‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 162 sur 207 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

cidens syphilitiques qui surviennent par le contact des parties sexuelles; ces accidens n’ont aucun rapport avec les excès vénériens. Chez la femme, les •* phénomènes locaux les plus fréquens sont les flueurs blanches, les chutes de l utérus et du vagin, l’aménorrhée, la disménorrhée , etc.

A. ces désordres funestes nui empoisonnent l’existence, il faut ajouter le cortège bien plus nombreux des accidens généraux. Zimmermann , Tissot et autres auteurs nous fourniraient de nombreux exemples, s’il nous était permis d’en citer. Le premier s’est élevé avec son éloquence ordinaire contre l’abus de^, plaisirs de l’amour. L’individu qui se livre avec excès au coït ou à l’onanisme dont les effets sont les mêmes, soit qu’il n’ait pas atteint tout son développement, soit que l’ayant atteint, il sollicite ses organes par des excitations extraordinaires, soit qu’il ait passé l’âge de ces plaisirs, soit enfin que la faiblesse de sa constitution lui interdise ces jouissances, ne tarde pas à s’apercevoir que sa digestion est laborieuse; que lesalimens pèsent sur l’estomac, et que, mal élaborés, ils sont rejetés par les selles presque dans leur état naturel. L’appétit est nul; l’absorption intestinale est nécessairement faible, puisque la chimificalion ne s’effectue qu’imparfaitement. L’absorption interstitielle est ordinairement active; et comme la réparation est incomplète, une maigreur profonde ne tarde pas à se manifester. Il existe des palpitations fréquentes; il survient quelquefois des anévrysmes et des ruptures du cœur; le sang est séreux et peu abon-

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dant, d’où résulte la pâleur générale. La respiration est gênée, l’individu qui commet des excès, ressent des suffocations fréquentes, des douleurs sous le sternum et dans le dos, entre les épaules. La phthisie pulmonaire peut s’emparer de lui. L’exhalation cutanée est ordinairement augmentée, d’où résulte encore une nouvelle cause d’affaiblissement. La face est pâle, les lèvres sont décolorées, les yeux caves et ternes, ils laissent échapper des larmes involontaires; les pommettes sont saillantes, les tempes et les joues creuses, les ailes du nez , les oreilles sèches et froides, la peau du front est tendue et ridée prématurément. La vue est affaiblie, des nuages semblent envelopper les yeux devant lesquels voltigent mille corps imaginaires; ces organes ne peuvent rien fixer, et la cécité survient assez souvent. L’ouïe est obtuse et tourmentée par des bourdonnemens et des tintemens importuns. L’odorat, le goût, le tact perdent leur finesse et se pervertissent. Ce n’est pas seulement sur les sensations et leurs instrumens qu’exercent leurs ravages les excès dont nous parlons : le centre de perception, le cerveau partage cet état déplorable. La mémoire se perd; l’attention, sans laquelle il ne peut y avoir d’instruction, s’affaiblit et se détruit; le jugement se détériore, de là l’idiotisme acquis , la manie, la mélancolie, l’hypocondrie, l’hystérie et l’ensemble des affections neryeuses. La partie de l’encépliale qui préside aux mouvement n’est pas exempte de troubles : le tremblement des membres, les spasmes, les convulsions, la catalepsie, l’épilepsie se inani-

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