COTRES PRIMITIFS DE VÉGÉTATION
([iir lui assignent les conditions propres à son organisai ion particulière, dont nous ne pouvons nous rendre compte. Suivant ces différences de vitalité (|ui permettent aux unes et interdisent aux autres des séjours variés, les unes se répandent dans un vaste espace, les autres se concentrent dans des limites plus ou moins rétrécies; mais il en est qu’on rencontre sur des points trèsdistants, séparés par des obstacles naturels dont nous venons de signaler quelques-uns et qu’elles n’ont pu franchir seules. Elles ont pu, comme dans les casque nous avons cités, être transportées des uns aux autres par l’homme, ou par quelques-uns de ces agents divers qui favorisent la dissémination (S 5St>) . Il y en a cependant pour lesquelles on ne peut expliquer ou supposer celte agence, et l’on se trouve ainsi conduit à admettre que plusieurs ont pu appartenir a plusieurs centres de végétation primitive à la fois, et que chacun de ces centres se compose de végétaux en plus grande proportion propres a lui seul , en moindre proportion communs à plusieurs autres en même temps. On a nomme sp orat/tqiics (-rr-.s a-L*',;, vagabond) ces végétaux répandus dans de grands espaces et dans plusieurs pays différents, endémiques (tv4r,;o>;, résidant dans sa patrie) ceux qu’on a observés dans un seul pays. Parmi les premiers, les uns se montrent sur des points très-divers d’une mente zone, mais sans la franchir (comme par exemple le Sanvaqcsia erecta qu’on a observé- aux Antilles, à la Guyane, au Présd, à Madagascar, à Java); d’autres sur plusieurs zones à la fois (comme le Srirpus maritimus, qui croît en Europe, dans l'Amérique du nord, aux Indes occidentales, au Sénégal, au Gap, à la Nouvelle-Hollande ; le Sanwliis Valerandi, presque également disséminé). Les mêmes épithètes peuvent s’appliquer aux genres et aux familles aussi bien qu’aux espèces, nécessairement dans des limites filus étendues. Les Cactées, concentrées dans l’Amérique intertropiéa'c qu’elles ne dépassent que peu au nord ; les Quinquinas sur une certaine zone des Andes, Sont des exemples de famille et de genre endémiques.
£ 8X5. Si deux points placés sur le globe à des distances assez considérables, mais dans des conditions analogues, n’offrent pas la même végétation, il y a néanmoins, en général, entre les deux végétations des rapports qu’on ne peut pas méconnaître. Les piaules d’une part diffèrent en tant qu’appartenant à deux centres différents, de l’autre se rapprochent en tant que destinées à vivre dans des conditions semblables. Ainsi ce peuvent être les mêmes genres représentés par des espèces différentes, les mêmes familles représentées par des grnn s différents ou des familles voisines. Les exemples pourraient être apportés en foule; il nous suffira d’en rappeler quelques-uns déjà cités pour la p ttparl, comme celui des /intentât res cl des Conifères de IT.urope tempérée, représentées par d’autres espèces des mêmes genres dans la même zone de l’Amérique septentrionale ; ceux des Conifères par d’autres genres (z irait caria, Poflncar/tus) dans celle de l’Amérique méridionale : le Hêtre commun placé vers la limite seplentrioua'e de la zone tempérée dans notre hémisphère , le Hêtre antarctique placé vers la limite méridionale dans l’Iiéniisp1 ère austral : deux espèces de C hnmœmps marquant la limite septentrionale des Palmiers, Vluimitis eu Europe, le palmctta en Amérique; le lllinili tlendrnn des Alpes, remp'acé en Laponie par une autre espèce, sur les And s par un autre genre, le licfuria ; la présence des Vins niées aux terres australes, au Gap de Jlttunc-Espérance, dans l’Europe méridionale, mais sur
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chacun de ccs |)niiils offrant des genres assez divers pour lortncr autant de tribus distinctes; les fëricinécs du Cap, remplacées en Australie par la famille voisine des Fpncridées ; celle des Selngmées par les Mynpnrinces, etc., etc. Ou pourrait donc, par une comparaison empruntée a la chimie, dire que dans ces combinaisons de familles, de {«cures , d’espèces , qui forment la végétation d’un pavs , ii existe des équivalents , il s’opère des substitutions , pour constituer celle d’un autre pays analogue quoique différente.
§ 88li. Pour celte étude comparative «le toutes les végétations d’où resultera la science de la géographie botanique, il est nécessaire de constater et d<; faire connaître toutes les plantes de chaque pavs. Les livres écrits dans ce but ont reçu, depuis Linné, le nom de Flores, nom qu’on emploie aussi dans le sens où nous avons pris jusqu’ici le mot de végétation. La Flore française de T)e andolle est l’ouvrage écrit par cet auteur sur les plantes de France; la Flore française en général est l’ensemble de ces piaules. Malheureusement les botanistes ont dû le plus ordinairement se renfermer dans la circonscription géographique des pays qu’ils décrivent, circonscription déterminée par la politique et non par la nature , par conséquent sujette à varier. Pour arriver à des résultats plus généraux, ou est donc obligé de relier l’une à l’autre des Flores d’auteurs divers , faites le plus souvent dans ntt esprit et sur un plan différents, n’apportant pas des documents de la même valeur et du même ordre , et laissant sur l’identité ou la différence de certaines espèces des doutes qu'entraîne la diversité de nomenclatures. 11 manque cette unité qu’on obtiendrait si ébattue Flore comprenait une région bien naturelle.
, § 887. Mais comment bien déterminer ces régions botaniques? Il v eu a
que la nature même a nettement circonscrites en les entourant de barrières infranchissables, comme certaines îles isolées au loin au milieu de l’Océan, Sainte-Hélène, les Sandwich, Madagascar, etc., etc. La difficulté se présente pour lit division «les continents avec les archipe's ou îles peu distantes qui s'y rattachent, Il s’y rencontre sans doute certaines portions environnées de bornes qui arrêtent de toute part la végétation dans son ravonnemenl autour de ce centre, des mers, des déserts, de hautes chaînes de montagnes. Mais il est raie qu'elles soient ainsi comp élément emprisonnées, et qu’il n’existe pas qticlipte lacune, quelques points de communication par lesqtte s peut avoir lieu le passage des plantes qui se répandent ainsi dans les régions voisines et tendent à se confondre. Dccandolle a proposé un certain nombre «le ces régions botaniques, et on a pu les admettre avec raison à l'époque où il écrivait, avant que les explorations se fussent autant multipliées que depuis c«-s derniers temps. Les voyageurs n’avaient en général herborisé qu’aulour de certains points de relâche assez distants les uns des autres pour que chacun offrît sa physionomie et sa végétation particulières. Le botaniste qui récoltait successivement autour de Hio-.laneiro , puis de lluenos-Ayres , puis dans les terres Magellaniques , trouvait là trois centres bien distincts. Mais en poursuivant ses herborisations par terre et par tous les points intermédiaires depuis Ri", d’une parlait nord jusqu’à la mer des Antilles, de l’autre au sud jusqu’au cap lloru, il eût vu la Flore de la Patagonie se confondre insensiblement avec celle de la République Argentine, celle-ci avec celle des pro-
lUoiio.NS uoiamqi ;ks. 7uà
vinccs méridionales du lîrésil , celle dernière avec celle des provinces centrales, el celle-ci a son loue avec celle des provinces septentrionales et de la Guyane, de telle sorte qu’il devient impossible d’assigner des limites fixes a chacune de ces régions, La même chose aurait eu lieu eu s’avançant, de l’est à l’ouest , d’un point quelconque du rivage de l’Atlantique jusqu’il la grande Cordillère. L’extrémité méridionale de l’AIVique, cette région si bien caractérisée tant qu’on s’éloigne peu du Cap de lionne- Espéra nce , l’est devenue d’autant moins que les explorations ont été plus étendues en remontant <!e celle colonie vers l’équateur. Ou s’aperçoit ainsi que toutes ces régions ne semblaient nettement circonscrites que parce qu’elles l’étaient par l’inconnu. Cela est tellement vrai qu’eu 1820 on indiquait seulement vingt régions , et que quinze ans plus tard M. Decandollc fils , tout eu adoptant les premières données de son illustre père, se voyait déjà obligé d’en porter le nombre à quarante-cinq. /
M. Seliouvv, l’un des auteurs qui s’est occupé le plus de la géographie des plantes et a le plus contribué à son avancement, a tenté de donner des règles plus fixes pour la détermination des régions, qui, suivant lui, ne doivent être élevées à cette dignité qu’autaul que, de la totalité des espèces que chacune renferme, la moitié au moins se trouve lui être exclusivement propre, ainsi que le quart de ses genres et quelques familles. Si l’on retrouve autre part quelques espèces de plusieurs de ees genres ou de res familles caractéristiques, ce ne sont que des représentants rares et clairsemés, taudis qu’ils offrent leur maximum, qu’ils sont fréquents el nombreux dans celle région que leur présence sert à définir. D'après ce principe il a établi d’abord dix-lmil régions, et plus tard vingt-cinq, qu’il nomme, les unes, comme Decandollc, d’après leur situation géographique, la plupart d’après les végétaux qui en forment un trait distinctif par leur grande proportion numérique ou leur physionomie remarquable. (Quelques-unes se prêtent à une subdivision en provinces , < p i i elles-mêmes doivent être distinguées entre elles par un quart d’espèces et quelques genres qui appartiennent à chacune en particulier. Ainsi la rétjitm des Labiées el Cm l O/iltj lices, qui correspond à celle que nous avons nommée des Oliviers, se partage en plusieurs provinces, celle des Cistes (la péninsule espagnole), celle des Senbieiisrs et des Smtt/is (midi de la France, lia ic et Sicile), celle des Labiées fmlescentes (le Levant), etc., etc,
§ 888. Nous avons passé en revue les diverses contrées de la terre en indiquant d’une manière bien sommaire et superficielle, il est vrai, les variations que la végétation subit de l'une à l’autre. Ou peut, dans l’étude de la géographie botanique, au lieu de cette marche, en suivre une autre eu quelque sorte inverse, oi’t la botanique guide à son tour la géographie, en prenant toutes les familles une à une, et examinant comment chacune a ses espèces distribuées sur le globe. C’est par cette comparaison générale qu’ou s’assure de quelques-unes de ces vérités que nous avons déjà indiquées sur la concentration ou la dispersion de certaines espèces, genres et familles, et qu’on peut déterminer leur proportion relative, soit sur l'universu'ilé de la terre, soit sur ses grandes divisions ou parties, soit en particulier sur chacun de ses points suffisamment connus. La détermination de ces proportions a été unminêc slrilhinétif/ ne bntaiiif/iic parM. de lliimboldt, qui, malgré quelques essais tentés avant lui, mérite presque d’être proclamé le fondateur de la science
/(Mi GÉOGRAl’HIK liOTAXIQL'Ü.
de 1<i géographie (1rs piaules, qu’il a tant éclairée par ses travaux en météorologie en même temps qu’en botanique, par les résultats si riches de ses savants et longs voyages et par l’autorité de son exemple entraînant tant d’esprits, et des meilleurs, dans cette route ouverte par lui. Sous ce point de vue, dans la Flore qu’on étudie et que nous supposons à peu près complète, ou peut comparer les nombres donnés par les espèces d’une famille en particulier , ou à celui d'une autre, ou au nombre total donné par l’ensemble des familles. Quand on a fait ce calcul sur un certain nombre de Flores convenablement choisies, on reconnaît une certaine constance dans ces rapports pour les Flores placées sur une même ligne isotherme; de telle sorte que la connaissance du nombre des plantes d’une seule famille pourrait sur un point quelconque donner, dans de certaines limites, une idée du reste de la végétation, si l’isotherme est connue, et réciproquement de l’isotherme, si l’on connaît le nombre total des plantes. Mous sommes sans doute bien loin d'arriver à ce degré de connaissances qui permettrait de dresser des tables éclairant l’une par l’autre la botanique et la météorologie des différents points du globe. L'une et l’autre tic ces sciences auront besoin long-temps encore de multiplier leurs déterminations en y apportant une précision rigoureuse; niais du moins les résultats déjà obtenus peuvent jeter quelque lumière sur des questions qu’ils ne décident pas.. Nous nous contenterons ici d’énoncer quelques rapports généraux de nombres dans cette distribution des végétaux à la surface de la terre.
§ 88!). C’est une vérité admise que le nombre absolu des espèces va en augmentant progressivement des pôles à l’équateur, où s’observe leur maximum. Cependant il ne faut pas croire que celte plus grande proportion résulte nécessairement du seul fait d’une latitude pins basse. La flore assez pauvre de grands pavs situés entre les tropiques , comparée à la flore très-riche de pays tempérés : par exemple, celle de l'Arabie à celle de la France ou du Cap de Bnnne-F.spérancc, celle du nord de la Nouvelle-Hollande à sa partie méridionale, donneraient un démenti formel à une pareille assertion. Mais il est évident «pie, si une contrée tropicale est entrecoupée de vallées et de montagnes, elle correspondra à un plus grand nombre de zones à partir de celle qui forme le pied de ces montagnes, et que la diversité des végétaux s’\ développera en rapport avec celle des conditions qu’ils doivent y trouver. C’est en poussant les explorations non-seulement dans les montagnes des Gates et des Nclgherries, mais surtout jusque sur les pentes de J’Jlimalaya, que, dans ces derniers temps . on a vu s’augmenter à un degré si remarquable la flore des Indes orientales; et si l’Amérique interlropiealc a été proclamée la terre promise des botanistes, à cause île la variété merveilleuse et presque inépuisable des produits qu'elle leur offre, on le doit sans doute aux accidents nombreux de son terrain. Taudis que les grandes chaînes de l’Asie, courant de l’est à l’ouest, doivent, sur la plus grande partie de leur étendue, correspondre à une même latitude; les cordillères de l’Amérique, courant du nord au sud, non-seulement présentent de même toute la succession des zones végétales, mais, de plus, à chaque point, une latitude bien différente, et, par conséquent, de nouveaux détails dans leur végétation, l es cbaîncs secotulaires qui s’en détachent, les autres qui se croisent dans divers sens, les nombreux cours d’eau qui s’en épanchent, les grandes vallées parcourues par les plus
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grands fleuves du monde, sont aillant de causes puissantes de fécondité et de variété ; et l'on doit peu s'étonner ipie le Meviipie, la Colondiie et surtout le llresil réunissent dans ntl espace égal des espèces plus uondireuses et [dus diverses ipie la plupart des autres points de la terre.
Î5 890. Ces espèces plus noudireuses, répandues entre les tropiques, correspondent nécessairement à un plus grand nombre île familles et de genres; et il diminue progressivement eu se rapprochant des pôles. Mais comme alors chaque genre est représenté parmi nombre moindre d'espèces, clans ees flores des pays froids, le nombre des peu res, par rapport à celui des espèces, devient plus grand. Ainsi, par exemple, lu Flore française compte aujourd’hui plus de 7000 espèces reparties dans plus de I 100 peines ; celle de Suède un peu plus de 2000 espèces pour 5(iü peures; celle de Laponie, un peu moins de l KM) espèces pour ‘297 peures; de sorte que pour chaque peine le nombre moyeu des espèces est en France de (i; eu Suède de 4, 1 ; eu Laponie de 3, fi.
>5 891. I.e nombre absolu des espèces lipneuses et leur proportion aux espèces herbacées aupmenteut aussi à mesure qu'on s’approche davanlape de l'équateur. Le nombre des espèces annuelles ou bisannuelles croît donc suivant une marche inverse, mais qui ne se continue pas ainsi jusqu'au pôle. Ce sont les répions tempérées qui paraissent le plus favorables à leur nature délicate, ainsi que le prouve l'expérience de nos jardins. Fl es v acquièrent leur maximum, et plus loin leur proportion reprend une marche décroissante. >)ous avons \u qu’elles disparaissent dans les zones les plus froides, soit en latitude, soit eu hauteur, où la plupart des plantes sont vivaces ou sous-frutescentes.
^ 892. Un corollaire des propositions précédentes, c’est que la taille desvépélanx va eu aupmentaut d’une manière péuéralo des pôles vers l’équateur. Mais cette rèplc semble intervertie pour un ordre particulier de plantes, les Fucus, qui, assez petits dans les mers tropicales, acquièrent d’énormes dimensions dans les mers arctiques ou polaires. Ou en a mesuré au cap llorn dont la lonpueur atteignait à peu près 100 mètres.
^ 893. Recherchons maintenant les proportions relatives des espèces appartenant aux trois grands embranchements du règne végétal sous différentes latitudes. Si l'on s'en rapporte aux nombres donnés par les flores, on sera tenté d’admettre celte loi, que le nombre des cryptogames ou acoly lédonées augmente proportionnellement à celui des phanérogames ou eolylédouées à mesure qu’on s'éloigne de l’équateur. D’après les tableaux donnés par AI. de llumboldt pour les parties moyennes des trois grandes zones terrestres, les espèces cryptogames seraient égales en nombre aux phanérogames dans la zone glaciale (de 1)7° à 70°), de moitié moins nombreuses qu'elles dans la zone tempérée (de 4 3° à 52"), à peu près huit fois moins dans la zone équatoriale (de 0" à 10°), le rapport étant 1/15 pour les plaines et 1/5 pour les montagnes. Ce dernier rapport viendrait eu confirmation aux autres. Mais ou doit remarquer que dans les flores le nombre des cryptogames est loin d’élre fixé d’une manière aussi précise que celui des phanérogames; que le premier continue à augmenter par les recherches qui ajoutent peu au second (par exemple, dans la flore de Paris); que les divers pays de l’Furope ont été sous ee rapport explorés par des botanistes sédentaires avec un tout autre soin que les pays étrangers ont pu l’étre par des voyageurs, auxquels devaient échapper beaucoup
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de plantes obscures et peu visibles, comme le sont la plupart îles aroly lédouées; qu’on s'esl d’autant plus attaelié à la recberclie des cryptogames ijiie celle des phanérogames était plus tôt épuisée, et par conséquent le pays plus rapproché des pôles : que les proportions trouvées ont du se ressentir de celte inégalité dans les investigations, qui, poursuivies avec le même soin dans les régions tropicales, amèneraient sans doute des résultats mi peu différents dans la proportion de ces végétaux, soit sur toute la terre, soit dans chaque zone, principalement dans les plus chaudes. Au reste, tout ce qui précède s'applique particulièrement aux cotvléilonées-ccllulaircs. Nous verrons que la distribution des vasculaires suit d’autres lois et connues avec plus de certitude.
^ 8()i. lin comparant entre eux les deux grands embranchements des végétaux cotylédoués , on voit que la proportion relative des monocotylédonés va en augmentant à mesure qu’on s'éloigne de l’équateui. Jusqu’à K)', elle était, relativement à l’ensemble des phanérogames, à peu près de l/(j pour le nouveau continent et 1/5 pour l’ancien, (.roissanl progressivement, cl c atteint 1/i vers le milieu de la zone tempérée el l/.’l vers ses limites. Mais elle redescend un peu dans les régions glaciales, par exemple au Groenland. Il est clair que la proportion des dicolylédonées est inverse el s’exprime par des fractions complémentaires des précédentes. C’est l'augmentation de certaines familles, la diminution de certaines autres, qui déterminent ces résultats, comme le fera comprendre le tableau suivant, que nous empruntons à M, de Humboldt et qui indique, pour le milieu des trois grandes zones el re alit ement à la totalité des phanérogames, la proportion de quelques-unes des familles e plus généralement répandues et les plus importantes par le nombre de leurs espèces, et dont le contingent doit par conséquent, en variant suivant les zones, influer le plus sur les variations de ces grands rapports.