GLANDES
§'252. La plupart des glandes intérieures sont, contrairement à celles (pie nous venons d’examiner, plus opaques et formées de cellules plus petites que le tissu environnant , très intimement unies, ne déterminent pas ainsi par leur écartement un réservoir central , et laissent au plus se former dans leur épaisseur quelques lacunes accidentelles. Quelquefois , c'est du moins ce que nous observons dans les Malpighiacées ( / iij . 218), toute la surface de la glande présente une couche de cellules ul tout-à-fait différentes de celles qui composent la masse intérieure wr. Ce sont comme autant de petits poils obtus et très lins qui veloutent cette surface en la multipliant.
§ 253. La matière formée par les glandes est tantôt limpide, tantôt plus épaisse, de nature très diverse , suivant les plantes où elle se produit. Nous l’avons vue s’accumuler dans l'intérieur des cellules qui la forment ou dans des réservoirs voisins. Souvent elle s’épanche an-dehors , soit que la surface extérieure soit elle-même sécrétante, soit plutôt qu’il y ait transsudation à travers la paroi cellulaire. Alors, au contact de l’air, elle change fréquemment de nature , s’épaissit ou se concentre, et c’est à ce dernier état qu’on l'observe souvent à l’extérieur.
§ 254. On a signalé un certain rapport entre les glandes et les trachées , qu'on croyait même entrer dans la composition de celles qui sont les plus parfaites. Nous avons dit que le tissu glandulaire est exclusivement utriculaire. Mais il n’en est pas moins vrai que les trachées se montrent souvent dans leur voisinage, et pénètrent, sinon leur tissu propre, du moins le tissu environnant (//;/. 218/'/). On les voit même arriver quelquefois jusque dans le pied des glandes pédicellées : dans le Dr oser a , par exemple. Y a-t-il quelque chose de commun dans leurs fonctions, ou bien n'est-ce qu’une conséquence naturelle de ce que ces deux organes, également développés dans les parties jeunes , seulement dans celles qui sont formées de l'année, doivent se rencontrer fréquemment à proximité les uns des autres?
paraît lui envoyer quelques ramifications. — On a figuré à côté do petites portions des mêmes parties beaucoup plus grossies, savoir : 1° une portion du tissu glandulaire avec son épiderme e, ses utricules intérieurs arrondis ur, quelques uns contenant des cristalisations , et ses utricules extérieurs longs et filiformes ul ; 2° une porti n du faisceau fibro-vasculuire composé à son centre de trachées / , plus en dehors de cellules minces allongées c.