‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 119 sur 207 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

ticuliers de l’exercice , nous suivrons aussi l’ordre adopté par les physiologistes. M. Magendie traite de la marche, du saut, de la course, de la natation, etc. Cet usage paraissant consacré, ayant d’ailleurs l’avantage de présenter d’abord les objets les plus simples, nons ne voyons aucune raison pour nous en écarter.

A.rt. I. Exercices actifs.

A. De la marche.

La marche est différente sous le rapport de ses résultats, selon qu’elle est plus ou moins rapide, que les pas sont plus ou moins allongés; que le sol sur lequel on l’exécute est ascendant, descendant ou horizontal; qu’il est mobile ou résistant; selon qu’on se dirige en avant ou que l’on recule; enfin selon qu’elle dure plus ou moins long-temps.

La marche n’est, dans tous ces cas qu’une succession de pas. L’homme qui doit marcher sur un plan horizontal avec une vitesse ordinaire , fléchit d'abord la cuisse sur le bassin, et la jambe sur la cuisse, le pied est ainsi détaché du sol, et le membre porté eu avant; le talon se pose sur le sol, puis le reste de la plante du pied. Le bassin éprouve un mouvement de rotation sur la tête du fémur, reste immobile pendant ce premier temps. Bientôt le membre resté en arrière s’approche du premier, et par des mouvemeus analogues aux précédens, le dépasse et va se poser en avant à une certaine distance de lui. Par ces mouveinens successifs des extrémités inférieures s’établit

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la marche dont les effets primitifs doivent se faire sentir sur ces extrémités.

Si la marche s’exécute err arrière, la cuisse est d’abord fléchie sur le bassin, la jambe sur la cuisse , la totalité du membre portée en arrière; la pointe du pied touche le sol , et bientôt toute sa surface inférieure; l’autre pied s’étend sur le sol, l’allongement du membre pousse le bassin en arrière, et bientôt le second membre exécute les mêmes mouvemens que le premier.

Si l’on monte, le poids total du corps doit être soulevé et porté sur le membre qui est en avant, par l’effort des muscles antérieurs de la cuisse, aussi ces muscles se fatiguent-ils beaucoup dans cette espèce de progression; la cuisse doit en outre être plus fortement fléchie que dans la marche horizontale.

Dans la marche descendante , les muscles postérieurs du tronc doivent par leur contraction empêcher la chute du corps en avant, ce qui doit les fatiguer au bout d’un certain temps.

Les muscles du tronc sont plus ou moins contractés flans ces divers modes de progression. Ainsi le premier effet de la marche est d’augmenter la contractilité musculaire, et consécutivement la circulation, d’accélérer la respiration, d’imprimer à tous les viscères de légères secousses favorables à leur action. Mais ces effets ne sont pas sensibles dans une marche lente, peu prolongée, et qui a lieu sur un plan horizontal et solide. Ils sont manifestes dans les circonstances contraires; d’où l’on conclura que la prome-

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