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Familles. Tableau XIII. MONOPÉTALES HYPOGYNES,
à corolle irrégulière , portant les étamines alternes , réduites à 4 didynames ou à 2 par l’avortement complet ou partiel des autres.
MONOPÉTALES HYPOOYNES. 653
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Familles. Tableau XIV. MONOPÉTALES HYPOGYNES,
à corolle régulière, portant les étamines alternes en nombre égal.
1res se déjettent du côté opposé ou intérieur, de manière que le limbe se partage en deux parties ou lèvres, la supérieure bilobée, l’inférieure trilobée; et qu’en coupant la corolle, suivant un plan parallèle à l’axe, on obtient deux moitiés inégales et de formes différentes dont chacune constitue une de ces lèvres; en la coupant dans un plan perpendiculaire au précédent et suivant l’axe, on obtient deux moitiés symétriques. Le calice peut être luimême régulier ou participer à cette irrégularité ; dans ce dernier cas, il sera lui-même bi labié. Des cinq étamines alternes avec les cinq pétales, celle qui s’insère dans l’intervalle des deux lobes de la lèvre supérieure ne se développe que rarement ; le plus souvent elle avorte, soit incomplètement, indiquant alors sa présence par un filet rudimentaire (comme dans plusieurs Scrofularinées et Birjnoniacées ), soit tout à fait. Dans ce dernier cas, des quatre aulres étamines, les deux inférieures, celles qui alternent avec les lobes de la lèvre inférieure, prennent un plus grand développement; les deux latérales, celles qui alternent avec les deux lèvres, se développent aussi tout en restant plus petites (auquel cas on a des étamines tétradynames), ou ne se développant qu’incomplétement et ne se montrant qu’à l’état rudimentaire (auquel cas la lleur est diandre).
g 831 . On a pu remarquer combien, dans les familles à Heurs régulières aussi bien qu’irrégulières, est fréquent le nombre binaire des carpelles, et un examen attentif porte à penser qu’il l’est en réalité plus encore que ne l’indiquent nos tableaux. Nous trouvons, en effet, que dans certaines familles le nombre des loges se réduit souvent de quatre à deux, mais qu’alors celui des graines est double dans chacune; que dans d’autres le nombre 4 des carpelles est constant (comme dans les Labiées et les Borraginées) ; mais alors même le style unique est bifide, ou terminé par deux stigmates, et chacun des stigmates s’oppose à une couple de carpelles. D’ailleurs les insertions des quatre ovules ne se croisent pas d’ordinaire régulièrement, mais se rapprochent deux à deux en s'opposant aux deux stigmates. Certaines monstruosités nous montrent les carpelles dissociés, mais par couples dont chacune porte un style avec son stigmate; et un genre de Dichondrées offre deux styles distincts , chacun servant également une paire de carpelles. Il serait peut-être permis d’en conclure que chacun de ces couples représente un carpelle unique bi lobé ou biovulé, ce que confirmerait l’existence fréquente de deux ovules dans chacune des loges des ovaires franchement biloculaires, et la tendance que ces mêmes loges ont à se diviser en deux compartiments par la
BIGlNONIACEES — ACANTHACÉES.
récurrence d’une cloison médiane. C’est même ce qui porto dans certains cas le nombre apparent des loges à 8; c’est qu’alors il y en a réellement quatre, mais chacune coupée en deux par une cloison ; en ce cas (dans certaines Verbenacées), au lieu de 8 noyaux uniloculaires, on en observe quatre biloculaires.
La position des deux loges relativement à l’axe de la fleur est au contraire fixe et importante. Dans les Scrofularinées, Solanées, Acanthacées, etc., l’une des logos est supérieure, c’est-à-dire tournée du côté de l’axe; l’autre inférieure, c’est-à-dire tournée du côté de la bractée. Dans les Gentianées, Apocynées, Asclépiadées, etc., elles sont toutes deux latérales, situées, par rapport à l’axe, l’une à droite et l’autre à gauche.
$ 882. Bignonîacées. — Les plantes de cette famille sont des arbrisseaux ou des arbres remarquables par la beauté de leurs fleurs, et dont quelques-uns se rencontrent fréquemment cultivés dans les parcs et les jardins : comme le Catalpa , depuis long-temps connu et comme naturalisé; et le Paulotcnia imperialis, rapporté du Japon et si rapidement multiplié chez nous depuis quelques années seulement. Beaucoup de ces arbrisseaux sont des lianes, et la plupart " présentent dans leur système ligneux une disposition singulière que nous avons déjà signalée (§ 87, fuj. 108). Le bois, en effet, forme une colonne à quatre cannelures très-profondes, de telle manière que sur une section horizontale il figure une sorte de croix de Malte. L’intervalle des quatre lobes ligneux est entièrement rempli par la substance corticale, qui, du reste, revêt régulièrement tout le contour en lui conservant une forme à peu près cylindrique, telle que la modification de l’intérieur ne se manifeste pas du tout au dehors et ne devient apparente que par la dissection. Plus rarement le nombre de ces lobes ligneux est double, et chacun d’eux se bilobe lui-même plus tard, portant ainsi à Ifi les cannelures du corps ligneux alternativement plus et moins profondes.
g 833. Acanthacées. — Nousavons indiqué, comme caractère dis tinctif de cette famille, ses graines rétinaculées. On appelle ici rot i nacle un prolongement du placenta qui s’avance sous chaque graine en la sous-tendant; il a la forme d’une petite gouttière terminée en pointe et souvent recourbée en crochet. Après la chute des graines, on aperçoit ces rétinacles persistant et saillant sur le bord interne des cloisons, qui se séparent entre elles, et fréquemment aussi des valves auxquelles elles sont opposées. Dans un petit nombre de genres ils manquent, remplacés alors par une petite cupule cornée ( Thunbergiées ) qui embrasse le hile, ou par une papille [Nel-
S OVÙ’PS).
§ 834. Labiées ( Labiatœ ). — La corolle labiée ( fig . 296, 685), les étamines didynames rarement réduites à deux (dans les Sauges, par exemple) par l’avortement presque complet des deux intermédiaires, et les 4 ovaires avec un seul style gynobasique {fig. 372) bifide à son sommet [fig. 686 s), distinguent facilement cette famille de toutes les autres. Ajoutons-v leur tige ordinairement quadrangulaire et leurs feuilles opposées ; et, lors môme qu’on n’au-
684-688. Organes de la rolle. — L Tube. — ls Sa s Style et stigmates.
fructification du Lamium album. c Calice. — p Colèvre supérieure. — li L’inférieure. — n Étamines. —