DEUXIEME PARTIE
Conséquent du cerveau, il est nécessaire qu’il afflue plus souvent et en plus grande abondance vers lui , et qu’il lui fournisse ainsi l’excitation convenable. Nous avons vu cette accélération de la circulation avoir lieu dans les travaux intellectuels et dans la plupart des passions; elle arrive et plus nécessairement encore dans la locomotion. Ainsi s’explique de la manière la plus satisfaisante la connexion intime qui unit ces deux grands systèmes de l’organisme.
Si les pertes qu’entraîne l’exercice doivent être promptement réparées, ce sera une conséquence naturelle que l’absorption intestinale se fasse avec activité; par la même raison, l’absorption interstitielle sera aussi très-active , d’où résultera une maigreur sensible, si la réparation n’est pas en rapport avec les pertes éprouvées.
Si la digestion, si l’absorption, si la circulation sont actives, les autres mouvemens organiques , qui en sont la suite, ne peuvent pas tarder à se mettre en harmonie : ainsi les mouvemens respiratoires doublent de fréquence et d’étendue, les poumons reçoivent une plus grande quantité d’air, et absorbent aussi une proportion plus grande d’oxygène. La nutrition jouit en effet d’une énergie remarquable; non qu’il faille en juger par l’embonpoint des individus qui prennent beaucoup d’exercice, car ces individus sont ordinairement secs et maigres, mais bien par la rapidité des mouvemens de composition et de décomposition. Le système locomoteur acquiert néanmoins un volume plus ou moins considérable.