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DEUXIÈME PARTIE

festent fréquemment ainsi que la maladie de Pott, et la plupart des affections connues. Tels sont en peu de mots les fruits amers des excès vénériens.

Effrayés à juste titre de leur affaiblissement physique et moral, de la détérioration funeste de leur santé, quelques personnes se condamnent, pour y remédier, à une continence absolue. Cette conduite a été blâmée par quelques médecins. Il faut ne se sevrer que par degrés de ces plaisirs, et faire usage d’une nourriture saine, mais nullement excitante. La première, la plus importante de toutes les indications, c’est bien certainement la discontinuation des excès. Heureux celui qui renonce encore à temps à ses habitudes funestes !

La plupart des auteurs font dépendre de deux, causes les effets que nous venons de décrire. D’abord de la perte qui résulte de l’émission d’un fluide précieux, en second lieu, de la secousse de l’ébranlement cérébral que produit l’orgasme vénérien. Les anciens qui considéraient le sperme bomme provenant du cerveau et de la moelle épinière , regardaient sa perte comme la cause de tous les accidens. Les modernes (et parmi eux plus particulièrement Cabanis) considérant que la semence n’est que le produit d’une sécrétion glandulaire ordinaire, ont considéré ces effets comme dépendant de l'éréthisme nerveux. Ceux qui ont adopté l’opinion des anciens, smon surT’origine du sperme, du moins sur J es effets de serpette, s’appuient sur ce que la présence de. ce fluide dans les vésicules double les désirs et les jouissances; sur ce

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qu’elle donne un sentiment de vigueur et d’alacrité ; sur ce que les femmes n’éprouvent jamais les mêmes maux que les hommes , ou qu’elles doivent pour cela commettre des excès plus considérables, etc. Sur ce que l’homme qui copule sans éjaculer, peut fréquemment répéter ces actes sans se fatiguer, quoiqu’il éprouve de très-vives impressions , etc. Les autres ont répondu que les femmes étaient moins sensibles aux plaisirs que les hommes, et que les enfans qui n’éjaculaient pas, n’en tombaient pas moins dans la consomption, etc. Nous nous bornerons à conclure de tous ces faits, ce que l’on savait déjà, c’est-à-dire que ce n’était pas l’une de ces causes, à l’exclusion de l’autre, qui produisait ces désordres, mais bien toutes les deux simultanément*

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Effets de lu continence.

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Dans l’étatactuel de notre civilisation, nous avons rarement occasion d’observer les effets de la continence. Cependant cette occasion se présente encore de loin en loin, et les auteurs nous en ont d’ailleurs transmis quelques exemples. Comme l’excès opposé, la continence produit des effets locaux et généraux.

Les testicules se gonflent, rougissent, deviennent d’une sensibilité exquise, le moindre contact leur est douloureux, insupportable; la verge se gonfle et demeure dans une érection permanente; une douleur tensive a son siège derrière le pubis 4 a?t annonce la distension des vésicules séminales; les cordons

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