‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle ... BotaniqueChapitre 88 sur 258 · FI-EUR EN GÉNÉRAL. — PIÎÉFLOR VISON · texte numérisé non relu

FI-EUR EN GÉNÉRAL. — PIÎÉFLOR VISON

circulairement par leur base en se séparant du reste de la (leur, qui les renverse ou les soulève en s’allongeant (par exemple, dans certaines Myrtacées , Calyptranthes, Eucalyptus). Le plus souvent les bords contigus, dans la prélloraison calvaire, ont. une épaisseur qui peut aider à les faire reconnaître, même après leur écartement, tandis que les côtés qui se recouvraient sont ordinairement plus ou moins amincis. On peut s’en convaincre en comparant le calice d’une Rhamnée et celui d'une Alsinée.

§ 402. Nous n’avons pas parlé des organes de la fécondation, étamines et pistil, parce qu’ils ne s’étendent pas comme ceux des enveloppes en lames plus ou moins larges, et ne sont pas, d’après leur forme, susceptibles de ces divers modes de recouvrement, desquels on peut conclure ces modifications délicates dans la position relative des folioles calicinales ou des pétales. Il n’est pas impossible cependant de tirer, sur ce point même, quelques inductions de l’état de ces organes dans le bouton. Il arrive quelquefois que tous les carpelles ou toutes les étamines d’un même verticille, quoique destinés à acquérir définitivement des dimensions égales, n’y arrivent cependant pas simultanément, mais que dans leur nombre quelques-uns se trouvent, par leur développement, un peu en avance des autres; et on est. peut-être fondé à croire qu’ils se trouvent dans des conditions plus favorables que les plus tardifs, comme le sont, dans une rosette de feuilles, les extérieures par rapport aux plus intérieures. Si la comparaison porte, non plus sur un même verticille d’étamines, mais sur plusieurs à la fois, alors la position relative de ces verticilles est accusée dans le bouton beaucoup mieux que dans la (leur épanouie ; leurs cercles concentriques se dessinent nettement, au lieu de se confondre comme plus tard en un seul. C’est de cette manière qu’on voit souvent le verticille des étamines opposées aux pétales entourant celui des étamines alternes, tel que nous l’avons observé dans le Sedum (§ 376) : et sur ce point quelques boutons peuvent nous montrer un fait particulier propre à confirmer la conclusion que nous avons tirée de la position extérieure de ces étamines oppositipétales. Les cinq pétales des fleurs diplostémonées des Malpighiacées s’enveloppent successivement dans la préfloraison, comme autant de capuchons emboîtés les uns sur les autres. Or, dans quelques espèces, en enlevant le pétale le plus extérieur, on voit immédiatement devant lui l’étamine qui lui est opposée placée entre lui et les pétales suivants; puis, en enlevant ceux-ci successivement, on voit les étamines opposées à chacun d’eux s’interposer de même entre lui et le reste de la lleur [prj. 266). Comment cet enchevêtre-

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ment vt cotte position do certaines étamines extérioures par rapport à celle do certains pétales s'expliqueraient-ils, si ces étamines formaient un vert ici Ile réellement distinct de celui des pétales et plus intérieur? N’est-ce pas un fait de même ordre que celui de la soudure fréquente entre les bases du pétale et de l’étamine opposée (S 376), qui porte à penser que dans ce cas les uns et les autres sont des parties dédoublées d’un seul et même verlicille?

, § 403. Nous avons appris à déterminer, autant que le permet l’état actuel de la science, la position relative des parties de la ileur les unes par rapport aux autres; il convient de plus de la déterminer par rapport au reste de la plante. Pour y réussir, on cherche comment elle est placée relativement à l’axe d’où part son pédicelle.En prenant une partie quelconque de cette fleur pour point de repère, sa foliole la plus extérieure, par exemple, on peut supposer cette foliole tournée du côté de l’axe , ou du côté diamétralement opposé, ou à droite, ou à gauche. Or il est à remarquer qu’une de ces positions, quelle qu’elle soit, lorsqu’elle a lieu pour une fleur, a généralement lieu également pour toutes les autres fleurs de la même plante; et même on a constaté que cette uniformité s’étend quelquefois à toutes celles d’une même famille. Ainsi, dans les Scrofularinées et dans d’autres groupes voisins, il y a deux carpelles, tournés, l’un du côté de l’axe, l’autre du côté opposé ; si l’on trouve une fleur conformée en apparence comme celle des Scrofularinées, mais les deux carpelles tournés, l’un à droite et l’autre à gauche, on pourra prononcer que la plante n’appartient pas à l’un de ces groupes. Ainsi l’unique étamine qu’on voit se développer dans les Cannées et dans les Marantacées, regardant, dans les unes en haut, dans les autres de côté, suffit pour faire distinguer au premier coup d’œil ces- deux familles voisines.

En général les folioles du calice se coordonnent sur la bractée <pii accompagne la fleur, ou à son défaut sur le point de l’axe où elle eût dù se développer, de même que la série des feuilles d’un rameau se coordonne sur la feuille de l’aisselle de laquelle part ce rameau (§ 162). Lorsque le pédicelle se tord sur lui-même, ou lorsqu’il est allongé, grêle ou flexible, la position primitive de la

266. Diagramme du bouton de la fleur du l'riopLcrys ovaln. On voit la position des diverses parties de la fleur par rapport à la bractée b , à l’aisselle de laquelle elle naît et qui, par conséquent, correspond à son côté externe dans l’inflorescence générale ; l’autre côté regardant l’axe.

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