‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle ... BotaniqueChapitre 47 sur 258 · ILLII.LKS. IMIYI.LOTAXIK. 1 VU · texte numérisé non relu

ILLII.LKS. IMIYI.LOTAXIK. 1 VU

pin Modes, comme dans les Acacias à feuilles entières, où 1 on voit à ces prétendues feuilles s’ajouter constamment le limbe dans les premières qui succèdent à la germination. Beaucoup de botanistes sont tentés , par analogie , d'expliquer de même toutes le feuilles de dicotylédonées qui offrent cette forme et cette nervation exceptionnelles.

§ 152. Feuilles d’acotylédonées. — Dans celte classe, ce sont les feuilles des Fougères qui prennent le plus grand développement, sessiles ou pétiolées, entières ou découpées. Leur division peut être portée à un degré très remarquable. Ainsi, dans Ig Pteris aquilina, cette grande fougère si répandue dans les bois de nos environs, ce (pi on est tenté de prendre pour une tige chargée de feuilles n'est autre chose qu’une seule feuille partant d’une souche souterraine et plusieurs fois pinnatiséquée. Les nervures présentent des ramifications et des réseaux plus variés même que dans les feuilles des cotylédonées , et pouvant fournir de bons caractères dans la classification. Les pétioles sont parcourus par des faisceaux fibro-vasculaires, semblables par leur composition à ceux de la tige, c’est-àdire présentant un amas de vaisseaux le plus souvent scalariformes , rapprochés en une bande diversement pliée et entourés par une couche de parenchyme noirâtre. 11 en résulte sur la coupe horizontale de ces pétioles des figures variées et bizarres qui peuvent aussi servir à distinguer les espèces entre elles. Nous nous contenterons de citer ici cette ressemblance grossière avec l'aigle à deux têtes des armes d’Autriche, qu’on a signalé dans le faisceau du pétiole du Pteris aquilina coupé obliquement vers sa base. Il pourra servir à l’étude de cette sorte de vaisseaux et de libres si communs dans les Fougères.

Les feuilles deviennent très simples dans toutes les autres acotylédonées dont les tiges nous ont offert un système fibro-vasculaire ; encore divisées , comme 4-foliolées, et marquées (1e nombreuses nervures dans les Marsilea, elles se réduisent dans les Lycopodiacées à une lame cellulaire parcourue dans sa largeur par un seul petit faisceau. Celui-ci manque et est remplacé par quelques cellules allongées dans les familles dépourvues de vaisseaux, comme les mousses et les jongermannes ; et enfin cette ébauche de feuilles disparaît elle-même avec la lige dans les dernières familles , comme les Lichens, les Champignons et les Algues.

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