‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 118 sur 207 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

venable. Combien d’hystériques, de mélancoliques, d erotomanes, etc., n’ont-ils pas dû leur guérison à un genre de vie très-actif qu’on les obligeait de suivre ou que la fortune les forçait d’adopter? Les facultés intellectuelles et morales seront peu développées chez celui qui se livrera d une manière exclusive à des exercices forcés. Les athlètes, comme nous savons, ne brillaient pas par les qualités de l’esprit et du cœur.

Parmi les exercices, ceux qui exigent le secours des sens, augmentent leur énergie, leur finesse; mais comme les autres parties du système nerveux , ils resteraient dans un développement médiocre, si pendant les mouvemens, ils ne se trouvaient euxmêmes en activité.

Les modificateurs de l’organisme augmentent ou diminuent, activent ou ralentissent les mouvemens musculaires. Après une abondante réparation lorsque la digestion est opérée, l’exercice est facile, les forces sont augmentées; cet effet a lieu principalement , lorsque l’alimentation est tonique et fortement réparatrice, que des viandes succulentes font la base du régime. Les substances douées d’un principe amer, les aromates, les huiles essentielles, les vins généreux, les liqueurs spiritueuses, le café, pris modérément multiplient les forces locomotrices. A ces causes excitantes et toniques, viennent se joindre, la respiration d’un air pur, sec et froid, l’hiver, »e piintemps, le matin, la lumière accompagnée de peu de chaleur, et l’électricité ; les climats froids ou tempérés, les lieux élevés, les bains frais ou froids de

*44 cours d'hygiène.

rivière ou de mer; des évacuations peu abondantes ,

et la continence spécialement.

Une abstinence prolongée ou une alimentation rafraîchissante ou relâchante; l’usage habituel des boissons aqueuses et non fermentées; les climats débilitans des tropiques; l’ardeur de l’été, du soleil en son midi; l’habitation dans un lieu bas et humide; la respiration d’un air humide et chaud; l’absence de la lumière, et de l’électricité; l’abus des bains chauds ou tièdes, des évacuations excessives etc, telles sont les causes qui diminuent l’énergie des mouvemens. On doit y ajouter les travaux intellectuels, une foule d’affections morales diverses, le sommeil trop prolongé, et l’inaction.

La contractilité musculaire est plus ou moins énergique dans l’enfance et chez la femmé, mais l’âge et le sexe ou cette fonction s'exécute avec la plus grande plénitude, c’est dans la jeunesse, l’âge adulte, et chez l’homme. Chez les vieillards, ainsi que nous l’avons déjà vu dans la première partie, Y usure de l’agent nerveux entraîne l’anéantissement de la locomotion qui en dérive.

Les exercices ont été divisés par Galien, et par ceux qui l’ont suivi, en exercices actifs ou spontanés, (et spontané signifie ici qui dépend de la volonté, et non pas qui se fait sans elle) et en passifs; quelques auteurs ont fait avec raison une troisième classe d’exercices qu’ils ont nommés mixtes c’est-à-dire participant aux uns et aux autrres. Nous suivrons ces divisions. Quant à l’exposition des phénomènes par-

Page 1