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égal aux pétales, des étamines souvent en nombre double ou multiple, et très-fréquemment aussi parfaitement indépendantes de la corolle. Plusieurs il est vrai ont, suivant la loi ordinaire, leurs étamines insérées sur le tube de cette corolle, et en même nombre que ses lobes ; mais le plus souvent alors elles leur sont opposées , et la présence fréquente d’autres corps, même de filets stériles, qui, alternant avec elles, viennent occuper leur place normale, indique assez l'existence d’un second verticille d’étamines dissimulées jusqu'à un certain point par un avortement plus ou moins complet. Ces diverses considérations nous ont engagé à présenter ces familles dans un tableau à part ; et , si dans quelques-uns de leurs genres, même dans un petit nombre de familles tout entières que nous avons cru devoir y comprendre, nous ne trouvons pas ces caractères exceptionnels , leur place naturelle n’en est pas moins marquée ici par l’ensemble de tous leurs autres caractères, auquel nous avons dû devoir égard. L’insertion même semble perdre un peu de son importance dans ce groupe ainsi formé qui nous offre quelques cas, bien rares il est vrai, de périgynie : nouveau lien avec les familles polypétales par lesquelles nous avons fini.
(Tableau* XI I, page 618.)
§ 822. Éricinées. — Les cinq premières familles ont été plus tôt ou plus tard confondues toutes sous le nom d ’Ericæ ou Bruyères , et offrent en effet les rapports les plus intimes malgré les différences indiquées qui les font séparer en plusieurs groupes. Les fruits, lorsqu’ils sont charnus, comme ceux des Arbousiers, des Vaccinium, se mangent crus ou cuits pour la plupart dans les contrées où ils croissent; le plus usité en Europe est celui de l’Airelle ( Vaccinium myrtillus ), celui dont Virgile a dit : vaccinia nirjra leguntur. On a remarqué cependant que celui de l’Arbousier commun (. Arbutus unedo) contientune très-petite proportion d’un principe narcotique qui en rendrait l’excès dangereux. Ce dernier principe se retrouve au reste dans plusieurs Rhodoracées, quelques Rhododendron, Kalmia, Azalea , etc. Il semble démontré que le miel qui enivra un grand nombre de soldats dans la retraite des dix mille Grecs à travers l’Asie-Mineure avait été récolté par les abeilles sur les nectaires des (leurs de V Azalea pontica; et les feuilles du Ledum palustre, employées dans la préparation de la bière, la rendent extrêmement capiteuse. On remarque aussi dans diverses parties de beaucoup d’Éricinées des propriétés très-astringentes; et on a particulièrement constaté la présence du tanin et de l’acide gai-
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