent les dents libres au sommet; chacune d’elles offre une nervure médiane, et leurs bords en se soudant deux à deux déterminent autant d’angles alternant avec les premiers, de sorte que l’ensemble du fruit en présente dix correspondant alternativement aux nervures médianes [juga carinalia ) et aux bords réunis ( juga suturalià) ; et que chacun des deux carpelles en présente cinq, un médian , deux intermédiaires et deux latéraux qui s’accolent avec les homologues du carpelle opposé. Entre les cinq côtes ainsi formées à la surface d’un carpelle doivent se trouver quatre angles rentrants ou vallécules ( valleculæ ). Quelquefois une nervure secondaire, double par chaque foliole, divise chaque vallécule dans sa longueur et en double ainsi le nombre. Souvent, dans l’épaisseur du péricarpe et le long de chaque vallécule, sont creusées une ou plusieurs lacunes remplies d’un suc propre résineux, qui vont en s’élargissant de haut en bas où elles se terminent en cæcum , et dessinent à l’extérieur autant de lignes colorées ou bandelettes (vittœ). Ce sont la forme et le nombre des côtes, des vallécules, et la disposition dés bandelettes, qui fournissent les caractères principaux maintenant employés et qu’il faut apprendre à déterminer. Les faces internes, par lesquelles les deux carpelles sont d’abord réunis, et qui finissent par se séparer, sont quelquefois planes ( Ombellifères orthospermées [ fig 675, 676]), d’autres fois concaves, soit par l’inflexion de leurs bords ou côtes latérales (O. campylospermées), soit, plus rarement, parce qu’elles se recourbent à leurs deux extrémités (O. cœlospermées). Le périsperme , formant la plus grande partie de la masse de chaque carpelle et intimement adhérent à ses téguments, présente les mêmes modifications de forme.

Le suc accumulé dans les bandelettes est une huile aromatique qui communique ses propriétés et son parfum aux graines employées en conséquence dans un certain nombre d’espèces, comme V Anis, le Coriandre , le Fenouil , le Cumin , etc., etc. Celte huile est souvent associée à un principe narcotique dans les autres parties du végétal, surtout dans l’écorce et les feuilles où abondent les sucs propres qui peuvent, suivant la proportion du principe oui

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domine, présenter des qualités diverses. Tantôt ils forment dos gommes-résines stimulantes ou antispasmodiques utilement employées par la médecine, comme Vassa-fœtida , Vopopanax , le sagapenum, le galbanum , la gomme ammoniaque; tantôt ils deviennent des poisons plus ou moins violents dans le C onium maculai um, le Cicuta virosa , YŒthusa cynapium , le Phellandrium aquaticum, etc., plantes auxquelles on donne vulgairement les noms de Ciguë, petite Ciguë, Ciguë aquatique, sans pouvoir déterminer avec précision celle avec laquelle se préparait le breuvage de mort si célèbre dans l’antiquité; tantôt enfin ils sont mitigés au point de ne plus servir, de même que dans les graines, qu’à aromatiser les parties au milieu desquelles ils se distribuent et qui deviennent comestibles, comme dans les feuilles du Persil, du Cerfeuil , dans les tiges de V Angélique. Mais faisons remarquer que c’est surtout dans les parties soustraites à l’action de la lumière que cela a lieu, dans les racines particuliérement, comme celles do la Carotte, du Panais, etc., etc., d’un usage si journalier, et que les jardiniers déterminent artificiellement cette modification en couvrant certaines portions destinées à la nourriture, par exemple les feuilles du Céleri. On a observé aussi que ces propriétés augmentent ou diminuent d’énergie suivant le climat plus ou moins chaud : qu’ainsi le Conium maculatum , poison dangereux dans le midi de l’Europe, peut se manger sans inconvénient en Russie. Les racines charnues, que nous avons citées plus haut et que chacun connaît, présentent en outre une proportion assez considérable de matière sucrée.

§ 819. Rhamnées. — On confondait autrefois sous ce nom les plantes munies d’étamines opposées aux pétales, auxquelles on l’applique aujourd’hui exclusivement, et les Célastrinées, où les étamines alternent suivant la loi plus ordinaire. Cesdeux familles néanmoins jouissent de quelques propriétés communes : les principes colorants vert et jaune que fournissent plusieurs de leurs espèces; le principe acre et purgatif qui réside dans plusieurs de leurs fruits, notamment ceux (les Nerpruns; le principe astringent cl stimulant que présentent quelquefois les parties herbacées, et qui font employer l’infusion des feuilles de quelques-unes en guise de thé. Les Arabes ont l’habitude de mâcher fraîches celles du Hat ( Ce lastrus edulis) et de se procurer ainsi une excitation analogue à celle qui résulte de l’usage des narcotiques. 11 est à remarquer que les Rhamnées, à côté de ces genres à fruit vénéneux , en présentent d’autres où le péricarpe se gonfle d’un mucilage sucré qui lui donne des propriétés adoucissantes tout à fait opposées et le

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fait rechercher comme aliment. Chacun connaît celui du Jujubier, et un autre du même genre, celui du Zizyphus lotus, faisant la nourriture habituelle de certaines peuplades connues en conséquence dans l’antiquité sous le nom de Lotophages. Dans YIJovenia dulcis, ce n’est plus le fruit qu’on mange, c’est son pédoncule extrêmement épaissi et succulent, modification que nous avons déjà signalée dans quelques autres plantes (§ 807). On sépare les Célastrinées en deux tribus, ou même en deux familles distinctes : les- Staphylées, à feuilles composées, à graines dépourvues d’arille et où le périsperme forme une lame très-mince; les Evomjmées, à feuillessimples, à graines pourvues d’un arille charnu (fig. 451) et d’un périsperme épais : ces dernières ont pour type ÏEvonymm ou Fusain , dont le charbon léger et poreux est employé, comme chacun sait, pour des crayons, qu’on fabrique du reste aussi avec plusieurs autres bois doués des mêmes qualités.

VÉGÉTAUX DICOTYLÉDONES MONOPÉTALES.

§ 82 0 . Nous les avons vus divisés par Jussieu (§701) en llypocorollées, Péricorollées et Epicorollées , ces dernières partagées em deux classes suivant que leurs anthères sont distinctes ou soudées entre elles. Tout en suivant cette classification, nous confondronsles monopétales à insertion périgynique et épigynique, à cause de la difficulté qu’on éprouve fréquemment à distinguer l’une de l’autre dans la pratique.

MONOPÉTALES H Y P O G Y N E S .

§ 821 . Parmi les autres, nous commencerons par un certain nombre de familles qu’on peut considérer comme établissant le passage des polypétalées aux monopétalées. Plusieurs en effet, nous offrent ce double caractère dans leurs genres, liés du reste entre eux par une affinité évidente: telles sont les Styracinées, les Ébénacées, lesllicinées. Quoique dans le reste les pétales se soudent entre eux . jusqu à une certaine hauteur, c’est, quelquefois dans une étendue extrêmement courte ; et d’ailleurs plusieurs caractères propres aux plantes essentiellement monopétalées font ici défaut. Dans cellesci, les étamines sont portées sur la corolle; leur nombre égale au plus ou n’atteint pqs celui de ses divisions, et enfin on ne retrouve pas ce nombre dans celui des carpelles, qui, pour la plupart des cas, se réduit à trois ou plus ordinairement deux. Les familles qui suivent nous présentent au contraire des carpelles souvent en nombre

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