DEUXIÈME PARTIE. 3 1 Q
d’excitant extérieur, ils se fixent sur celle qui doit satisfaire nos désirs, l’ouïe partage cette espèce d’hébétude, pour n’être touchée que par le doux son de sa voix. L’odorat reçoit avec plaisir les odeurs qu’elle exhale; le goût seul est inactif; mais le toucher est dans un véritable état d’exaltation. L’homme est alors incapable de toute espèce de méditation et de pensées, une»seule occupe son imagination charmée. Le sommeil fuit sa paupière; sa voix est forte et sonore, quelquefois tremblante; ses membres sont souvent palpitans, et d’autrefois capables de la plus puissante énergie. Tel est l’homme dans le moment qui précède le coït générateur. La femme doit partager ce ravissement, et des phénomènes fort analogues, modifiés par l’éducation ou par la pudeur et par la chasteté naturelles doivent se manifester chez elle. Dans cet état,. le moindre contact produit l’effet de l’étincelle électrique et le sacrifice est consommé. Durant cet acte, toutes les actions organiques s’exagèrent; et quoique l’existence tout entière semble concentrée dans les organes génitaux, la circulation se fait avec violence, la respiration s’accélère, une chaleur brûlante circule dans tout le corps, et souvent une sueur abondante s’exhale de toute sa surface. Cet orgasme se termine par l’éjaculation du sperme, chez l’homme , et d’un fluide muqueux contenu dans les cryptes de ce nom chez la femme. Cette éjaculation est suivie d’une sensation de volupté difficile à décrire. Des crampes, des convulsions, des cris, une véritable épilepsie, accompagnent quelquefois cette sen-