Poils glanduleux. — e Epiderme d’où naît le poil
1 . Poil composé d’une cellule unique, pris sur la feuille du Sisymbrium chilense.
2. Poil composé de plusieurs cellules et terminé par une seule sécrétante, pris sur le pédoncule du Muflier ( Antirrhinum majus ).
3. Poil composé de plusieurs cellules et terminé par deux sécrétantes accolées , pris sur le pédoncule du Lysimachia vultjciris.
4. Poil composé de plusieurs cellules et terminé par plusieurs sécrétantes unies bout à bout, pris sur la Benoite ( Geum urbamtm ) .
208 llOTA NIQUE.
55 247. On a décrit comme conformés tout autrement les | >oils urticants ( selœ urentes) , ceux dont la piqûre détermine une vive démangeaison : de l’Ortie , par exemple. On avait supposé, en effet, le liquide sécrété dans un amas do cellules glanduleux caché sous 1 épiderme, et du milieu de cet amas partant le poil dont le tube servirait à l'écoulement extérieur du venin et le verserait dans la blessure, absolument comme le crochet de la vipère , percé d’un canal en communication avec une petite glande située à la base de la dent; mais il n’en est pas ainsi. Les poils des Orties ( fi g . 213), des Loasa , de quelques Jntropha , sont tous également formés par une seule cellule (‘«nique, longue et roide , dilatée en bulbe à sa base (b) et terminée à son autre extrémité, soit directement , soit un peu de côté , par un petit boulon (s). C'est dans celte cellule que se forme le liquide brûlant; et, lorsqu’elle s’enfonce dans la peau, elle y laisse , en se cassant, son extrémité, retenue par le petit boulon
MpT terminal. De là une double cause d'irritation : la
teiïllr présence d’un corps étranger, et la propriété parti- 213. culière de son contenu.
§ 218. On plaçait aussi parmi les poils urticants ceux de quelques Ma I pi tj hia (fl/, urens, fucata, etc.) {fitj. 21 4), remarquables
par leur forme , celle d’une jT navette appliquée sur la feuille à laquelle elle adhère par son milieu. A ce milieu correspond une ouverture circulaire menant dans un canal qui occupe le centre du poil , et bouchée par une petite glande (g) située vers la superficie de la feuille. On supposait que le poil , en s’enfonçant dans la peau, y verserait un fluide sécrété par cette glande. Mais ce poil , très roide, à parois extrêmement épaisses , surtout à ses deux pointes , n'est pas ouvert à ses
213. Poil de 1 Ortie commune ( I rtica dioicn), conique , terminé à son sommet s par un renflement ou bouton ; à sa base, par une grosse dilatation en bulbe b. Cette base est environnée de cellules de l’épiderme ne qui se relève autour d’elle pour lui former une sorte de support. On voit dans la cavité du puil des courants d’une matière granuleuse ff.
214. Poil p du Malpighia fvcala sur un lambeau d’épiderme c. — g Glande qui les unit en s’enfonçant, d’une part, dans l’épiderme, de l’autre dans l'ouverture située au milieu du poil.
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extrémités, et ne se casse pas dans la plaie , comme il est facile de s'en convaincre après l’en avoir extrait; il ne peut donc y verser de fluide, et ne 1 irrite qu’il la manière d une épine ordinaire : I irritation cesse dès qu'il est retiré. On a donné à ces poils couchés, fixés et correspondants à une glande par leur milieu, le nom de malpighiacés , et on les confonds souvent avec tous les poils couchés et en forme de navette: mais le défaut de glandes dans tous ceux-ci doit les en faire distinguer avec soin.
§ 219. Glandes proprement dites. Le paSSagÔ des poils
glanduleux aux glandes est presque insensible. Lorsqu’on a un amas de cellules sécrétantes sans pédicelle, mais attaché à l'épiderme par un rétrécissement , est-ce un poil composé sessile? estce une glande superficielle pôdicellée?
Au reste, peu importe le nom. On remarque alors deux modifications d'une certaine valeur : I" la glande est creusée à l'intérieur d'une cavité, dont ses cellules, sur un seul rang, forment l’enveloppe [fig. 215); 2° la glande est pleine , sans lacune centrale. On passe aussi graduellement de "celte glande pédicellée ( fi g. 216) à celle qui s’étale fixée par une large surface, comme une sortexle verrue. Ainsi, dans les Roses , dans les Ronces , on en trouvedont le sommet est à peine plus renflé (pie la base.
§ 250. D'autres lois les glandes sont enfoncées à l'intérieur dans l'épaisseur du parenchyme cortical , mais en général fort superficiellement et immédiatement sous l'épiderme: et même alors il n'est pas très rare de les voir faire encore saillie au-dessus, revêtues par cet épiderme, quelquefois un peu modifié, qui les suit en se moulant sur leur surface, ou bien de voir l'épiderme interrompu encadrer une partie supérieure de la glande laissée à découvert.
§ 251 . Parmi ces glandes intérieures on doit distinguer celles qu'on a appelées vésiculaires , et qui, munies de parois pellucides sécrétant une huile volatile incolore ou à peine colorée , se dessinent ,
215. Glande prise sur le pédoncule de la Fraxinelle ( Diclamnus rilljun), coupée verticalement, de manière à laisser voir sa cavité centrale/, que remplit une huile verdâtre, et dont l’enveloppe est formée par une couche de cellules c remplies d’un suc rouge’. — c Épiderme.
216. Glande prise sur le Rosier à cent fouilles. 11 y en a de formes diverses — e Epiderme.