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ORGANES ÉLÉMENTAIRES

§ 2. Los organes élémentaires, ce dernier terme de notre analyse, ne peuvent être admiscomme tels définitivement et absolument, puisque notre esprit ne peut concevoir un corps sans parties. Mais nous devons nous arrêter à la limite au-delà de laquelle nos sens, aidés des moyens les plus puissants que la science nous fournisse, ne nous montrent plus rien de net et de certain , et où commence le champ des hypothèses. Cette limite a été déjà reculée assez loin par h* perfectionnement des méthodes et des instruments d observations, surtout du microscope (1).

Lorsqu'on examine par leur moyen une portion quelconque d un végétal, le dernier degré de division auquel on est parvenu le montre composé d une foule de cavités de formes et de grandeurs différentes. Les unes sont circonscrites par une paroi qui leur est propre, comme le serait, par exemple, un sac ; les autres ne sont que les intervalles des premières, les vides que ces sacs, placés les uns auprès des autres, laissent entre eux partout où leurs parois ne se touchent pas immédiatement.

On peut réduire à trois modifications principales les formes que présentent les sacs ou cavités à parois propres. Tantôt ils sont à

peu près egalement distendus dans tous les sens, ou du moins il n’y a pas un sens suivant lequel ils s'allongent ; Ç \ plus fréquemment que suivant un autre. Les sacs qui prennent cette forme sont appelés cellules ou utri- F,0- 1- cilles (/ Ig . I ).

Tantôt ils s'allongent dans un sens suivant lequel leur diamètre égale un certain nombre de fois le diamètre transversal. Ils sont alors le plus ordinairement effilés à leurs deux bouts: s’ils sont courts, leur forme est à peu près celle d'un fuseau, et c’est

(1) Sans Vaille du microscope , les parties dont nous allons nous occuper d'abord ne peuvent être bien vues , et c’est un véritable regret pour nous que les premières notions que nous devons exposer ne puissent être vérifiées par les yeux des élèves. Il est donc à désirer que le maître, familiarisé lui-même avec l’usage des instruments et la préparation des tissus, leur en montre sous le microscope les principales motifications , et leur fasse en même temps rendre compte de ce qu’ils voient ainsi. C’est pour cela que nous avons toujours, autant que possible, pris nos exemples dans des plantes communes et faciles à se procurer.

OIUJA.NKS LLIi.MKN J'AIKES. 3

ce qui avait porté M. Dutrochet à les appeler des clostres (xÀwarr,p) ( fi g. 2 ). S'ils sont plus longs , ce sont des tubes terminés en pointe à leurs deux extrémités. Comme ce sont eux qui forment la plus grande partie du bois, et comme dans ce cas on les désigne ordinairement sous le nom de libres ligneuses, nous leur appliquerons le nom générique de fibres ( fig . 3).

Enfin ces sacs peuvent se présenter sous la forme de tubes assez longs pour que deux de leurs extrémités se trouvent très éloignées l une de l'autre, et quo dans le champ du microscope l’œil ne puisse en apercevoir au plus qu'une à la fois. On les appelle alors (lest1 aisseaux ( fi(j . 4).

Entre ces trois degrés, les utricules, les fibres et les vaisseaux, il n'y a pas de limites bien tranchées.

Les fibres peuvent se raccourcir assez pour recevoir le nom d'utricules, s'allonger assez pour recevoir le nom de vaisseaux; confusion qui a peu d inconvénients, 2- 3- 4puisqu' au fond c'est toujours à une même classe d'organes, diversement modifiée, que nous avons affaire. Nous allons examiner successivement chacune de ces formes et les modifications secondaires dont elle est elle-même susceptible.

UTKICULES OU CELLULES.

5$ 3. Lorsque les utricules ne sont pas serrés les uns contre les autres, lorsqu'ils se développent également par tout leur contour, sans trouver dans aucun sens un obstacle qui les arrête [fig. <3 ), leur surface est courbe, leur forme est celle d’une sphère (fig. 5),

ou d'un ellipsoïde (fig. fi). Quand, au contraire, ils se rencontrent en se développant et se pressent mutuellement , les faces ainsi en contact s'aplatissent , et ils prennent la forme d'un solide a plusieurs

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