‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle ... BotaniqueChapitre 226 sur 258 · et · texte numérisé non relu

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Familles. Tableau XII. MONOPÉTALES A COROLLE RÉGULIÈRE,

à étamines ordinairement hypogynes. souvent indépendantes d’elle, multiples, doubles ou opposées, très-rarement égales et alternes, ou moindres ; à carpelles en nombre souvent égal aux divisions de la corolle

ÉBÉNACÉES. — IL1C1NÉES. — JASMUNÉES. 649

lique dans YArbutus uva-ursi, dont les feuilles sont en conséquence employées pour l’apprêt des cuirs.

§ 823. Les Styracînées, qu’il conviendrait peut-être mieux de placer parmi les polypétales périgynes, méritent d’être citées pour la production d’un baume bien connu , le benjoin , fourni par le Styrax benzoin. Un autre baume, répandu dans le commerce sous le nom de storax, a passé long-temps pour venir du Styrax officinale ; mais son origine est encore douteuse.

§ 821. Les Ébénacées sont remarquables par la dureté de leurs bois qui a valu à plusieurs le nom de bois cle fer. Le plus connu est l'ébène, celui du Dios pyros ebenus, dont plusieurs autres espèces offrent les mêmes qualités. On mange à l’état blet les fruits de quelques-unes, et l’extrême acerbité de leur chair avant qu’elle ne passe à cet état (qu’elle précède en général dans tous les fruits qui en sont susceptibles) indique assez l’existence de principes astringents.

§ 82o. On la retrouve encore dans les fruits et l’écorce de plusieurs Ilicînées. Faisons observer que cette propriété se renccntn dans la plupart des végétaux employés comme succédanés du thé. Nous en aurions pu mentionner plusieurs dans les familles précédentes, mais nous ne devons pas dans celle-ci passer sous silence Yllex paraguensis, dont l’infusion des feuilles est si usitée dans l’Amérique méridionale sous le nom de maté ou thé du Paraguay, et dont il serait intéressant de comparer la composition chimique à celle du thé véritable. L’écorce du lloux commun [Ilex aqui folium) contient un principe particulier nommé g lutine, au moyen duquel on prépare la glu.

§ 820. Les Jasminées sont connues par l’abondance de l’huile volatile qui donne un si délicieux parfum à beaucoup de leurs fleurs. Celles des Oléinées, parmi lesquelles il suffit de citer le Lilas, ainsi que celles de YOlea fragrans , qu’on emploie en Chine pour aromatiser le thé, offrent aussi pour la plupart une douce odeur. Mais cette dernière famille est surtout utile par la présence de l’huile dans le péricarpe des Oliviers, dont une espèce est si généralement cultivée sur toutes les côtes de la Méditerranée, cl qui existe à un moindre degré dans celui de quelques autres genres drupacés où on la néglige. C'est aussi à cette famille qu’on rapporte le Frêne, duquel plusieurs espèces laissent échapper par incision de leur écorce la manne, cette substance sucrée et légèrement purgative, dont les propriétés paraissent dues à un principe distinct du sucre, la mannite, qui se retrouve au reste dans plusieurs végétaux extrêmement différents, même, à ce qu’on assure, dans des Champignons.

§ 827. Les fruits pulpeux d’un assez grand nombre de Sapotée» sont recherchés dans les contrées tropicales où elles croissent notamment celui du Sapotilier, qui a donné son nom à la famille. Leur graine est riche en une huile grasse peu fluide et se concrétantde manière à prendre la consistance du beurre, particulièrement dans le Bassia butyracea. On connaît une autre espèce de ce dernier genre sous le nom d 'Arbre au beurre en Afrique, et son produit sous celui de beurre de Galam. Considérée sous le rapport botanique, cette famille nous offre un véritable intérêt; car elle montre le passage entre celles où les étamines sont multiples des divisions de la corolle et celles où elles leur sont égales et opposées , présentant elle-même des étamines fertiles dans celle dernière position et des filets stériles dans leur intervalle.

§ 828. Les Primulacées, parleurs étamines opposées aux lobesde la corolle [fig. 677, 678), par la placentation centrale de leurs graines ( fig . 678, 679, 680), et par la situation de l’embryon qui tourne

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