‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 1 sur 207 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Des moyens qui agissent sur V 'encéphale , ses dépen~ dances et ses fonctions ; effets de ces fonctions sur la santé.

Considérations générales.

Le système nerveux , c’est-à-dire le cerveau , le cervelet (l’encéphale), le prolongement rachidien, les nerfs des sens et des mouvemens , et l’appareil ganglionnaire, le système nerveux tient sous son empire l’économie animale tout entière. De son état sain ou malade dépend l’action régulière ou irrégulière de toutes nos parties. Certes, s’il s’agissait d’établir une prééminence parmi les organes divers qui nous constituent, aucun ne la mériterait à plus juste titre que le cerveau. Il n’est aucune partie du corps qui ne soit sous son influence apparente ou cachée, médiate ou

■j cours d’hygiène.

immédiate : il peut être considéré comme le véritable centre de la vie; c’est par lui, c’est pour lui que tous les autres viscères se meuvent et agissent. Siège de la sensibilité et de l’irritabilité, il commande les mouvemens et reçoit toutes les impressions; c’est lui qui perçoit le plaisir et la douleur, les deux principales sources de notre conservation; c’est lui qui reçoit les sensations, les juge, et élabore les pensées.

Mais s’il paraît tenir ainsi sous sa dépendance tous les autres organes, il faut prendre garde d’oublier que ceux-ci exercent à leur tour sur lui la plus puissante influence. Tout se tient, tout s’enchaîne dans notre admirable organisation. Toutes les fonctions sont solidaires les unes des autres, et c’est tomber dans une étrange erreur que de s’efforcer à les considérer isolément. Nos organes sont si étroitement liés qu’il serait facile de prouver tour à tour, avec une égale vraisemblance, que tous sont faits pour un seul. C’est ainsi qu’on a voulu établir que l’estomac constituait l’homme à lui seul; que lui seul existait toujours dans tous les animaux, dont les plus simples étaient formés d’un canal digestif; que dans ceux qui étaient •plus composés, les autres organes étaient évidemment faits pour lui; que la locomotion et la contractilité qui en est la cause, n’existaient que pour donner la faculté d’aller chercher les alimens; que la vue ne servait qu’à faire reconnaître à certaines distances les substances nécessaires à l’alimentation; que l’odorat et le goût étaient encore plus évidemment faits pour

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