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L’embryon séparé

MONOPÉTALES. — HYPOGYNES. 651.

son côté, au lieu de son extrémité, vers le point d’attache ( fi g . 682), se distinguent facilement de toutes les autres familles monopétales, si ce n’est des Myrsinées. Mais celles-ci sont en quelque sorte les Primulacées des régions tropicales, où elles croissent exclusivement, et elles n’y sont représentées que par des arbres ou des arbrisseaux ; tandis que les Primulacées proprement dites, habitantes des climats tempérés ou froids, sont toujours herbacées. On ne les recherche qu’à cause de l’élégance de leurs Heurs, qui, pour plusieurs espèces, offrent l’avantage de paraître à une époque de l’année où nos champs et nos jardins sont encore si peu fleuris, précocité qui a valu son nom au principal genre, la Primevère ( Primula ). Les propriétés de cette famille sont peu prononcées, mais paraissent avoir un certain degré d’énergie, notamment dans \‘ Anagallis ou Mouron (qu’il ne faut donc pas confondre avec celui des oiseaux). L’extrait de VA. arvensis est un poison de la classe des âcres.

§ 829. Les familles comprises dans les tableaux suivants, et qui forment la grande majorité des monopétales, présentent constamment ces caractères que nous avons plusieurs fois signalés comme liés à cette modification de la corolle dans le nombre, la position et l’insertion des étamines, ainsi que dans le nombre des carpelles ordinairement inférieur à celui des pétales, quoique dans quelques rares exceptions on le trouve au contraire supérieur. Plusieurs Mantes des familles énumérées dans le tableau précédent, et où ’on rencontre ces mômes caractères, devraient donc se ranger dans un de ceux qui suivent, si l'on n’avait égard qu’à leur place systénatique; mais nous avons mieux aimé les laissera celle que leur issignent leurs rapports naturels. On ne pourra en aucun cas les •onfondre avec celles du tableau XIII, où la corolle est irrégulière, ?t, quant à celles du tableau XIV, l’examen des autres caractères pourra facilement décider la question dans le petit nombre de ;as où elle serait douteuse.

(Tableaux XIII et XIV, pages 652 et 653.)

§ 830. Avant d’examiner en particulier quelques-unes des familles nentionnées dans les deux tableaux suivants, il convient d’exaniner en général plusieurs points de leur organisation. Celles dont es pétales inégaux forment par leur réunion une corolle irréguière nous occuperont d’abord. Ordinairement un de ces pétales est •pposé à la bractée , c’est-à-dire regarde en dehors et se soude Mus ou moins haut avec les deux voisins, tandis que les deux au-

I 2-4-8-loculaire. 1 seule graine dressée. Fruit inerme. Périsperme nul. Etamines didynames. . — Verbénacées. 4 distincts, avec style gynobasique. 1 seule graine dressée. Pas de périsperme. Etamines didynam., très-rarement 2. — Labiées.

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