‹ Cours elementaire d'hygiene (volume 2)Chapitre 176 sur 207 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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Réglés de V Hygiène relatives aux âges.

Si les préceptes de l’hygiène sont différens suivant les constitutions , ils doivent bien plus varier encore relativement aux âges. La nourriture d’un enfant ne doit pas être celle de l’adulte, et la nourriture de celui-ci ne doit pas être la même que celle du vieillard. Les précautions qu’exige la faiblesse de l’enfant naissant, par rapport aux variations de l’air, deviennent inutiles lorsque le corps a conquis toute sa viçueur, tout son développement. Ces vérités sont si généralement établies, qu’elles sont pour ainsi dire triviales. Néanmoins leur application n’est pas tellement simple qu’il soit inutile de les exposer. Plusieurs auteurs ont même cru convenable de traiter d’une manière spéciale de l'hygiène des différens âges. De nos jours M. Salgues a écrit sur la santé des vieillards ; et l’Académie de médecine de Bordeaux a jugé avec raison que l’éducation physique des enfans était une matière assez importante pour en faire le sujet d’un concours. M. Ratier, dans un mémoire qui se distingue parla précision, la pureté et l’élégance du style, a réuni avec un discernement remarquable tout ce qu’on avait pu dire d’utile sur cet objet; et nous n’aurons rien de mieux à faire que de nous servir de

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son travail. Le mémoire de M. Ralier a élé couronné par l’Académie de Bordeaux.

PREMIÈRE DIVISION

Réglés de l'Hygiène relatives à l'enfance.

Les deux époques extrêmes de la vie nous touchent par leur faiblesse ; nous portons à l’une l'intérêt qu'inspire l'espérance ; la reconnaissance nous unit à l'autre. L’enfant entre dans la carrière qu'il promet d’gniÈçilir de ses vertus et de ses talens, le vieillard va bientôt eu sortir après avoir payé son tribut d’utilité par scs talens et ses vertus. La vie, à peine ébauchée dans la première enfance, réclame les soins les plus assidus. Les impressions reçues dans un âge aussi tendre décident du sort de l'homme pdRr le reste de ses jours. Cette importante vérité n'est pas assez connue des pareils qui voient avÊc- une indifférence coupable leurs enfans contracter une multitude d liabitudes vicieuses morales et physiques, dont par la suite ils ne pourront plus les corriger. Ils abandonnent leurs enfans à une nourrice mercenaire qui, ne portant à son élève qu’un intérêt sordide, l’expose sans cesse à l’action de causes qui doivent empoisonner son existence; soit quelle détériore sa santé en le torturant dans un maillot, soit on le nourrissant de la manière la plus économique ; soit en développant dans son cœur si facile h impressionner, des passions funestes qui l’exposeront par la suite à des dangers sans nombre.

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