‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 155 sur 207 · DEUXIÈME PARTIE. 3iy · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. 3iy

du voluptueux. Attaché à ses seules jouissances, il tombe dans le plus dégoûtant égoïsme. Ces maux sont d’autant plus redoutables, qu’on y est conduit par une pente douce, par un chemin semé de fleurs, et qu’on ne s’aperçoit pas de la dégradation dans laquelle on se plonge. Nous croyons donc utile de tracer quelques préceptes sur ce sujet.

La plupart des êtres animés se reproduisent par génération, mais \ accouplement , le coït n’est pas nécessaire à tous pour se perpétuel’. Le rapprochement intime des sexes n’est indispensable que pour l’homme et pour les animaux qui s’en rapprochent par leur organisation. Le lecteur ne s’attend pas sans doute à trouver ici une description physiologique détaillée de l’acte dont nous parlons; ces détails au moins inutiles pour la science, ne sont propres qu’à faire naître des idées obscènes dans lesquelles se complaisent des écrivains peu dignes d’estime, idées dont la morale doit s’alarmer, et qu’elle doit rejeter avec indignation. Nous devons nous borner à examiner dans cet article, l’utilité de la fonction dont nous parlons, les dangers de ses excès et de son défaut, signaler les maladies qui peuvent résulter des uns et des autres, et les moyens de les prévenir et de les combattre, etc.

On a souvent remarqué que pour atteindre le but important de la conservation de l’espèce et de l’individu, la nature prévoyante avait attaché l’attrait du plaisir à l’accomplissement de chaque fonction; mais aucun n’est aussi vif que celui qui nous invite, qui

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nous entraîne au rapprochement des sexes. Lorsque l’homme, parvenu à tout son développement, et non encore épuisé par des jouissances précoces, et trop multipliées, a laissé pendant quelque temps le fluide séminal s’accumuler dans les vésicules, il sent alors le besoin irrésistible de se reproduire, et de se rapprocher de sa compagne. Les testicules sont alors rouges, gonflés, sensibles au toucher et presque douloureux; l’érection indispensable à la réunion des sexes, se manifeste pleine et entière, et il n’est pas rare qu’un fluide limpide s’échappe dans cet état et lubréfie l’orifice de l’urètre. Toutes les femmes paraissent séduisantes, et si nous aimons, notre amante nous paraît alors pleine d’attraits. Son approche fait palpiter notre cœur; la circulation s’accélère*, le pouls est fort et fréquent; la respiration précipitée, et souvent suspirieusé; une chaleur générales répand dans toute notre économie. Toute l’étendue de notre corps est douée d’une exquise sensibilité, et ses caresses nous paraissent délicieuses ; elles font naître des sensations pleines de volupté. L’homme dans cet état oublie la faim, la soif, tous les besoins organiques. La digestion est troublée et pervertie par le coït, ou simplement par son désir. Les signes précurseurs du coït ne se manifestent pas moins par leur influence sur les organes de la vie de relation. Les yeux sont brillans, couverts d’une légère humidité, si bien décrite par Sapho et Anacréon , et quelquefois humectés de véritables larmes; ils semblent couverts d’un voile épais; insensibles à toute espèce

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